‹ Essai sur la composition des comédies d'AristophaneChapitre 70 sur 142 · Cf. 726 : ttjSi rap' aÙTr)v ttjv 6sdv · texte numérisé non relu

Cf. 726 : ttjSi rap' aÙTr)v ttjv 6sdv

2. Dactylo- trochées. Cf. R. et W., p. 488. — Remarquez que les deux strophes sont construites sur le même modèle : une accumulation d'épithètes satiriques se retrouve à la même place dans la strophe et dans l'antistrophe.

3. Sur le sens de toute cette strophe, yoyez l'article que j'ai déjà cité de M. Nicole, dans les Mélanges Graux, p. i63 sqq.

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celle des Guêpes ', elle n'a pas cependant l'âpreté de celte dernière. Le ton en est au contraire plus spirituel et plus gai qu'agressif et satirique. Les attaques ne portent guère que sur des poètes et des danseurs, personnages plus ridicules qu'odieux. Il n'y a pas d'allusions politiques ; les parties de la parabase qui leur sont en général réservées, les épirrhèmes, n'existent même pas.

Trygée est redescendu sur la terre avec Théôria et Opôra. Deux scènes iambiques suivies toutes deux suivies d'un court commos nous montreront ce qu'il va faire de chacune d'elles :

/ 8i9-855. Trimetres iambiques : Opôra.

) 856-867. A. KojjLfidç».

I 868-908. Trimetres iambiques : Théôria.

\ 9O9-92I. A'. 'AvTtXO[X[J.O?.

Trygée apparaît à la parodos de gauche qu'il gravit péniblement suivi des deux courtisanes. Comme toujours, l'invraisemblance de la mise en scène est soulignée par une plaisanterie : Trygée déclare fort pénible le chemin direct de la terre au ciel 3 ! Son esclave apparaît sur le seuil de sa maison : Trygée lui confie Opôra.'

Puis, resté seul dans l'orchestra avec Théôria, il se pavane gravement4, tandis que le chœur l'admire et le flatte. A ces compliments, il répond en exagérant encore son bonheur, en chantant sa propre gloire de sauveur de la Grèce.

Son esclave ressort. Il s'apprête alors à donner Théôria au Conseil. Il demande d'abord aux spectateurs qui veut en attendant la recevoir en dépôt et la garder pour le Conseil. Mais il voit bientôt, par l'attitude de son esclave qu'il a laissé seul une minute avec Théôria, qu'il ne peut la confier à personne. Il va donc la conduire lui-même et sans tarder au Conseil. Il traverse alors l'orchestra et remet la courtisane aux membres du Conseil assis à leur place sur les gradins du théâtre*.

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