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Et le fer oxidé fibreux

Le fer oxîdé ( mine de fer rouge ) qui se distingue du fer hydraté par ses caractères extérieurs , et par sa composition chimique ' n'a été trouvé jusqu'à présent que rarement mêlé avec ce dernier sur le même gîte. Mais dans la couche de mine de fer de la montagne deRancié, il s'associe fréquem- . ment et en grande abondance avec le fer hydraté.

, \jtfirexidé comprend toutes les mines de fer dont la poussière est rouge ^ et qui n'agissent pas sur l'aiguille magnëtique, et le^r kydreUé toutes celles dont \dk poussière est jaune et brune. La couleurde la poussière forme le caractère extérieur le plus tranchant entre ces deux espèces, mais même la couleur des 'parties nonpidvérisëeset leur degré de dureté^ distinguent encore suffisamment l'une de l'autre. Dans le fer oxidé la couleur dominante est le rouge tirant fréquemment sur le gris d'acier. Mais dans le fer hydraté, c'est le brun et le jaune. En comparant en outre les variétés de Pune avec celles qui lui sont analogues dans l'autre ( comme le fer oxidé compacte avec le 1er hydraté compacte , l'hématite rouge avec l'hématite brune, etc.), on remarque que les variétés de fer oxidé sont en général plus dures que les variétés correspondantes du fer hydraté. Ces deux espèces se distinguent enicore par leur composition chimique. Car diaprés les expériences analytiques de M, d'Aubuisson, auquel on est redevable des connaissances exactes que l'on a actuellement de la nature de ce minerai, le fer hydraté est essentiellement composé de pcroxide de fer et d'eau, dans le rapport de 85 à 1 5, tandis que le fer bxidé ordinaire, ou le minerai à poussière rouge est dupcroxide pur ou wièlé accidentellement avec différentes terres et en pro> portions variables mais ne contenant point d'eau. M. d'Aubuisson . a consigné les recherches qu'il a entreprises sur le fer hydrate dans un mémoire extrêmement intéressant , inséré dans le Journal des Mines , n* 168, pag. 413.

L'hématite rouge est plus commune que le fer oxidé compacte. Elle recouvre ordinalremeiit les mamelons de l'hématite brune ou fer hydraté fibreux , en forme de croûtes dont l'épaisseur varie de quelques lignes à deux pouces. Je possède plusieurs échantillons de ce minerai , dans lesquels on observe même une alternative de couches d'hématite brune et rouge , sans que l'on puisse reconnaître un passage de l'une tle ces espèces à l'autre ; au contraire, ces différentes croûtes ou couches sont toujours séparées par une fissure très fine , et ont si peu d'adhérence mutuelle qu'un faible coup de marteau suffit pour les séparer.

L'hématite rouge est ordinairement d'une couleur qui tient le milieu entre le rouge de cerise foncé et le gris d'acier. Elle est à fibres très fines , mais en général moins longues que celles de l'hématite brune , et sa raclure est toujours d'un beau rouge de sang.

Le minerai compacte est de la même couleur ainsi que sa raclure ; il est communément grenu à très petits grainsi 'Il n'est pas aussi commun que l'hématite, cependant on ne trouve guère l'un sans l'autre , et le minerai compacte sert de support à l'hématite partout où celle-ci ne repose pas immédiatement sur le fer hydraté fibreux.

5. Le fer apathique. Ce mmerai se rencontre toujours dans le fer hydraté compacte , soit en petits grains , en rognon^ ou sous forme de veines , soit en grandes masses , espèces d'amas ou cou-

356 IIP PARTIE. DESCRIPTION DES TERRAINS, ches courtes et épaisses. Il est toujours de couleur très brune et à l'état de décomposition.

6. Le fer otigiste écailleux ou fer micacé. On le trouve quelquefois en rognons , dans le fer hydraté compacte, et en petits filons dans le fer spath ique.

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