Cf. p. 11 et Cav. 498 sqq
ioi5-io5q. Ilapâ6ar.; et Trvtyoç. Le poète se plaint de l'échec des Nuées. Il a été incompris parce qu'il a cherché la nouveauté. Il supplie les Athéniens d'avoir désormais plus d'égards pour leurs poètes et de se rappeler les services que ceux-ci leur rendent en attaquant tous ceux qui perdent la cité, démagogues et sophistes.
1060-1070. 'QtSr/. Les vieillards rappellent avec orgueil et regret leur jeunesse belliqueuse.
1071-1090. 'Exi'ppvjjAa. Ils expliquent d'où leur vient leur attirail de guêpes : ils ont jadis, guêpes intrépides, défendu leurs guêpiers contre l'attaque étrangère. Ils ont vaincu et repoussé l'envahisseur et lui ont laissé dans la chair leur dard victorieux.
1091-1100. AvTwor,. Ils opposent ces exploits guerriers de leur jeunesse aux prouesses moins glorieuses des jeunes gens d'aujourd'hui qui préfèrent la rhétorique à la guerre.
1101-1121, 'AvT£x(ppY;[i.a. Ils continuent de montrer les analogies qu'ils offrent avec des guêpes, mais, cette fois, comme héliastes et non plus seulement comme Athéniens, vainqueurs des Mèdes : les tribunaux ressemblent à des guêpiers où des juges travaillent, tandis que d'autres regardent, somnolents, collés à la muraille2.
Le ton de cette parabase est assez varié. Tandis que les premiers morceaux ont tous quelque chose de ferme, de fier et de vigoureux, le dernier épirrhème ne contient que des plaisanteries. C'est une réduction exacte de la comédie entière qui, d'abord, un peu trop sérieuse peut-être, s'égaie brusquement, à la fin, d'énormes bouffonneries.
Nous devons assister maintenant à la transformation dePhilocléon. Une longue scène en trimètres, qui sert en quelque sorte de prologue à la seconde partie de la pièce, nous montre son fils l'habillant et lui donnant une leçon de maintien, d'élégance et de bon goût. Puis tous deux sortent et, pour bien séparer tout ce qui précède de la nouvelle comédie qui commence, le chœur entonne la seconde para-