‹ Essai sur la conservation de la vieChapitre 32 sur 146 · IV. Action dynamique des médicaments. — V. Médication · texte numérisé non relu

IV. Action dynamique des médicaments. — V. Médication

PROPBTLACTIQUE.

1. — Le noti?eau*Dé sortant des entrailles de sa mère est déjà animé de Fétincelle de irie, en même temps que ses organes recèlent le germe^ de la mort qui, tôt ou tard, séparera rétre immatériel et immortel de son enveloppe terrestre. Notre vie d'ici-bas n'est donc qu'une lutte constante entre deux forces opposées qui semblent, elles-mêmes^ participer de la double nature de l'homme. D'un côté, l'élément morbi* fique^ obéissant à quelque connexité mystérieuse des lois générales de la nature, tend sans cesse à ramener les atomes matériels de nos corps dans ce grand mouvement de décomposition et d'agrégation qui est la vie universelle de notre globe, de l'autre, la force vitale agit continuellement sur les organes pour la conservation de cette union intime de l'âme, de l'instinct et de la matière, qui constitue à la fois le fait et le mystère de notre existence. Ces deux principes sont euxmêmes sans cesse sollicités par des forces qui agissent sur Thomme, soit dans le sens de sa conservation, soit dans celui de sa destruction. Le premier mouvement vital est occasionné par la première aspiration d'oxygène atmosphérique et, peq^dant tout le reste de notre vie, la circulation du sang qui entretient le jeu de tous nos organes, est elle-même entretenue

par un air pur ; mais aussi, l'air peut nous apporter et nous apporte souvent des principes de maladie et de mort. Il en est de même de Télectricité, du calorique, ces grands agents de la vie universelle qui sont tour à tour, pour Thomme, principes de conservation et causes de destruction : enfin, en ne considérant que les forces pures, n'est-il pas incontestable que les causes morales ont une influence réelle sur la santé et la maladie et qu'elles suffisent quelquefois pour occasionner la mort?

C'est donc dans l'étude des forces qu'il faut chercher le secret de la conservation de la vie. Nous allons glaner dans ce champ si souvent labouré par la pensée humaine ; mais avant de nous élever aux forces pures, il est peut-être plus logique de jeter un coup d'oeil sur l'application la plus vulgaire et la plus élémentaire des forces naturelles à la santé des hommes^ c'est-à-dire les substances médicamenteuses. Cette marche est conforme à la réalité des faits. A côté du premier malade, il s'est trouvé une main amie, qui a cueilli des simples pour le guérir.

Quelquefois le médicament est salutaire, quelquefois aussi il est nuisible; et, ici encore nous retrouvons l'antagonisme des principes de vie et de mort. Mais l'action salutaire ou nuisible des substances médicamenteuses sur le corps humain, est un fait ; et les faits n'ont pas besoin d'être démontrés. Les complications et les obscurités ne commencent que lorsque l'on veut remonter aux causes premières et en tirer des conséquences. Essayons cependant d'éclaircir quelques-unes des difficultés de ces questions de pharmacie et de thérapeutique ; la science ne peut qu'y gagner. Ce ne sont pas les faits isolés qui lui manquent, mais peut-être ne sont-ils pas toujours rapprochés lesHins des autres, dans un ordre logique qui permette de suivre Tenchainement des efiets et des causes. ^ 11 semble, au premier coup d'œil, que c'est à la chimie qu'il faudrait demander l'explication de tous les phénomènes qui accompagnent les médications, et cependant la chimie pure

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