Le paranthine ou scapolitei. C'est dans la beUjB
* M. Ramond en a vu de semblables dans le granité de Heas. Voyages au Mont-Perdu, pag. 239.
i36 in* PARTIE. DESCRIPTION DES TERRAINS, collection de minéraux de M. Picot de Lapeyroiise que j'ai tu le paranthine provenant des Pyrénées* Ce savant l'avait apporté des montagnes granitiques à^Aigueelu$e ( gorge latérale de la vallée de Bastan au sud-est de Baréges)^ où il l'avait trouvé parmi les éboulements granitiques dont cette gorge sauvage et déserte est jonchée. Ce minéral , dont la couleur est blanc-jaunâtre , est cristallisé , et se rapporte à la variété périoctaédre de M. Haûy. Les cristaux sont très longs , réunis en faisceaux , qui y entrelacés confusément les uns dans les autres , forment un groupe irrégulier sur un granité à petits grains. Il parait que ce minéral s'est trouvé dans une cavité de la roche.
6. La prenithe. Ce minéral a été trouvé aussi par M. Picot de Lapeyrouse, auprès de l'étang de Léou, au nord de Baréges. Â juger par les échantillons qu'il a eu la complaisance de me montrer , cette substance est tantôt disséminée au milieu du granité , tantôt en petits cristaux agrégés en forme de gerbe sur les parois des fissures de cette roche.
7. La chlorite.Le talc et la chlorite, soit mêlés avec le mica , soit prenant sa place, sont si communs dans cette roche , que je crois superflu d'indiquer des localités; il parait même que le granité des Pyrénées se distingue des autres, et notam* ment de ceux des pays septentrionaux, parce que le mica passe presque généralement à l'état de talc.
d. Le fer oligiste ou spéculaire. J'ai remarqué du
TERRAINS PRIMITIFS. Gnmùe. iZ^
fer olîgiste disséminé, et en petites veines , dans le granité de la Quore , et au pied de la Roquê de Balam, au fond de la vallée de Betmale, petite vallée latérale de celle de Castillion; de Tarascon; de la montagne de Mener et de Parletlo, dans la vUllée de la Cinca ou de Bielsa^ en Aragon; de Heas , au sud-est de la Chapelle , etc. , etc.
9. Le fer sulfuré ordinaire et le fer sulfuré ferrifere. Ces deux variétés du fer sulfuré se trouvent fréquemment disséminées, et en petits rognons, dans les montagnes granitiques , comme^à \z,Maladeita^ iiupart de Clarabide^ Bagnères-de-Luchon ^ etc.
10. Le zinc sulfuré. J'ai trouvé cette substance disséminée en petits grains dans le granité extrêmement ferrugineux qui borde le ruisseau du Nabesch^ au village de Lacour dans la vaUée\du Sallat.
u.Le graphite. Ce minéral se rencontre à plusieurs endroits dans le granité. Il y est tantôt disséminé en paillettes fines , tantôt , et plus souvent, implanté en rognons et eli masses très considérables.
Dans les montagnes du Labourd aux environs de Mendionde, principalement au nord-ouest de Ler tAttrron et au sud de Maccaye, à la montagne ^'Orsavia, on le trouve si abondant dans le granité , qu'il parait quelquefois être en parties égales avecle mica. Il y est presque toujours lainelleux , ^t se rapporte à la variété dont je donnerai la des- ^^ription dans le §. 66. On en trouve encore dans
i38 III* PARTIE. DESCRIPTION DES TERRAINS.
le granité du jjûrt de la Quore de BetmaU^ii Tendroît nommé le Tald*Jlo$.
On trouve le graphite en nids et rognons asseï considérables dans la vallée de Suc, dans plusieurs montagnes, comme au Tauzal d'Escourgat, au Pis de la Tronque, aa Tal Redon , au lac d'Jrbu, etc. A tous ces endroits il n'est pas bien pur; il est mêlé de talc , de pyrites , de quarz , de feldspath, et même de tourmaline, quoique rarement. Le plus beau que j'ai vu dans les Pyrénées est à la montagne deBarbarisia, au nord du port deSahm\ dans V Aragon. Il s'y trouve en gros rognons , et même en couches, dans un granité à gros grains; il est d'une si grande pureté qu'on pourrait s'eo servir avantageusement pour en fabriquer des crayons d'une qualité supérieure. L'existence indubitable du graphite dans le granité prouve doue l'ancienneté du carbone , qui dans l'époque intermédiaire et secondaire joue un rôle si important.
lîr^^aïït'^'^ §. 65. Les nombreuses fissures qui traversent si souvent le granité en tous sens affectent fréquemment, et même sur des étendues très considérables, un parallélisme frappant et trompeur , qui empêche de reconnaître d'une manière précise la stratification de, cette roche , si toutefois elle existe réel-
» Le port de Sahun est un col très élevé sur le rameau de montagnes qui sépare la vallée de l'Essera ou de Benasque , de celle de Gistain. Le graphite de Barbarisia est employé dans le pay5 par les charpentiers ; on le connak sous le nom de lapis ou ^^^ plomoy dans tous les environs de Benasque.
TERRAINS PRIMITIFS. Granite. iSg
lemeot. CepeDdant lorsque le granité piend une tenture schisteuse ^ et qu'il passe ainsi 2iu gneiss^ non seulement il est très bien stratifié , mais même la direction de ses strates est facile à déterminer. Les strates sont communément très épais ; cepen*dant, à Mendionde et à plusieui's autres endroits du pays de Labourd^ on observe du granité ^lîvisé en strates fort distincts , qui n'ont que 5 ou 6 pouces d'épaisseur. Leur direction est en général de l'est sud-est à l'ouest nord - ouest , comme celle de toutes les roches des Pyrénées. (Voyez §. 48.)
§. 66. Le granité des Pyrénées se distingue encore couchei de celui des autres pays par la quantité et la va- 'né^g^âT riété des couches, soit particulières, soit étran- granité, gères , qui lui sont intercalées \ Il y en amême parmi elles qui, quoique fort rares datis cette roche en d'antres contrées , y sont pouitant très communes dans les Pyrénées*
Voici les roches que j'y ai observées.
i. Gneiss. Cette roche, quoique fort répandue dans les Pyrénées , n'y constitue cependant
> J'entends par couches particulières de minéraux , celles qui se rencontrent habituellement dans une certaine roche , comme par exemple le calcaire , l'amphibole grenue, etc. , dans le schiste argileux primitif, et celles qui par leur nature présentent de l'analogie avec la roche qui les renferme elle-même , comme^ par exemple, des couches de gneiss, de quarz^ de feldspath, etc., intercalées dans le granité. J'emploie au contraire l'expression couches étrangères pour désigner des couches de minéraux qui ne se trouvent que fort rarement dans une certaine roche.
i4o IIP PARTIE. DESCRIPTION DES TERRAINS.
pas une formatioD iodépendaiite, comme on Tobserve dans beaucoup d'autres terrains primitifs, et notamment dans le nord de l'Europe. Au contraire, elle y est toujours plus ou moins subordonnée au granité. Il est vrai qu'on trouve du gneiss qui, à lui seul, semble former des montagnes assez considérables ; mais , en l'examinant avec plus d'attention, non seulement on reconnaît les rapports les plus intimes entre cette roche et le granité , mais on trouve aussi des couches de granité qui sont intercalées dans cette roche , et qui la recouvrent ou en sont recouvertes indistinctement. Ainsi les montagnes qui bordent la vallée de Soulan , depuis sa jonction avec celle du Sallat jusqu'à deux heures au-dessus du village de Saint^Martiriy sont presque toutes composées d'un granité si micacé etsouventsi pauvre en feldspath , qu'il se rapproche du schiste micacé. On croirait au premier abord que cette roche , vu sa grande étendue, y forme un terrain particulier ; mais, en examinant bien toute la contrée, on trouve que cette roche devient en beaucoup d'endroits un granité bien caractérisé , et qu'elle forme un seul et même système de formation avec le granité qui sépare la vallée de Soulan de celle d*Ercej et que la formation de ces deux roches appartient à un seul et même période.
Le gneiss ne présente pas toujours des masses aussi considérables ; il alterne même avec le granité en couches extrêmement minces, et si rapprochées qu'il forme un granité veiné. Ces couches sont fré-
TERRAINS PRIMITIFS. Granité. 141
quemment plissées et courbées de la manière la plus bizarre ; et les feuillets mêmes du gneiss présentent aussi à leur tour de petites ondes et des ïigzags très irréguliers. On en rencontre de nom* breux exemples dans les vallées de la Garonne , à^Arraus de Hea$, à'Estaubé^ de Barégesy etc. , etc. , et dans les montagnes granitiques du Labourd.
Tantôt le granité passe insensiblement à l'état de gneiss , tantôt ce changement se fait de la manière la plus brusque.
Je ne puis passer sous silence la manière singulière dont le gneiss se trouve dans le granité du Crabiolesj du pic Quairat, de la Penne de Montarqué ^ de la Coumme de la Becque^ des Sptjobs, etc. , auprès du porl d'Oo. Que l'on se représente d'énormes fragments anguleux d'un gneiss très micacé , de plus de 100 toises cubes de volume, implantés de distance en distance dans un granité à grains de moyenne grosseur, de manière que la direction et l'inclinaison des feuillets sont les mêmes dans toutes ces parties isolées, on aura une idée juste de la disposition de ces masses, mais non pas de leur origine.
Il est absolument impossible de le^ considérer comme de véritables fragments de montagnes de gneiss détruites. 11 faudrait supposer que ces énormes masses ont été transportées sur le faite de la chaîne à une élévation de plus de.iSoo toises , et que, lors de leur dépôt au milieu dû granité, elles se seraient arrangées symétriquement, de manière
i49 IIP PARTIE, DESCRIPTION DBS TERRAINS, (pie Icis strates de chacune d'elles auraient été parfaitement parallèles et correspondants aux strates des autres masses ; hypothèse absurde et entièrement inadmissible*
Au reste, même en écartant Timpossibilité d'une semblable origine, on cesse bientôt d'y aroir recours lorsque l'on examine la montagne avec plus d'attention. Les passages fréquents que Ton observe entre le gneiss et le granité , les couches de granité qui sont quelquefois intercalées dans ces masses extraordinaires de gneiss, font Toir évidemment que celles-ci sont contemporaines avec le granité qui les enveloppe. Elles sont le résultat d'un trouble ou changement du mode de cristallisation , survenu partiellement dans la dissolution , de laquelle les éléments du granité se sont précipités ; j'ai dit par- MelUment , parce que, s'il avait été universel, il aurait produit des couches étendues, et non pas des amas isolés. Ce trouble n'a été peut-être autre chose qu'une plus grande précipitation du mica ; car ce minéral domine dans cette roche , et on sait qu'il occasione une texture schisteuse partout où il est surabondant.
Quoique le gneiss soit contemporain dans les Pyrénées avec le granité, on ne peut pas pourtant méconnaître que la formation de cette roche appartient en général à la dernière période de celle du granité; car, en examinant ces montagnes , ou trouvera que le granité qui occupe le centre , ou , si je puis dire , le noyau d'une protubérance ou
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vaste masse de granité , est généralement très ho« mogène , et exempt de couches de gneiss et de schiste micacé ; mais que ces roches se rencontrent à Tordinaire vers le toit du granité, c'est-à-dire dans la partie formée la dernière.
Od a vu que le mica était très souvent talqueux dans le granité ; il présente également le même caractère dans le gneiss; et il m'a paru aussi qu'en général le granité du centre d'une protubérance était moins talqueux que celui de l'extérieur*
2. Schiste micacé. Le schiste micacé se trouve aussi intercalé en couches dans le granité, mais bien plus rarement que la roche précédente. On doit aussi, dans ce gisement, le considérer comme UDC anomalie du granité, provenant d'une surabondance accidentelle du mica. On trouve de sem* blablcs couches près d'Ax^ vallée de VArriége; à la montagne de la Tasso, vallée de Vicde$$o$; au laci'Arbuj à la Pitjue de Très Seignous, vallée de Sue; à Saint-Mamet^ et dans la gorge de Burbe , radiée de Luchon; à la montagne de Camplong^ dans la vallée de Heas , etc. , etc. A la montagne de Miner, dans la vallée de Cinca en Aragon , j'ai ^u sur le chemin , et à une heure avant d'arriver à la mine de fer qu'on y exploite pour la forge de BitUa , une couche de schiste micacé passant au schiste argileux 9 de deux toises d'épaisseur, renfermant des cristaux de macle. Des bbcs détachés de la même roche se rencontrent dans la montagne de Par/etro dans la même vallée , et il est pro-
i44. in* PARTIE. DESCRIPTION DES TERRAINS, bable que la couche de la montagne de Mener s'étend jusqu'ici.
3. Quarz. Des couches de quarz pur se rencontrent assez souTent dans le granité des Pyrénées, mais elles sont ordinairement minces et peu étendues.
4* Feldspath, Dans les montagnes du Labourd, comme aux environs de Mendionde, de Mac^ caye, de Louhoussoua^ etc., j'ai remarqué dans le granité beaucoup de couches de feldspath décomposé, dont l'épaisseur n'excédait guère quinze pouces.
5. Calcaire. Une des particularités les plus remarquables que l'on observe dans le terrain primitif des Pyrénées, est sans doute l'interposition de couches calcaires dans le granité. Ce gisement du calcaire primitif, si rare dans d'autres pays , se présente en plusieurs endroits des Pyrénées , dont j'indiquerai avec quelque* détail les principaux.
Le premier est sur le versant méridional du port d'Ooy à environ vingt pas à l'est du plus grand de deux lacs situés sur un petit plateau que mon guide espagnol appelait la plaine de Montera , et qui est au-dessous de la sommité du port. On y observe une couche de calcaire grenu, à très gros grains, dont la direction est de l'est sud-est à l'ouest nord-ouest , par conséquent parallèle à la direction des autres roches des Pyrénées, et à celle de toute la chaîne. Son inclination m'a paru être environ de cinquante degrés au sud , et son épaisseur
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de sept à huit pieds. Le granité dans lequel elle est intercalée est en grande partie de la variété décrite au §. 60.
Plus haut, sur la même montagne, à peu de distance de la sommité du Port, j'ai trouvé , parmi les débris granitiques dont cette partie de la montagne est jonchée , des blocs d'un très grand volume d'un calcaire grenu, blanc grisâtre, ou gris de cendre , et même noirâtre, renfermant des couches de grenat et d'épidote de trois ou quatre pouces d'épaisseur, et quelques cristaux d'amphibole noire. La couleur des variétés noires du calcaire m'a paru provenir, d'un mélange intime de graphite*. Je n'ai pas pu découvrir le gîte duquel ces blocs entêté détachés; mais ni la texture du calcaire, ni la disposition du grenat et de l'épidote, ne permettent de supposer que ces blocs appartiennent à quelques filons ; toutes les montagnes qui environnent et qui dominent ce lieu sont granitiques ; et , outre qu'ils se trouvent très près du faite, leurs arêtes sont trop bien conservées pour supposer qu'ils y aient été transportés de loin.
Plusieurs couches calcaires alternant avec le granité s'observent encore à peu de distance de la mine de fer que l'on extrait dans les montagnes de Mener j dans la vallée de Cinca ou de Bielsa , en Aragon. Le rocher est à découvert sur une étendue assez considérable pour bien observer ce gisement. Ces couches ont depuis trois jusqu'à six pieds d'épaisseur. Le calcaire qui les compose est en général
i4G IIP PARTIE. DESCRIPTION DBS TERRAINS, à petits grains , qui quelquefois deviennent si fins que la roche paraît être compacte ; du grenat communément amorphe, du quarz, du mica et du talc, y sont fréquemment disséminés. Le granité qui les renferme est à petits grains et peu cristallin.
J'ai observé également, dans la vallée de Baré^ ge$ , deux couches calcaires dans le granité. L'une est à environ 1 5o pas au-dessus de Gèdre , sur le chemin de Gavarnie ; et l'autre tout près à l'ouest de Gavarnie f un peu à la gauche du sentier qui conduit aux pâturages des montagnes à'Ossouè. A ces deux endroits , le calcaire est blanc , peu grisâtre , et à très gros grains. Le granité qui renferme le calcaire à Gavarnie prend déjà une texture schisteuse '•
Mais la plus belle couche calcaire que je connaisse dans le granité est dans les montagnes du Labourd. Elle mérite que nous nous y arrêtions un moment.
Le calcaire qui la compose est d'un blanc grisâtre ou jaunâtre , très cristallin , et à gros grains. Il exhale en le frottant , mieux encore en le brisant, une forte odeur d'hydro-sulfure. Réduit en poudre
* M. Palassou a observé le premier ce calcaire de Gavarnie , et il l'a décrit dans son ouvrage, publié en 177a- 11 le regardait comme primitif; mais û n'osait encore , à cette époque, le prononcer affirmativement^ craignant d'attaquer l'opinion mise en avant par Bufibn , et alors généralement adoptée , que tous les calcaires étaient dus à des détritus de tesucés marins. Pag. i63.
TER&AINS PRIMITIFS. Granité. 147
et jeté sur des charbons ardents 9 il donne une lueur phosphorique yive » d'un jaune rougeâtre* Il est accompagné de plusieurs substances ntinérales, dont la plus commune , en même temps la plus remarquable , est une jolie yariété de graphite. Ce minéral est disséminé dans toute la couche en petites paillettes très nombreuses, qui, lorsqu'elles sont très rapprochées les unes des autres , forment des feuillets qui font prendre à ce calcaire une texture imparfaitement schisteuse. Lorsque ces paillettes sont plus grandes, on peut mieux reconoaitre leur structure; on observe alors qu'elles sont ordinairement rondes , et qu'il y en a beaucoup qui tendent à prendre une forme régulière , qui est le prisme hexaèdre régulier, dont la hauteur est fort petite par rapport à sa largeur. Leur cassure est parfaitement lamelleuse , parallèlement aux bases de l'hexaèdre ; avec un canif on peut aisément fendre ces paillettes en lames extrêmement miuces et parfaitement flexibles ; leur éclat est d'un brillant métallique très vif. Ce graphite se rapporte donc à la variété lamelliforme et primitive de M. Haùy.
Ce calcaire renferme encore , outre le graphite , mais en petite quantité , du talc lamelleux , souvent d'un beau vert d'émeraude , du mica argentin , de l'amphibole blanche et soyeuse , de la chaux fluatée violette , de l'hématite rouge , et du fer sulfuré , quelquefois cristallisé en dodécaèdre.
L'étendue de cette couche est très considérable.
i48 IIP PARTIE. DESCRIPTION DES TERRAINS. Je l'ai suivie sur une longueur de quatre lieues ; savoir^ depuis le village d'Itzassou, à Tentrée delà vallée de Baigorry, jusqu'au village de HelletU, sur la route de Saint-Jean-Pied^&'Port à Bayonne. Sa direc* tion est à peu près de l'ouest nord-ouest à Test sudest, inclinant sous un angle d'environ 20 degrés au nord. Son épaisseur est fort considérable; elle m'a paru être de i5 toises dans la grande carrière de pierre à chaux que Ton y a ouverte auprès du village de Loukoussoa. Elle parait être divisée en strates de 3 à 5 pieds d'épaisseur , et renferme à un petit nombre d'endroits des couches minces et peu étendues de granité et de gneiss.
Le granité dans lequel cette vaste couche est intercalée est tantôt à petits grains , tantôt à grains de moyenne grosseur , et il passe assez souvent à l'état de gneiss. La variété globuleuse décrite dans le §. 61 lui sert de toit dans la carrière de pierre à chaux de la petite montagne nommée Moine- Mendia, près de Hellette. Le graphite lamelliforme est aussi disséminé dans tout le granité de cette contrée.
J'ai trouvé encore d'autres couches calcaires dans cette roche; mais, comme leur gisement n'est pas aussi facile à bien observer, je n'enpa^ ferai pas , d'autant plus que les exemples cités suffisent pour constater l'existence du calcaire dans le granité des Pyrénées.
6. Roches trappéennes : telles que Vamphibole grenue, entre la maison de Garras et le village de
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Mendiondcj dans le ci-deyant Labourd ; du grun^tein commun^ à Tarascorii yallée de VArriege ; auprès du lac d^Estom , dans la gorge de Lutour , yaliée de Cauterez ; à Lekhurrun , dans le Labourd ^ etc. ; du grunstein schisteux , entre Sengoaignet et Couledoux^ dans la vallée du Ger, etc.