Trimètres iambiques
9~4-ioi5. Mésode : deux systèmes anapestiques.
1016-1022. Trimètres iambiques.
ioa3-io38. A'. 'Avt'.xouu.o'ç.
Le premier commos accompagne les préparatifs du sacrifice en soulignant, comme d'ordinaire, l'invraisemblance de certains procédés scéniques. On cherchait un autel ; justement il s'en trouve un devant la porte de la maison (942).
Avec l'épirrhème (956-973), les premiers rites du sacrifice s'accomplissent : on fait le tour de l'autel ; on trempe dans l'eau un tison ardent ; on asperge d'eau la tête de la victime pour qu'en secouant la tête elle semble faire un signe d'assentiment ; enfin on jette des grains d'orge à la foule et on répand l'eau lustrale avec le rceptppsevT^ptcv.
L'invocation proprement dite, qui occupe le centre de la scène, est écrite dans le mètre anapestique. Elle se compose de deux longs sys-
de M. Svoronos dans le Journal international d'archéologie et de numismatique, n° 1, 1898, et celui de M. Willems dans le Bulletin de l'Académie royale de Belgique, nos 9-10, 1901.
1. Je considère comme purement accidentelle la symétrie qu'Héliodore (voyez la scholie du v. g56) prétendait trouver entre les groupes de trimètres 922-938 et 956-973. Il faut tenir compte du sens du texte et des mouvements scéniques qu'il indique plus que du nombre des vers (qui d'ailleurs n'est pas absolument le môme dans les deux groupes).
2. Ce commos se décompose ainsi : 939, tétramètre iambo-trochaïque; 940-941, système anapestique ; 942, tétramètre iambique; 943-947, anapestes et iambes; 948-949, tétramètres iambiques; g5o-955, lélrapodies iambiques (900-954) et prosodiaque logaédique catalectique servant de clausule (cf. Ach. 84 1). Mais le vers 939 est très vraisemblablement altéré et cache un tétramètre trochaïque : voyez notre édition de la Paix, N. G., p. 118.
tèmes. Le premier (97^-992) est commencé par Trygée, continué par le coryphée, achevé par Trygée. Le second (993-1015) appartient tout entier à Trygée qui, emporté par l'ardeur de sa foi en la paix, dépasse la mesure des invocations ordinaires et se laisse aller à une improvisation d'un lyrisme plaisant où se mêlent à la fois des souhaits sérieux, des traits de satire et de parodie.
Il ne reste plus qu'à immoler la victime. Mais le chorège n'entend probablement pas payer le prix d'une brebis. Le sacrifice sera donc censé se faire dans la coulisse et l'on n'apportera ensuite dans l'orchestra que des simulacres de membres sanglants. Trygée souligne encore l'invraisemblance du procédé (1018 sqq.), tandis que son esclave rentre dans la maison avec la victime.
Alors, en dialoguant avec le chœur, Trygée prépare le bûcher, tout comme dans la strophe correspondante il préparait l'autel. Une nouvelle scène va s'ordonner autour de ce bûcher. Le sacrifice proprement dit est fini, c'est le repas du sacrifice qui va commencer.
La scène consacrée à ce repas, rapide et vive, est d'abord en trimètres. Mais l'arrivée d'un prêtre mendiant en change bientôt le rythme. L'importun veut d'abord donner des conseils sur les rites à suivre. Mais, quand il apprend que ce sacrifice est offert à la Paix, il éclate en oracles, en malédictions, et il a recours naturellement à l'hexamètre dactylique. Trygée lui répond sur le même ton et le même rythme et, par un procédé déjà noté dans les Cavaliers (1080 sqq.), ils en arrivent à vaticiner de concert en hexamètres.
1127-1190. Seconde parabase.
11 27-1 139. 'JJiBy^ l. Le chœur chante les douceurs de la paix aux champs. Quand vient la saison des pluies, le laboureur reste assis au coin du feu, buvant avec des amis.
1 i4o-i i58. 'Ew.ppr^xoi i. C'est l'époque où l'on invite le voisin à un
1 . Le premier élément est un dimètre crétique, les trois suivants sont formés d'une dipodie iambique et d'un crétique ; ii3i-ii35 sont des dimètres crétiques; enfin u36-ii3o sont des tétrapodies trochaïques (les deux dernières catalectiques). La strophe était probablement accompagnée d'une danse.