‹ Essai sur la composition des comédies d'AristophaneChapitre 32 sur 142 · Cf. 328, zâvroc Y«p rjôr) xatfyouai · texte numérisé non relu

Cf. 328, zâvroc Y«p rjôr) xatfyouai

3. La clausule est un vers ithyphallique précédé d'une pentapodie dactylique (très fréquente à cette place).

h. Voyez l'article d'A. Dieterich (Rhein. Mus., tome 48, fasc. 2).

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Ainsi la parodos semble composée de deux strophes dactyliques répondant à deux invocations anapestiques, puis d'une longue scène anapestique avec vityoç et ensemble lyrique servant de conclusion dernière. L'emploi du mètre anapestique peut se justifier sans doute par le caractère du chœur. Une chose pourtant choque un lecteur averti : le développement donné à cette scène en tétramètres est assez étrange pour une parodos, alors surtout que le chœur n'y joue qu'un rôle presque passif. Il est clair que l'entrée du chœur est terminée au plus tard après le vers 357. Quel nom faut-il donc donner au reste de la scène ? Elle occupe la place d'un àywv, entre la parodos et la parabase ; elle développe un thème d'àytov, la conversion de Strepsiade à de nouvelles doctrines ' : il ne faut donc pas hésiter à voir en elle un ôywv. Mais la fusion de cet àywv avec la parodos vient-elle d'un remaniement ? C'est peu probable : dire qu'il y a eu remaniement, c'est supposer qu'Aristophane avait d'abord écrit un àywv régulier commençant par un xonaxeXeuoikéç, qu'il a supprimé enui te ecs %zxxy.û.eji[LÔq et peut-être d'autres vers aussi, et rattaché à la parodos son àywv mutilé. Nous devrions alors retrouver dans le texte quelque trace de ce rapprochement artificiel de deux scènes différentes ; nous devrions avoir quelque part la sensation d'une lacune. Or, l'analyse la plus minutieuse de la scène ne nous révèle rien de semblable. Au contraire tout s'explique logiquement dans le texte traditionnel. La parodos proprement dite remplit les vers 3i4-357 : pendant cette partie de la scène, Socrate commence bien à instruire son nouveau disciple ; mais de quoi lui parle-t-il ? des Nuées qui défilent en dansant devant eux. Strepsiade alors se prosterne aux pieds des déesses et les salue (356- 357). Les danses cessent ; le coryphée prend la parole, répond au salut de Strepsiade ; puis, s'adressant à Socrate, l'assure de la protection éternelle des Nuées. C'est pour Socrate une sorte d'invitation détournée à reprendre son rôle de maître : il recommence aussitôt ses leçons. Les vers 358-363 tiennent donc la place d'un y.a-axeXejjjjLoç. Mais cette forme inusitée pour un début d'ôywv s'explique beaucoup mieux par la structure générale de la scène que par un remaniement

1. On pourrait ajouter aussi qu'elle se termine par un ensemble lyrique tout à fait analogue pour le mouvement à celui qui termine l'àywv des Guêpes, 725 sqq.

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quelconque: Socrate a commencé à instruire Strepsiade pendant la parodos même, il va continuer sur le même ton pendant Yzyûv proprement dit. Il serait choquant d'interrompre ces leçons par une (ocr(, puis de faire annoncer solennellement par le coryphée le commencement d'une scène nouvelle, alors qu'en réalité il ne s'agit que d'une scène qui se prolonge. Aristophane a marqué simplement par quelques vers du coryphée la fin de la parodos, puis ouvert aussitôt l'àywv, sans autre annonce. Nous sommes donc en droit de diviser ainsi la première partie des Nuées : 1-262, prologue ; 263-357, parodos; 358-^75, àywv.

Mais voici que cet àrywv est suivi à son tour de deux tétramètres anapestiques (/j 76-/17 7) qui, pour le ton et la forme, ont encore l'apparence d'un nouveau Y.xzyy.i\tJTij.iz. Or, ils ne précèdent pas unàywv, mais une courte scène en trimètres où Socrate ne remplira nullement le programme que vient de lui tracer le coryphée dans ces deux vers. Y aurait-il donc cette fois lacune ou interpolation ?

Il convient de se demander d'abord si le fait est exceptionnel. Or, nous trouvons justement un distique analogue dans les Oiseaux (637- 638) : deux tétramètres anapestiques du coryphée sont suivis d'une scène en trimètres. Prétendra- t-on qu'il faut les éliminer du texte? C'est inadmissible, car ils correspondent évidemment aux deux tétramètres (627-628) qui précèdent la strophe et je ne vois pas qu'on puisse supprimer ceux-là. Dira-ton qu'il y a lacune? Mais il est singulier que ce •/.xzxy.eKijrt).ô: soit alors justement suivi de la formule ordinaire xat [xr,v \ Enfin, ces deux vers précèdent, comme ceux des Nuées, une courte scène en trimètres avant la parabase et terminent un àyo'jv. Il ne faut donc pas douter de la parfaite authenticité de notre texte. Il convient de dire simplement que ces sortes d'avertissements du coryphée n'annoncent point nécessairement un àytov, mais peuvent aussi, l'àyoV/ achevé, indiquer aux spectateurs plutôt qu'aux acteurs la direction nouvelle que va suivre la pièce. Un premier point vient d'être résolu ; voici maintenant celui que traitera une autre partie de la

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