Cf. 287 sqq
3. Cf. Sch. 289, ixÉXXs*. ôs xiç Nî?éXa; yuva'.xofxopipov; aiâ-fEiy, èaÔrJTt Tioiy.tXï] ^pto[AÉva;, i'va ta ;wv oùoav'wv epuXaTTwai ay^|j.a-a.
Socrate ne les aperçoivent. Sociale continue donc son invocation. Les Nuées ont disparu du théologéion et c'est un chœur invisible qui répond à la prière de Socrate (299 sqq.). Il renouvelle donc pour la troisième fois son appel, et soudain, des deux côtés à la fois, rapidement et en silence1, les Nuées entrent dans l'orchestra et la remplissent 2 toute par un défilé dansant où elles déploient leurs longs voiles gris.
Alors, devant les déesses, Socrate expose longuement à Strepsiade les principes de la physique. Les Nuées elles-mêmes vantent au nouveau venu la sagesse de leur prêtre, si bien que Strepsiade enthousiasmé se livre dans un bel élan à ce maître merveilleux. Cet air de bravoure (438-456) sert de izvXyo: à la scène en tétramètres qui précède. — Le chœur traduit son admiration pour ce prosélyte de la sophistique en une courte strophe trochaïque 3, puis, aux questions de Strepsiade, répond en précisant ses promesses de bonheur. Ce court dialogue est écrit dans le mètre dactylo-épitritique : le rythme seul trahit donc déjà une parodie. En outre, des expressions comme [xe-' èjjloj ÇrçXwTÔTaTov §iw àvÔpwTTWv cià^stç et surtout l'interrogation de Strepsiade : apa ys. wCr' â'p' kyû tcot' 2'j/ojxai ; semblent des souvenirs assez précis de doctrines qui promettent la félicité et qui offrent à leurs initiés des tableaux révélateurs. De même que la scène précédente a été considérée par certains critiques comme l'adaptation plaisante des consécrations orphiques4, de même nous avons peut-être ici le souvenir de certains rites éleusiniens. Le jeu de scène en tout cas s'imagine assez facilement : Strepsiade dans son ardeur de sacrifice est tombé à genoux : le chœur, sur un rythme ferme et sonore, le félicite et le bénit (4&7 sqq). Alors, comme en extase, Strepsiade, en chantant lui aussi, mais sur un rythme plus solennel et plus religieux, interroge les déesses (46i sqq.), et celles-ci lui répondent par des promesses dont la précision pittoresque et comique contraste avec le ton mystique sur lequel elles sont faites.
1. Le vers 327 doit correspondre à un jeu de scène; Strepsiade vient de heurter un choreute.