Mésode anapestique
1016-1022. Scène en trimètres.
io23-io38. Antistrophe.
1039- 11 26. Conclusion du sacrifice.
1127-1190. Seconde parabase.
H9i-i3o4. Scènes en trimètres.
i3o5-i357. Exodos.
1. Quatre tétramètres iambiques divisés en deux groupes égaux par un dimètre.
2. Quatre tétramètres anapestiques suivis d'un système. C'est le rythme ordinaire des invocations: cf. Nuées, 262 sqq., Paix, 96 sqq.
3. Prosodiaques logaédiques. Voyez notre édition de la Paix, p. 119.
L'ensemble de la composition est assez clair, mais le détail présente des particularités frappantes et qui s'expliquent toutes par l'intention très précise qu'eut le poète en composant sa comédie. Le prologue est plus long que de coutume, parce que, outre l'exposé du thème bouffon de la pièce, l'ascension de Trygée au ciel, il comporte l'exposé d'un thème allégorique qui donne à la pièce son sens et sa portée. Dans cette comédie qui est la peinture de la Grèce au commencement de ^21, tout le monde est d'accord pour saisir l'instant décisif où la guerre privée de ses meilleurs instruments ne pourra empêcher les iiommes de reconquérir la paix. Il ne s'agit donc pas de lutter comme dans les autres comédies, mais bien de travailler tous ensemble avec ardeur et persévérance. C'est pourquoi la scène de combat que nous avons vue dans les Acharniens , dans les Cavaliers, dans les Guêpes, suivre la parodos est remplacée ici par une longue scène d'action : acteurs et choreutes, tous tendent au même but et agissent de concert pour y atteindre. Et c'est pourquoi PiytM qui vient ensuite n'est pas davantage un débat, mais un exposé, un retour sur ce passé inexplicable où les hommes préféraient la guerre à la paix. Entre les deux parabases les scènes qui se succèdent n'ont point de rapport direct avec le thème principal. On conduit Opôra au bain et on remet Théôriaau conseil, on célèbre un sacrifice, on se partage les restes de la victime, tout ceci n'est fait que pour amuser le spectateur et, quoique les détails en soient vifs et spirituels, l'ensemble traîne un peu et les procédés comiques paraissent assez conventionnels. Après la seconde parabase nous revenons au vrai sujet, mais d'une façon écourtée et sèche, car le poète a perdu trop de temps et maintenant il a hâte d'achever. Malgré ces légers défauts, la Paix n'en reste pas moins une pièce extrêmement curieuse, en ce sens qu'elle est de toutes les comédies d'Aristophane celle qui semble peut-être s'éloigner le plus du type général que nous commençons à entrevoir et qu'on peut cependant y retrouver tous les éléments essentiels de la comédie et cela dans leur ordre naturel et logique ; mais l'objet très particulier que s'est proposé le poète a transformé les cadres ordinaires de la comédie, nous en révélant ainsi l'élasticité et la souplesse.
Le fond de l'orchestra représente une foret. Des rochers s'élèvent tout autour. Quelques-uns ferment les parodoi1.