Prologue
Pisétaire et Évelpide, portant sur leur poing, l'un une corneille, l'autre un geai, apparaissent au sommet du rocher qui masque la parodos de droite3. Ils en escaladent péniblement le sommet, puis sautent dans l'orchestra. Mais là, leur embarras redouble. Un des deux oiseaux qu'ils ont pris pour les guider leur indique la direction d'un arbre isolé, probablement planté sur le rocher qui masque la parodos de gauche*. L'autre veut, au contraire, les faire redescendre par le chemin qu'ils viennent de gravir si péniblement. Des deux côtés, c'est le précipice5. lisse lamentent donc au milieu de l'orchestra. C'est toujours là le jeu de scène d'entrée qui doit piquer la curiosité du spectateur et éveiller son attention. Puis vient le récit-prologue. Il est cette fois assez habilement coupé. Une plainte d'Evelpide (v. i3 sqq.) nous apprend d'abord que la corneille et le geai ont été achetés par eux pour aller vers Térée. Un véritable récit adressé aux
i. Représentés aux Grandes Dionysies de l'année 4 1 4 - Us n'obtinrent que le second rang; le premier était donné aux Ko^asTai d'Amipsias.
a. Ils ne les fermentqu'à demi, car il ne faut pas oublier que les parodoi servaient aux spectateurs aussi bien qu'aux choreutes.