UNIMENT BROMURE
Pr. Bromure de potasse 2,00 gr.
Sulfate d'atropine 0,05
Iiécoction de laitues 100,00
Blanc d'œuf N« J .
Dissolvez à froid.
L'idée première de cette formule est empruntée au savant traité de MM. Trousseau et Pidoux; ouvrage indispensable à tous ceux qui veulent pratiquer la médecine , mais qui ne doit faire oublier ni celui d'Alibert ni celui d'Hufeland.
Après avoir soulagé la douleur locale^ il conviendra de s'occuper de Tétat général du malade, et presque toujours la médication interne sera nécessaire.
Si la fièvre est peu intense^ l'agitation générale médiocre^ les pilules suivantes suffiront.
Pr. Poudre anti-podagrique i gr.
Thériaque de Venise 2
Faites 20 pilules, à prendre de deux en deux heures.
Si les symptômes indiquent l'utilité d'un calmant plus énergique,, on substituerait, dans ces pilules^ la masse pilulaire de cynoglosse à la thériaque; mais nous proscrivons, de toute l'énergie de nos convictions, les préparations à base de colchique, dont le moindre inconvénient est de prédisposer aux métastases goutteuses.
Les opiacés n'offrent pas ce danger, et les embarras gastriques qu'ils laissent après eux, céderont, dans les cas qui nous occupent, à quelques pincées de nos poudres administrées dans la décoction de pissenlit ou de chiendent.
Il est bien entendu que si la fièvre est très-intense et si elle est caractérisée par des redoublements périodiques, il faudra re-
TRAITEMENTS ANTI-PODAGRIQUES. 439
courir au quinquina et^dans ces cas^nous indiquerons la formule suivante :
Pr. Extrait alcoolique de quinquina l gr.
Pondre anti-podagrique t
Faites 20 pilales, à prendre .toutes les deux heures.
Il ne nous reste plus qu'à dire quelques mots des métastases goutteuses sur les viscères; car il faut nous ranger parmi les petits esprits qui croient à Texistence de ces redoutables accidents.
Commençons d'abord par faire observer que l'usage de nos poudres ne peut contribuer à amener ces irritations. Leur composition en sera une garantie pour toutes les personnes un peu familières avec la matière médicale. Il y a plus^ il semble^ par la manière dont agissent ces poudres sur les goutteux^ qu'elles doivent aider puissamment à prévenir les métastases viscérales. En eifet^ dans les cas mêmes où ces poudres ne réussissent pas à dégager les articulations' ou à prévenir totalement le retour des attaques, au moins elles rétablissent les fonctions dont le trouble amène les irritations organiques qui constituent ces graves accidents.
Mais si le cas venait à se présenter, que faire ?
Ici nous pensons que notre thérapeutique pourrait être fort Utile.
On ferait immédiatement, surTépigastre et des deux côtés du rachis, des frictions avec notre topique anti-névralgique, et Ton administrerait à Tintérieur quelques tasses de tilleul édulcoré avec le sirop d'éther et aromatisé avec 8 à 10 gouttes de notre or potable.
Enfin nous terminerons ces conseils sur le traitement des affections podagriques, par la formule d'un liniment résolutif qui pourra être utile dans les cas où notre baume anti-rhumatismal serait insuffisant à rétablir le jeu des articulations.