‹ Essai sur la composition des comédies d'AristophaneChapitre 82 sur 142 · A(4io-4i3) = A'(4i3-4i · texte numérisé non relu

A(4io-4i3) = A'(4i3-4i

a. Dactylo-épitrites. Le dernier vers est altéré dans la strophe.

Les deux épirrhèmes sont écrits dans le même mètre, le tétramètre anapestique. Tous deux appartiennent entièrement à Pisétaire, la Huppe n'élevant la voix que pour interroger et s'exclamer, et Évelpide jouant le rôle du tiers, du bouffon. Le thème de l'épirrhème, c'est l'antique royauté des oiseaux dont Pisétaire apporte des preuves irréfutables ; le thème de l'antépirrhème, c'est le moyen à employer pour reconquérir cette royauté. Les deux ~viyrh qui s'opposent très exactement, ont pour sujet, le premier, l'abaissement actuel des oiseaux, le second, leur puissance future, les honneurs qu'on leur rendra quand ils auront reconquis leur place dans le monde, quand ils seront redevenus les souverains des hommes et des dieux.

La açpaYi'ç se présente sous une forme assez complexe. Le coryphée, en deux tétramètres anapestiques, affirme à Pisétaire que les oiseaux acceptent et soutiendront son avis. Le chœur tout entier prononce le serment1 de triompher des dieux. Enfin, le coryphée, en deux nouveaux tétramètres, remet à Pisétaire le soin de prendre une décision : c'est une sorte de y.aTay.ôAcuqxô? semblable à celui que nous avons déjà rencontré dans les Nuées (/176 sqq.) à une place analogue et qui porte moins sur la scène qui suit immédiatement que sur toute la seconde partie de la comédie.

Une courte scène en trimètres a prépare la sortie des acteurs avant la parabase : les deux Athéniens vont chez la Huppe revêtir des ailes. Mais, comme déjà ils se dirigent vers le fond de l'orchestra, le coryphée les rappelle3. Il voudrait voir Procné, la joueuse de flûte qui doit accompagner les anapestes de la parabase. Alors du taillis, Procné sort, entièrement nue4. Elle a la double flûte à la bouche. Le chœur entoure et salue celle qui lui apporte « sa douce voix ».

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