RAJEUNISSEMENT
Dans l'ordre d'idées et de faits sur lequel nous nous sommes appuyés, on marche d'accord avec les lois de la vie, et l'on n'a point à craindre de se heurter à des impossibilités. Il y a donc à espérer que d'autres plus heureux et plus habiles sauront^ en entrant dans cette voie, trouver d'autres moyens d'application, que ceux indiqués dans ce livre : c'est notre vœu le plus ardent.
Il nous reste encore une conséquence à déduire de la loi de division de la vie humaine en trois grandes périodes, l'enfance, l'âge mûr et la vieillesse; c'est la folie de ceux qui ont osé espérer d'échapper à cette inévitable progression par un brusque rajeunissement.
IV. — Dans un sens positif et absolu, celui qui nous a créés pourrait seul nous rajeunir. Il faudrait, pour cela, que la suprême sagesse consentit à renverser les lois imposées à l'espèce humaine par la volonté immuable (1). Un vieillard décrépit ne retrouvera ses facultés de quinze ans que par un double miracle : renversement des lois physiques et chimiques qui gouvernent la matière, modification dans les facultés de l'intelligence ; car un centenaire diffère d'un jeune homme par les pensées et les sensations, autant que par les rides de son front.
Il serait donc futile de s'engager dans cette voie, où l'on ne rencontrerait que des monstruosités. Le but que l'on chercherait à atteindre serait à la fois impie et dangereux. Si, par impossible, on pouvait rendre à un centenaire ses forces de vingt ans, on aurait créé un monstre dangereux aux autres et insupportable à lui-même. Car aux passions de la
(1) Quand l'homme-Dieu, pendant son court séjour parmi les hommes, a voulu prouver la divinité de sa mission, il a guéri des incurables et même ressuscité des morts, c'est-à-dire rappelé le principe dé vie dans des cadavres qui ont été ranimés par son souffle et sa volonté; mais l'Évangile ne nous dit pas qu'il ait nû^uni aucun vieillard.
Pour tirer des conséquences de cette observation, il faudrait une science théologique que je suis loin de posséder : je me borne à constater le fait.
TÎBlIesse, régoïsme, l'ayarice, TambUioDi il ajouterait la fougue des sens, la colère, la jalousie et la lubricité.
Laissons de côté ces illusions, bonnes tout au plus pour lés feuilletons des journaux ou les livrets des opéras, et considérons le rajeunissement dans un sens relatif et rabonnable.
Voici comraent il peut être entendu.
La caducité précoce, les infirmités qui résultent de la dé^ cadence accidentelle et anticipée des forces, ne sont pas des conditions nécessaires de Texistence humaine, mais de véritables maladies. Or, ces maladies, nous pensons Tavoir démontré, peuvent être combattues et guéries, et on peut également prévenir leur retour.
L'adulte qui retrouvera ainsi son énergie vitale et l'exercice d'uffê ou plusieurs de ses facultés sera rajeuni comparativement à son état antérieur.
De même dans la caducité, la prostration absolue es forces, la suppression des fonctions vitales ne sont pas des nécessités; nous pensons Tavoir démontré. Les infirmités de la vieillesse sont de véritables maladies susceptibles de traitement et de guérison , au moins dans une certaine mesure. L'octogénaire qui aura été délivré de quelque infirmité de ce genre et qui, en outre, suppléera, tous les jours, à la décadence de son énergie vitale, par une assimilation de forces extérieures, cet octogénaire, disons-nous, se retrouvera dans les conditions ordinaires d'un sexagénaire ; il pourra donc se dire rajeuni.
Y. ^— Nous ne pousserons pas plus loin ces considérations sur ïa longévité au point de vue de Tindividu, et nous terminerons ce dernier chapitre en jetant un rapide coup d^œil sur la question envisagée dans sa généralité, c'est-à-dire dans ses rapports avec l'espèce humaine.
Il est d'abord bien évident que si on augm^te le nombre des octogénaires, des nonagénaires et des centenaires, on élèvera, par cela même, la moyenne de la vie.
LA LONGÉVITÉ ET LES mSTlTUTIONS POLITIQUES. 379
Est'-ce un bien, est-ce un mai ?
La question pourrait être douteuse, aux yeux de certains économistes ; mais ce n'est ici le ,iieu de réfuter ni Malthus, ni son école.
Nous bornant donc à une appréciation de moraliste chrétien , nous Terrions un incontestable bienfait assuré aux nations qui entreraient dans la Toie que nous Tenons d'indiquer. Ce n'est point le dénombrement des multitudes qui constitue ilb grand peuple ; c'est la somme des Tolontés intelligentes, le patriotisme» l'énergie, l'amour de Tordre et du traTail, le respect des sujets pour l'autorité et le déTouement des gou- Temants à la chose publique. Sans remonter au temps des Rhamsès et des Miltiades, l'histoire moderne nous montre un peuple d'à peine quatre millions d'âmes obligé de disputer aux Tagues de l'Océan un territoire étroit et marécageux qu'il a su fertiliser, pendant que ses flottes lui assuraient un rang honorable parmi les nations et allaient fonder des cdonies puissantes dans les mers les plus lointaines, f— Ces grands résultats sont obtenus par Faction de certaines causes appelées à juste titre, en économie politique, les forces titcs d'une nation et qui sont, pour les corps sociaux, ce que sont, pour le corps humain, les forces qui président aux fonctions. — Ces forces Tives ne se manifestent que par la pensée et l'action des citoyens. Or, pour penser, comme pour agir, il faut que l'homme jouisse de l'intégralité de ses fonctions ; par conséquent, tout système qui réussira à conserTer la santé et l'énergfô Tirile d'un grand nombre d'adultes et à prolonger, chez beaucoup de Tieillards, l'époque des souTenirs et des sages conseils, augmentera notablement la somme des foA^s TiTes d'une nation.
Il y a donc un côté patriotique dans le système d'hygiène et de longéTité dont nos traTaux ont pour but de généraliser les principes ; mais, pour que cette idée puisse porter ses fruits^ il n'é^t nullement nécessaire que les gouTcrnements s'en emparent et en fassent une question d'administration.
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Personne ne peut songer à leur demander d'ouvrir des bureaux de distribution d'or potable sur la place publique. Ce serait une folie ridicule et qui pourrait offrir quelques dangers. Toute l'action gouvernementale, en fait d'hygiène, doit se borner à écarter, autant que possible, les causes d'infection et de mortalité, à assurer aux malades pauvres des soins et des remèdes, à l'ouvrier valide du travail, la soupe aux choux et la tranquillité.
Henri IV avait plus d'ambition ; il voulait lui donner la poule au pot. Grâce au progrès de nos innombrables sociétés, ce vœu est devenu une utopie impossible : nos modernes bureaux de charité s'estiment heureux quand ils peuvent distribuer un pain par semaine à une famille pauvre. — Mais nous le répétons, en ce qui touche la conservation de la santé publique et la prolongation de la vie des citoyens, l'action gouvernementale ne peut être que relative et indirecte, et il y aurait seulement è supplier les gouvernements de s'abstenir, dans leur politique, de certaines tendances destructives de la vie humaine et contraires aux lois qui lui ont été tracées par la suprême sagesse.
Ici^, nous devons exprimer toute notre pensée.
Si, parmi nos nations modernes, les centenaires sont des exceptions rares, si la durée de la vie commune n'est pas ce qu'elle devrait être, il faut en accuser principalement les mœurs publiques et les institutions politiques.
Personne n'ignore l'influence des mœurs et des habitudes sur la santé et, par -conséquent, sur la durée de la vie. Les moralistes ont souvent traité cette question. Nous n'essaierons pas de la rajeunir, et nous nous bornerons à déduire une seule conséquence des principes résumés dans ce chapitre.
Le maintien de la santé, le complet développement. des forces de l'homme exigeraient, pour l'enfance, des systèmes d'éducation et d'instruction totalement opposés aux nôtres ; pour l'âge adulte, un équilibre constant entre l'exercice des facultés physiques, instinctives et intellectuelles, et nos mœurs
surexcitent constamment la brutale satisfaction des appétits instinctifs, en même temps que nos périodiques révolutions entretiennent, dans toutes les classes de la société, des inquiétudes et une agitation fébrile. Il faudrait, à la vieillesse, une existence douce mais honorée, qui la rattachât à la vie active par la direction de la famille et l'autorité des conseils ; mais nos mœurs ont une tendance tous les jours plus prononcée à isoler le vieillard dans un cercle d'interdiction.
Que l'on ne vienne plus maintenant s'étonner de la brièveté de la vie, en déplorer les souffrances et les infirmités ; les causes de ces maux rentrent dans le libre arbitre de tous et de chacun, et elles agissent avec encore plus d'intensité quand elles sont secondées par les institutions.
Comment s'y prend la politique pour aider à la conservation de la vie des hommes ?
Il faudrait d'abord, nous l'avons démontré, prolonger l'enfance autant que possible^ et toutes nos institutions politiques et administratives tendent à F abréger. La loi permet aune jeune fille de quinze ans de quitter sa poupée, pour remplir les devoirs de la maternité ; à dix-huit ans, on est soldat, ou, si les chances du sort vous ont libéré, on peut devenir père de famille. Étes-vous sans fortune et la vingtième année a-t-ellc surpris votre fils avant qu'il fût bachelier ou surnuméraire dans quelque administration, toutes les carrières lui sont fermées. Pour éviter un tel malheur, les parents sont forcés de livrer leurs enfants, dès Tâge de neuf à dix ans, aux travaux forcés des collèges. Là, l'université s*en empare et torture, sous une masse d'équations et de problèmes, d'arides théories physiques et chimiques, leurs jeunes imaginations, qui demanderaient seulement à être dirigées dans les formes du langage et T exercice du jugement. G'est-ainsi que l'on obtient des bacheliers de quinze ans, brevetés bien plus savants que ne l'étaient Newton, Leibnitz et Bossuet. C'est le progrès, dit-on; magnifique progrès, auquel on doit les fruits secs, ces automates vivants qui périront à trente ou
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quarante ans, sans avoir laissé derrière eus ni une bonne action, ni une féconde pensée. Plusieurs, il faut le reconnaitre, résistent à cette terrible épreuve ; mais pour en sortir étiolés et déjà atteints du germe des affections chroniques qui feront un supplice de leur ftge mûr et aboutiront à une décrépitude anticipée. Voilà ce que font les institutions pour la jeunesse des classes intelligentes. Uenfance des classes pauvres est-elle mieux traitée ? Deux faits répondent à cette interrogation : les efforts de la législation pour améliorer le sort des enfants de fabrique ; l'émigration des paysans vers les villes.
Quant à Tàge adulte, nous venons de le dire, on y use la vie par une fiévreuse ambition, non pas seulement des grandeurs et Au pouvoir, mais des jouissances du luxe; et la politique de presque tous les gouvernements encourage cette fâcheuse tendance. Nos modernes institutions ont pour but de développer outre mesure la production et la consommation des œuvres de l'industrie, mais elles n'assurent point dans on juste équilibre, le développement progressif de la production agricole. Cependant partout on a défriché ; même aux dépens des forêts, ces réservoirs de la salubrité publique, où venait se purifier l'air nécessaire à nos poumons, et qui thésaurisaient, pendant r hiver, les neiges et les pluies pour conserver à Tété le bienfait des sources rafraîchissantes. Comment se fait-il qu'avec ces immenses défrichements, la plupart des Etats de l'Europe soient obligés de demander leur pain aux savanes de l'Amérique, aux steppes de la mer Noire, aux sables de rÉgypte? 11 y a là un difficile problème dont la solution mériterait d'occuper un congrès d'hommes d'État, car il touche à la haute politique.
Les gouvernements considèrent la protection de la vie des citoyens, comme leur premier devoir : qu'un Français ou un Anglais soit assassiné chez les sauvages d'Océanie, ou chez les barbares de Turquie, aussitôt la vapeur accourt, les canons sont pointés, des réparations sont exigées et obtenues. C'est fort bien; mais la conservation de la vie de tous n'est-
elle pas oo devoir du même ordre et plus important encore?
hes gouvernements, nous le répétons, ne peuvent guère întervenirdirectement pour la conservation-de la santé et la prolongation des vies individuelles, mais ils devraient s'abstenir des mesures qui empoisonnent et abrègent l'existence. Jamais, dans les débats législatifs, on n*a considéré les lois à ce point de vue ; il a cependant bien son importance.
Ces considérations et d'autres encore que nous supprimons, pour éviter une trop longue excursion dans le domaine de la politique, démontrent, ce nous semble, combien est négative, nuisible même, à certains égards, l'action des gouvernements en ce qui touche la conservation de la vie des adultes; examinons si elle serait un peu plus protectrice de la vieillesse.
Le respect dû aux vieillards était une des bases de la légishtion des peuples qui nous ont précédés dans l'histoire : chez presque tous^ il existait un conseil de vieillards investi d'une haute autorité ; et le modèle de cette institution se retrouve dans la législation dont Moïse fut chercher l'inspiration en présence de Dieu lui-même. Les Romains donnèrent à ce conseil le nom de sénat, dérivant de senex.
Les nattons modernes ont conservé le nom, mais en supprimant la vieillesse comme un rouage inutile. Nos institutions politiques et administratives ne s'occupent des vieillards, que pour les exclure de toutes les fonctions publiques et les condamner à l'isolement et à la nullité. Un général âgé de 65 ans, sans infirmités, pourrait encore rendre d'utiles services ; son expérience et sa sagesse tempéreraient, dans beaucoup d'occasions, la fougue des jeunes colonels, des bouillants brigadiers ; n'importe, il a atteint la limite d'âge, on léchasse de l'armée. De même, pour un magistrat, pour un administrateur ; on les met à l'écart, sans s'inquiéter s'ils emportent avec eux ces traditions de la jurisprudence et des affaires, si utiles pour en assurer la régulière et prudente administration.
Mais ce général, ce magistrat, cet administrateur dont vous
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brisez les habitudes, qui vous dit que vous n'abrégez pas son existence? Eu effet, à cet âge où la vie ne se soutient plus que par des habitudes et des souvenirs, où la faculté de juger et d'apprécier survit à la décadence des fonctions locomotrices, il est nécessaire, pour conserver l'équilibre des mouvements vitaux, d'exercer modérément les facultés qui subsistent encore. Quelle occupation convenable à son âge pourrait trouver ce vieux serviteur de TÉtat frappé d'une incapacité légale ? Ira-t-il mendier un emploi dans une administration particulière, ou bien viendra-t-il, brouillon fâcheux et mécontent, s*ingérer, entre ses neveux et ses enfants, dans la gestion active des intérêts de famille? Comment ses cheveux blancs pourraient-ils réclamer deTautorité et du respect, quand la loi a déclaré que celui qui les porte n'est plus bon à rien?
On concevait une législation assurant une retraite dans les cas d'intirmités qui empêchent de remplir les devoirs imposés aux fonctionnaires publics ; celui qui en profitait, n'avait plus besoin que de soins et de repos. Mais, faire de Tâge une incapacité légale,c'est méconnaître la loi divine qui a gravé au fond du cœur de Thomme le respect des cheveux blancs, c'est outrager l'humanité, en abrégeant des existences dont il faudrait, au contraire, s'étudier à conserver le flambeau ; c'est violer le devoir le plus sacré des gouvernements, celui de protéger la vie de toutes les classes de citoyens.
Si les nations de l'Europe veulent devenir grandes et fortes, dans la véritable acception de ce mot, si elles aspirent à dominer, par la supériorité d'une civilisation chrétienne, les peuples barbares qui couvrent encore les vastes régions de quatre parties du globe, il faut qu'elles fassent entrer dans leur politique tous les principes qui assurent aux hon^mes le complet développement des facultés physiques et intellectuelles; et, pour atteindre ce grand résultat, les gouvernements auront à se préoccuper, dans la limite de leurs attributions, de tout ce qui aide à vivre et par conséquent aussi de la conservation de la santé : arriver, en un mot, à l'amélioration de
rhamanité par le déreloppement des forces indiyiduelles.
Nous tennineroos ces géoéraliiés par quelques lignes déjà imprimées- en d845> et quî>peiit-dtre, quiqze ansplustardi ont encore quelque à-propos. .
Les chefs des sociétés modernes doifent s'efforcer de" les diriger dans- tes voies d'ainéliorations morales plutôt que ma-^ témelles, ftiute ^de^quoi, ils risqoent devioir Ja direction suprême leur échapper ^ur tomber aux maibs des tribuns du peuple. . : ' •
Dépuis plusieurs années déjà, l'on a remarqué la tendance des qùestâons politiques à devenir questions sociales : si les gouvernement» veulent conjurer les orages qui s'amoncellent de toutes parts, qu^ls sachent oomprendre et accomplir toute l'étendue de leur-mission.' . ; .> .i
Déveli^eri l'intelligence des peuples, éclairer leuv raison, satisfaire à leurs instincts moraux et religieux, autant; qu'à leurs besoins matériels,. tels sont les premiers pas à faire vers la conservation de la vie dans un sens absolu, et général. Sous ce rapport, les gouvernements peuvent pratiquer Thygiène de longévité.
Les applications de notre système rentrent donc, à certains égards, dans le domaine de la politique *, et au point de vue des besoins matériels, on peut les résumer en quelques lignes.
Assurer la nourriture du peuple, en dirigeant les recherches des savants et l'activité des industriels vers la production des substances alimentaires ; mettre des bornes au travail abrutissant de certaines manufactures, rétablir et conserver l'égalité des climats en replantant les forêts, assainir les grandes villes, par des appareils de purification de l'air atmosphérique ; enfin, demander à la science, si elle ne pourrait pas faire arriver dans toutes les habitations l'air vital, la chaleur et la lumière^ par un procédé aussi simple que celui qui, aujourd'hui, nous apporte le gaz combustible.
L'espoir de faciliter la solution de ces questions importantes, en appelant sur leur utilité l'attention de tous les hom-
iS
piés intelligents, a encouragé l'auteur de cet essai à le soumettre aux savants : il est surtout soutenu par la conyiction d*ayoir, autant qu il était en lui, rempli un devoir envers son créateur et ses semblables. .
: On a beaucoup parlé des droits de Thomme : le citoyen peut en réclamer, si les lois de son pays lui en accordent ; mais Têtre humain n*a que des facultés, des besoms et des devoirs.
Jeté sur cette terre pour vivre, c'est-à-dire penser et agir, il doit remplir sa mission.
Le maître suprême de toutes choses lui eh à accordé les moyens. Il a des yeux pour voir, des mains pour saisir, une raison pour étudier: la matière se meut autour de lui, prête à varier ses combinaisons au gré de la volonté humaine.
C'est dans la méditation profonde de ces grandes vérités, que se trouve le secret de la vie. Ce secret ne sera jamais Complètement révélé ; mais il est permis à notre intelligence de soulever, de temps en temps, un coin du voile mystérieux qui lé récouvre.