CONSIDÉRATIONS
GHIMIQDSS ET THÉRAPEUTIQUES.
Les théories ;exposées àms cet ouvrage indiquent assez t^ondhre des idées qui ont inspîvé les formules que nous allons soumettre aux juges compétents.
Ces formules devaient répondre à une double indication: aider à la conservation de la santé^^en entretenant l'équilibre des fonctions ; rétablir cet équilibre^ alors qu'il est troublé par la maladie.
De ik, ont dû résulter nécessairement des complications dans les applications pratiques ; il a fallu se ménager quelque variété dans l'emploi des moyens ; mais Tidée thérapeutique se reproduit sous toutes les formes.
. Fficiliter les fonctions des organes cérébraux par une lente assimilation des phosphates ; celles des muqueuses, par des benzoates ; aider la digestion par des amers et des stimulants légers ; les sécrétions, par des diaphorétiques et des diurétiques ; employer enfin, pour véhicules, des substances riches en carbone et qui , . par conséquent, fourniront un aliment à la coipbustion vitale et entretiendront la force calorique : telle a été la pensée qui a présidé à toutes nos formules.
Quand il s'est si'agi de (iombattredes prédispositions, ou même doi. lutter contre des affections chroniques^ il a fallu associer à ces bases des siU)stances plus énergiques encore, user de toutes les. ressources de la tnatière médicale et du laboratoire, sans jftmais perdre de tue le but à atteindre : aider la force conservatrice, par l'assimilation des forces interposées entre les molécules des médicaments; rétablir l'équilibre des fonctions troublées, en substituant aux habitudes anormales des organes des habitudes rendues normales et maintenues par l'usage quotidien du médicament qui stimule ou modère la fonction troublée.
De cet ordre d'idées^ de cette complication dans les effets à obtenir simultanément^ ont dù^ nécessairement, résulter des formules compliquées, des poudres et des élixirs composés d'un grand nombre de substances.
Ce retour vers la polypharmacie est en opposition directe aux systèmes qui ont prévalu depuis un demi-siècle, en fait de matière médicale ; mais il est la conséquence logique de nos doctrines.
Plusieurs fois, déjà, nous avons eu Toccasion de nous élever contre la tendance de Técole moderne à trop simplifier les médicaments : tendance qui, soit dit en passant, rapproche la médecine officielle de celle des homœopathes, contre lesquels les facultés et les académies s'élèvent avec tant de violence : les homœopathes, en effet, n'administrent jamais qu'un seul médi* cament à la fois, ou plutôt le simulacre d'un médicament.
Mais ce ne sont pas seulement des inconséquences, que l'on rencontre dans cette voie de prétendue simplification; plus on s'y enfonce, plus on s'éloigne des principes immuables de la science médicale qui établissent, dans le plus grand nombre des cas, la complication des causes et des éléments morbides, ainsi que la diversité des troubles fonctionnels. Gomment la thérapeutique, qui a pour but de lutter contre ces complications, pourrait-elle espérer de réussir, si elle n'avait pas à sa disposition toutes les richesses de la matière médicale, et si elle ne savait pas s'en servir pour former des combinaisons pharmaceutiques appropriées aux affections complexes qu'il s'agit de guérir ? Là où le médecin aura à traiter une maladie simple , par exemple, une fièvre tierce sans complications, on comprend qu'il essaye de la guérir avec un médicament simple, tel que le sulfate de quinine ; et encore, souvent, sera-t-il obligé d'ajouter, à sa pilule ou à sa potion, quelque drogue destinée à en assurer la tolérance ; mais quand le malade présente les symptômes de l'un de ces états complexes si fréquents dans la pratique, la logique du bon sens n'indique-t-elle pas une médication composée ?
Dans ces cas, répond l'école du purisme médical, nous combattrons successivement chacun des éléments morbides dont se compose la maladie, par un seul agent thérapeutique ; et, après