Grè$ êchisteuXf et
4* Poudingue.
Ces quatre roches ont tant d'analogie entre elles , qu'on peut les considérer comme des yariétés d'une même espèce , dont le type serait le grès rouge proprement dit.
Gré* rouge §• 171. Le grès rouge proprement dit est d'un propremcn ^^^g^ brunâtre clair, formé de petits fragments quarzeux , mêlé de paillettes de mica , ordinairement argentin , agglutinés par un ciment argileux rouge.
La couleur rouge qui caractérise ce grès est due uniquement à l'oxide de fer de son ciment , comme on le voit très distinctement lorsque les grains de quarz sont assez volumineux pour pouvoir en reconnaître la cassure fraîche.
L'aspect argentin que Icsmica présente communément dans le grès rouge et jdans toutes les roches postérieures à sa formation , est sans doute • le résultat de son altération ; car lorsque cette substance est d'une formation contemporaine à celle de la roche qui la renferme , et quand elle est à l'état de parfaite fraîcheur , elle ne présente que bien rarement ce caractère.
Le grès rouge de la vallée de Baigorry, et celui de la montagne d' Aureousse entre la vallée d'Aure et celle de Campan renferment souvent de petits grains d une substance terreuse blanchâtre , que je présume être du feldspath décomposé.
T£ARAINS SECONDAIRES. Gr^s rouge. 4a5
On remarque quelquefois que le grès rouge ordinaire est parsemé d'une multitude de petites cavités arrondies remplies d'une ocre de fer jaune, qui, à la surface des rochers, étant entraînée parles eaux , laisse ces cavités vides et donne à la roche un aspect poreux.
Le grès rouge contient presque toujours des parties calcaires , qui , quoique trop fines pour être distinguées à Tœil , se font reconnaître par l'effervescence qu'elles produisent avec l'acide nitrique.
Le grès rouge à petits grains est la variété la plus commune. Elle se rencontre dans toutes les contrées où le terrain de grès rouge existe. Cette roche fournit une excellente pierre de construction; elle supporte parfaitement la taille et ne s'altère pas à l'air. On l'emploie pour cet usage dans toute la vallée de Baigorry, et dans les environs de SU'Jean-Pied-de^Port; on en fabrique des auges , des jambages de fenêtres et de portes, des marches d'escaliers, etc.
§. 172. Le gri$ blanc est d'un blanc grisâtre ou Grèibianc^ Jaunâtre^ rarement verdâtre, à petits graint quar^ zeux mêlés de paillettes de mica argentin , et ag-^ glutinés par un ciment argileux blanchâtre.
Ce grès est plus rare que le précédent, duquel il se distingue uniquement par sa couleur blanchâtre qui est due à l'absence de l'oxide de fer dans le ciment. Quand on ne l'observe pas en place , il est presque impossible de reconnaître qu'il appartienne
4a6 IIP PARTIE. DESCRIPTION DES TERRAINS, au terrain de grès rouge. On le trouve , en couches épaisses intercalées dans le grès rouge ordinaire, au sud de Castelnau de Durban ; dans le yallon dit Bastideco - Erreca ; au-dessous à'Othi^ coren; aux Aldudes ^ et dans d'autres endroits de la vallée de Baigorry.
Qrès §. 1 73. Le grès schisteux est d'un rouge bru-
nâtre, à feuillets minces et droits , composé d'un sable quarzeux fin , et de paillettes de ndca argentin , agglutinés par un ciment argileux rouge.
Le grès schisteux se laisse souvent fendre en dalles grandes , minces et parfaitement planes. Il est ordinairement d'un grain plus fin que le grès rouge et le grès blanc, et un peu plus abondant en mica. On en trouve très souvent dont les parties constituantes sont si fines, que la cassure en travers s'approche de la cassure terreuse.
La structure schisteuse de cette roche me parait être due plutôt à son mode de formation, qu'à la présence du mica, qui n'y est pas en quantité suflBsante pour pouvoir la rendre schisteuse. Je crois donc que ses parties constituantes, étant à l'état d'une grande ténuité, se sont précipitées du fluide qui les tenait suspendues, d'une manière plus lente que celles du grès ordinaire , dont la précipitation doit avoir été plus rapide , à cause du volume plus considérable des parties.
Le grès schisteux forme toujours des couches très épaisses intercalées dans le grès rouge ordinairç.
TERRAINS SECONDAIRES. Gf^s rouge. 4^7 U est extrêmement commun : on le rencontre dans toutes les contrées des Pyrénées , où on observe le terrain de grès rouge.
Aux environs de Bielsa^ dans la vallée de la Cinca, le grès schisteux est plus commun que le grès rouge proprement dit.
§. 174- Le poudingue dugrèt r(?tt^e est formé de Pondiogue gros fragments arrondis y de granité, de schiste g^ès rouge. micacé quarzeux, de quarz compacte ^ de homstein^ de schiste siliceux et de calcaire compacte; leur grosseur varie depuis quelques lignes jusqu'à huit pouces de diamètre. Ils sont agglutinés par un ciment argileux, sablonneux, chargé d'oxyde de fer rouge.
Le poudingue de la montagne à'Arriette , et de Boustancelhay^ dans la vallée de Baigorry, renferme souvent des gros galets de fer oxydé compacte et de fer oligiste.
Cette roche se distingue du grès rouge uniquement par la grosseur de ses parties composantes. Elle est toujours subordonnée au grès rouge ordinaire, dans lequel elle forme des couches très épaisses.
On remarque ordinairement un passage d'une de ces roches' à l'autre , mais quelquefois ce passage n'existe point , et on voit le grès le plus fin succéder au poudingue le plus grossier.
Le poudingue se trouve principalement dans la partie ancienne , ou dans les cquches inférieures
4a8 IIP PARTIE. DESCRIPTION DES TERRAINS, de ce terrain, dans la valiée de Baigorry. C'est presque toujours une puissante couche de poudingue , qui repose immédiatement sur les roches de transition.
La vallée de Baigorry n'est pas la seule contrée des Pyrénées dans laquelle on observe ce poudingue ; on le trouve également dans la petite vallée de Barillos; dans le quartier de montagne dit la Lary^ au nord de Termîtage de Notre-Dame de Pinède; dans la région supérieure de la vallée d'Ossau et dans celle de Laurkibarre.
Le poudingue forme des masses considérables dans la partie supérieure de la vallée de Saule ; car les montagnes composées de galets , liées par un gluten , que M. Palassou a observées dans les environs de Larrau et de Saint- Engrace\ font partie du terrain de grès rouge.
Couches g. 1^5. Les seules couches étrangères que j'ai ob- . servées dans le terrain de grès rouge sont les couches calcaires. Elles ont depuis quatre jusqu'à vingt pieds d'épaisseur, et sont formées par un calcaire compacte à pâte très fine , à cassure écailleuse , d'un gris de cendre ou de fumée foncé , et traversé en tous sens par de petits filons de ^path calcaire, sali souvent d'ocre de fer*
Ces couches ne sont pas fréquentes ; on en trouve hBidarray^ à la montagne d'Ustelleguy , à celles de Java 9 d'Arradoy^ etc.
I ^ssai sur la minéralogie, eic, pag. 4i et 44^
TERRAINS SECONDAIRES. Grès rougs. 4^)9 §. 1 76. Les diverses roches qui constituent le Minéraux terrain de grès rouge ne renferment aucuns mi- •^«"«ïenteis. néraux étrangers à leur composition , sinon quelques pyrites sulfureuses , de petites parties de fer hydraté et de pyrite de cuivre.
§. 177. Le terrain de grès rouge contient un MincrtM petit nombre de substances métalliques. Je n'y ai * *^" ** observé que des minerais de fer et de cuivre.
Le fer se rencontre à l'état de fer spathique» et forme toujours des filons. Le filon le plus considérable de ce minerai se trouve sur la pente occidentale de la montagne à'Ustelleguy dans la vallée de Baigorry. Sa direction est du nord au sud , et son inclinaison d'environ 8o* à l'est. Celle du grès rouge est de l'ouest-nord-ouest à l'est-sud-est , et l'inclinaison de So"" au sud-sud-ouest. La puissance de ce filon varie depuis deux pieds jusqu'à trois toises. Il consiste uniquement en fer spathique qui contient quelquefois une très petite quantité de cuivre pyriteux disséminé en parties fines. Des fragments . anguleux de grès rouge sont fréquemment empâtés dans le fer spathique; accident remarquable, qui suffirait , indépendamment de tous les autres caractères , pour prouver que le gîte de ce minerai n'est point une couche , mais un véritable filon. Les poches ou cavités naturelles que l'on rencontre dans ce minerai sont toujours tapissées de beaux cristaux lenticulaires de fer spathique , accompagnés quelquefois de prismes de quarz d'une trans-
45o IIP PARTIE. DESCRIPTION DES TERRAINS, parence parfaite. Le fer spathique du grès rouge A'Ustellegujr n'est point bruni et altéré comme celui des autres terrains des Pyrénées ; au contraire , il est naturellement d'un blanc jaunâtre clair, et ce n est qu'après avoir été exposé pendant un temps considérable à l'influence de l'atmosphère qu'il prend une teinte brunâtre ou rougeâtre. Ce mine- - rai a été exploité pour le compte de la forge d'JBcheaux et de celle dite de la Fonderie, où on le travaillait d'après la méthode catalane, ou, pour parler plus exactement, d'après la méthode catalane biscaïenne; on en obtenait un fer d'une excellente • qualité.
Il y a encore d'autres filons de fer spathique, non seulement dans la montagne d'Ustelleguy j mais aussi dans d'autres parties de la vallée de Baigorry. Ils sont beaucoup moins puissants, quoique présentant d'ailleurs les mêmes phénomènes géognostiques.
Le cuivre se rencontre en très petite quantité dans ce terrain. Il est communément à l'état pyriteux. On le trouve non seulement disséminé dans le grès rouge, comme il a été dit (§. 176.) , mais aussi dans de petits filons quarzeux dont la formation paraît très peu postérieure à celle de la roche, comme on l'observe vers la sommité de la montagne de Java.
Filons S* *7^' C'est ici le lieu de faire mention d'un
s^uifotéc* accident particulier que le terrain de grès rcipe
TERRAINS SECONDAIRES. Gr^s rouge. 43 1 des Pyrénées présente, et qui est d'autant plus remarquable qu'il a été observé également dan^ le terrain de grès rouge de quelques autres pays. Ce sont des filons de baryte sulfatée^ laminaire , d'un blanc jaunâtre , qui se trouvent , soit dans le grès rouge proprement dit (§• i7i.)5 soit dans le grès schisteux (§. 173.). Cette baryte sulfatée est ordinairement pure , rarement accompagnée d'un peu de cuivre carbonate bleu et vert pulvérulent et d'ocre de fer. L'épaisseur de ces filons varie depuis quelques lignes jusqu'à dix-huit pouces : ils ne s'étendent pas loin en longueur et profondeur ; mais il y en a toujours plusieurs ensemble à peu de distance les uns des autres, et ils s'entrelacent et se croisent sous divers angles.
Ces filons de baryte sulfatée dans le grès rouge se rencontrent en beaucoup d'endroits de la vallée de Baigorry. Je citerai entre autres la montagne de Hausa, celle d'Ustelleguy ^ le vallon de GaUa-- Gorrico-Erreca j la montagne de Jara^ les environs du village de Borshirietta ^ etc.
On en observe également dans les basses montagnes de grès rouge au siid de Castelnaude Durban. Les filons y sont plus épais que ceux de Baigorry, et contiennent du cuivre carbonate pulvérulent et de l'ocre de fer.
Enfin, du côté de l'Espagne, le grès rouge des environs de Bielsa^ dans la vallée de la Cinca^ m'a offert ce même phénomène.
432 IIP PARTIE. DESCaiPTION DBSTEKEAINÇ.
Foêsiics. g. l 'jg. Le grès rouge parait être très pauvre en fossiles. Je n'y ai trouvé qu'une seule coquille bivalve semblable à une chamite , engagée dans un calcaire compacte , qui forme une couche puissante dans le grès schisteux du vallon de Galza-- Gorrico-Erreca^ entre la montagne à'U$ielleguyti le village de Bidarray.
Ancienneté §• i8o. Le grès rouge repose inunédiatement da terrain sur Ic tcrram de transition , ou , quand celui-ci grès rouge, manque , sur le terrain primitif.
La superposition du grès rouge sur les roches intermédiaires peut être très bien observée dans plusieurs contrées des Pyrénées , principalement dans les montagnes de Baigorry et celles de Cize , où cette superposition est si évidente qu'il ne peut rester aucun doute sur le gisement relatif des deux terrains.
Ainsi » en montant la montagne de Haussa par les quartiers de Harrigorry^ à'ispehi , de Boustan-' cellay, A*Arrietta^ en un mot en montant vers le faite des montagnes qui séparent la vallée de Baigorry de celle de Bastariy on voit distinctement la superposition du grès rouge sur le schiste argileux de transition. La roche , qui repose immédiatement sur le schiste argileux , est un poudingue à gros fragments arrondis. Ces deux rochers s'inclinent sous un angle de 20 à 30"* à l'ouest , et leurs strates sont ainsi parallèles entre eux. Cependant, ce parallélisme n'est qu'acciden-
TERRAINS SECONDAIRES. Grès rouge. 435 tel , car à peu de distance au nord et au nord-est de ces montagnes , le grès rouge de la montagne à'Vsiellegui et de celle de Jarra , n'est point parallèle au schiste argileux qui lui sert de base du côté du bassin d*Ossez et de la vallée de Cize.
À la montagne à*Auréousso , au sud-ouest de Sarancolifij le grès rouge repose immédiatement sur le calcaire de transition; mais les broussailles^ le gazon et les éboulis de roches , ne permettent pas de bien reconnaître le point de contact entre les deux roches.
A l'ouest de Cierp^ à Tentrée de Isl vallée de Lu-chofif le grès rouge s'étend également sur le schiste argileux , sur le calcaire de transition , et sur le calcaire primitif.
La contrée la plus intéressante pour l'étude du gisement du grès rouge , est la partie supérieure de la vallée de la Cinca. Là , à une demi-lieue au sud de Bielsa, le schiste argileux de tiransition forme le sol de la vallée , et ses strates s'inclinent sous un angle d'environ 70* au sud. Le grès rouge lui est immédiatement superposé, en constituant le pied des montagnes qui bordent la vallée, et ses strates s'inclinent seulement au sud , sous un angle de 4o''- Mais ce même grès , en s'étendant vers le faîte de la chaîne centrale, quitte le terrain de transition à peu de distance au-dessus deBielsa^ pour s'appuyer sur le granité qui constitue en grande partie les montagnes situées au nord de cette ville. En allant de Bieisa au port du même
4 4 !*!• PARTIE. DESCUIPTION DES TERRAINS, nom, on remarque à gauche des pics élevés , isolés et escarpés , dont la sommité seule est formée de grès rouge ^ tandis que tout le reste est du granité. Le grès rouge produit ici un effet très singulier par le contraste de sa couleur d'un brun rougeâtre foncé , avec le gris clair du granité. On ne l'observe pas au-dessous d'une élévation considérable , et il n'y a que les pics granitiques qui s'élèvent jusqu'à cette hauteur qui soient couronnés de cette roche, les autres qui ne l'atteignent pas en sont complètement privés. Ce fait curieux prouve d une manière bien évidente que le grès rouge a été originairemtent beaucoup plus répandu dans cette contrée qu'il ne Veèt aujourd'hui, par suite d'une dégradation considérable qu'il a subie comme toutes les autres roches des Pyrénées*
La vallée de la Cinca n'est pas la seule contrée dans laquelle on peut observer U superposition du terrain du grès rouge à la fois sur les roches intermédiaires et sur les roches primitives. Ce même phénomène se présente également dans la partie supérieure de la vallée de Gistain.
Les faits que je viens de rapporter conduisent nécessairement à conclure que le grès rouge est d'une formation antérieure à celle des autres roches secondaires, mais postérieure à celle du terrain de transition , et qu'il recouvre ce terrain en stratification non parallèle.
DîBpoûtion S. 181 . Le terrain de grès rouge se rencontre sur
daterrainde • *j v ^
grèsrooge. les dcux versauts de la chaîne des Pyrénées. Celui
TERRAINS SECONDAIRES. G/v*roM^<f. 435 du versant méridional forme une bande assez continue qui^ depuis la vallée de la Cin^, jusqu'à rOcéan, est peu éloignée du faîte de la chaîne centrale 9 et même l'atteint en plusieurs endroits. Les troubles de la guerre m'ont empêché de m'assurer si ce terrain existe dans la partie de l'Espagne , située entre la vallée de l'Essera et la Méditerranée; mais il est très vraisemblable qu'il constitue une partie des montagnes de la région inférieure des vallées espagnoles. Car déjà dans la vallée de l'Es^ sera , le grès rouge est déjà bien éloigné du faite de la chaîne centrale , et d'après les observations de M. Cordier, cette roche se trouve auprès de la montagne de sel de Cardona '.
Le grès rouge du versant septentrional ne présente pas^ à beaucoup près , la même continuité; on ne le rencontre qu'en masses isolées, situées sur les chaînons de montagnes qui séparent les vallées les unes des autres. A l'exception d'un petit nombre d'endroits de la Basse-Mavarre, je ne l'ai jamais trouvé dans le sol des vallées françaises , circonstance remarquable qui tient au peu d'épaisseur de ce terrain. Cette disposition prouve d'une manière évidente qu'il a recouvert originairement tout le versant septentrional , en constituant une couche d'environ 3oo à 5oo pieds d'épaisseur , mais que cette couche de grès rouge a été en grande partie détruite par l'excavation des vallées.
* Annales des Mines, vol. 4 > p^g- i^^-
436 IIP PARTIE. DESCRIPTION DES TERRAINS. Hauteor §. iSs. Le grès rouge atteint sa plus grande atteint, hauteur à la montagne de la Lary ^ peu éloignée
du Mont' Perdu y sur laquelle on le trouye à une
élévation d'environ 1 1 oo toises. Ce grès appartient
à la bande méridionale.
Son étendue; §. 1 83. Comme le terrain de grès rouge se trouve
lieux .
oùiise sur les deux versants des Pyrénées, j'indiquerai en premier lieu les contrées du Versant septentrional dans lesquelles je l'ai observé , et ensuite celles du côté de l'Espagne.
Je n'ai pas remarqué de grès rouge, dans la vallée du Teekj dans celle de la Téta^ ni dans la partie supérieure de la vallée de l'Aude. Je doute même que des recherches ultérieures le fassent jamais découvrir dans ces contrées qui paraissent avoir été plus sujettes à des révolutions et à des dégradations que les autres parties des Pyrénées, révolutions qui ont fait disparaître les roches supérieures , plus exposées à leur action destructive, et qui ont mis à découvert les roches primitives, lesquelles en effet dominent dans le Confient^ et dans le Haiit^Roussillon. Quant à la vallée de l'Aude, il est très possible que le grès rouge existe dans sa région inférieure au nord de Quillan^ région que je n'ai pas eu occasion de visiter.
Le premier dépôt de grès rouge que j'aie rencontré à l'ouest de la vallée de l'Aude, se trouve au sud de Castelnau de Durban; il s'étend de l'estsud-està l'ouest-nord-ouest, jusqu'à une petite
TERRAINS SECONDAIRES. Gr^s rouge. 437 lieue en deçà de St.-^irons. Il recouvre la pente septentrionale du petit chaînon de montagnes qui sépare le vallon de Rivemei de celui du Baup , et dont Textrémité occidentale porte le nom de montagne de Garié. Ce grès repose vers le sud sur le calcaire de transition , qui constitue la masse prin^ cipale de ce chaînon.
A Touest de la montagne de Garié , le terrain de grès rouge est interrompu sur une étendue de près de deux lieues par l'excavation de la vallée du Sallat, et de celle de Casiillon; mais on le retrouve dans cette dernière en deux endroits, savoir à la montagne de Larrau^ dont il forme le sommet , étant superposé au schiste argileux de transition , et aux environs à'jigert et de Balaguer. Le grès rouge à^Agert se trouve exactement sur le prolongement de la ligne de direction de celui de Garié^ el il n'est séparé du grès de la montagne de Larratiy que par le large vallon nommé la Vallongue ou Belbngue.
Dans la vallée du Ger^ située à l'ouest de celle de Casiillon je n'ai pas pu observer le grès rouge en place; néanmoins les blocs détachés de grès rouge ordinaire et de poudingues, tous anguleux et à vives arêtes , que l'on trouve en allant de Couledoux à St'Béat par le Col de Mendé, indiquent que ce terrain doit exister dans les montagnes qui séparent la vallée du Ger de celle de la Garonne; mais la végétation empêche dans ces lieux de bier^ reconnaître la structure du sol.
A Touest du Col de Mendé, on rencontre le ter* rain de grès rouge sur la sommité des montagnes situées entre Cierp et Svrt, dans la vallée de la Barousse. 11 y repose à la fois sur des roches primitives et sur des roches de transition ( §. i8o. ), jet s'étend, de là, jusqu'au valbn de Bareilles, où il est surperposé au granité, comme on l'observe entre le village de Gèdre et le Port de Peyrehitte.
Au nord-nord-ouest de ce vallou , le grès rouge forme un dépôt considérable sur le chaînon de montagnes qui sépare la vallée d^Aure de celle de Campan; il y constitue la montagne d'Aureousso, située à deux petites lieues à l'ouest-sud-ouest de jSarancolin. Ce grès repose immédiatement sur le calcaire de transition qui a fourni les beaux marbres connus sous les noms de marbre de Campan et de marbre de Sarancolin ( §. 1 5 1 . )
A l'ouest de la vallée de Campan^ le grès rouge parait manquer sur une étendue considérable; au moins je ne l'ai retrouvé que dans la haute région de la vallée d'Ossau. Il constitue les sommités des pics qui s'élèvent à l'ouest de la plaine de Bios et qui sont limitrophes entre la valiée d*Ossau et celle à!Aspe. Depuis la vallée d'Ossau le terrain de grès rouge s'étend sans interruption sensible jusques au delà de la vallée de Baigorry, étant constamment supporté par le terrain de transition. Il atteiqt déjà le faite de la chaîne centrale à peu de distance à l'ouest du Col des Moines^ en se confondant ainsi avec la bande méridionale de grès
TEURAINS SECONDAIRES. Grès rouge. 459
rouge, et cotistitije les sommités de la plupart des montagnes dans lesquelles la vallée d*Aspe , et celles Ae Soute, de Laurhibare et de Cize prennent naissance. Cependant, d^knslava//^^ de Soûle, les roches de ce terrain descendent en queliques endroits jusqu'au sol de la vallée; telles sont les montagnes de poudingues, observées par M. Palassou dans les environs de Su^Engrace et de Larrau *.
Ce même poudingue et le grès schisteux se rencontrent abondamment dans la partie supérieure de la vallée de Laurhibare.
Le grès rouge est très répandu dans les environs de Saint-^ean^Pied-^e-Port. Il y constitue les montagnes d'^rra^f^?/ et de £u5(fm:e, et passe de là dans la vallée de Baigorrjj en formant sur ce trajet toute la pente méridionale et le faite de la montagne de Jarra.
La vallée de Baigorry est la contrée de» Pyrénées dans laquelle le terrain de grès rouge présente le plus d'étendue. Depuis le village de Bihurieitaj où se trouvent les ruines de la fonderie de cuivre, jusqu'au delà de Bidaray, le grès rouge forme le faîte du chaînon de montagne qui sépare cette charmante vallée de celle de Bastan^ et il descend même dans le sol de la vallée au-dessous àeSaint'-EiiennekBorshirietia, Othieoren^ et dans les environs de Bidaray. J'ai aussi lieu de présumer que la haute région de la vallée que je n'ai pas
* Bssai, pag. 4i etpag. 44.
44o IIP PARTIE. DESCRIPTION DES TERRAINS.
yisitée, et qui comprend les montagnes shnées
au sud du village dit les Aldudes , est également
formée de grès rouge et de calcaire ^Ipin.
J'ai déjà dit plus haut, que le grès rouge de la
vallée de Baigorry repose sur le schiste argileux de
transition.
Ce grès se prolonge de la vallée de Baigorry dans
celle de Bastan, où je l'ai observé sur le revers occidental des montagnes de Hausa ^ d'Ispegui, A*Arrietta^ etc. N'ayant pas pu étendre mes excursions plus avant dans le Guîpuscoa^ je ne saurais indiquer d'une manière précise les contrées de cette partie de l'Espagne, occupées par le grès rouge ; mais d'après les rapports de M. Muthuon % cette roche parait être fréquente dans cette province.
Tous les différents dépôts de grès rouge que je viens d'indiquer, si ce n'est ceux du Guipuseoa, sont situés sur le versant septentrional des Pyrénées ; je vais faire la même revue sur le versant méridional.
En partant de l'est , ce n'est qu'auprès du port de Sahun, entre la vallée de l'Essera et celle de Giitain, que j'ai commencé à observer le grès rouge; mais j'ai déjà dit plus haut (§. 181.), qu'il est probable que le terrain de grès rouge existe pareillement dans les vallées espagnoles > situées entre celle de VEssera et la Méditerranée.
' Jfounu^ldes Mines, n" u , pag. 29 et suiv.
TERRAINS SECONDAIRES. Grès rouge. 44 1 Ce terrain repose auprès du port de Sahun^ sur le schiste argileux de transition, et supporte à son tour un immense dépôt de calcaire alpin.
De la valUe de l'Essera , le grés rouge se prolonge à Touest, dans la vallée de Gistain , en s'élargissant beaucoup, et en s'approchant du faite de la chaîne centrale ; car il s^étend depuis la naissance de la Yallée jusqu'au-dessous du village de Plan 9 en formant les sommités des montagnes qui bordent la vallée. Il descend auprès de ce village jusqu'au sol de la vallée , et se cache bientôt sous le calcaire alpin. Les roches qui supportent le grès rouge sont du schiste argileux de transition, vers la partie moyenne de la vallée, et du granité dans sa région supérieure. De la vallée de Gistain j le grès rouge s'étend dans celle de la Cinca^ où il présente un gisement tout-à-fait semblable à celui qu'il a dans la vallée de Gistain ^ et dont j'ai donné quelques détails. (§. 180.) A peu de distance à l'ouest, le calcaire alpin en le recouvrant, le soustrait à l'observation. Cependant il reparait de nouveau à la montagne de la Zary, près Notre^Damede Pinède j au pied du Mont- Perdu; mais il disparait bientôt encore sous ces hautes montagnes de calcaire alpin, dont l'ensemble porte le nom de Marboréj et dont le Mont- Perdu est la cime la plus élevée. Il passe sous ces masses colossales de calcaire secondaire dans la gorge profonde , dite le val d'Ordessa , où il a été
443 IIP1»ARTIE. DESCRIPTION DES TERRAINS, observé par M. Ramond \ et dans la vallée de Brotto.
Je l'ai retrouvé à peu de distance au sud du col des Moines, à la naissance de la vallée de Confranc, en Aragon, où, en s'élevant jusques au faite de la chaîne centrale , il se confond bientôt avec le grès rouge du versant septentrional.
Forme §. i84* Le terrain de grès rouge n'a pas une
montagnes épaisscur asscz cousidérablc pour constituer à lui grès rouge, ^^ul de Yastcs moutagues , auxquelles on puisse reconnaître des caractères de forme particuliers. Cependant lorsqu'il couronne des montagnes d'une autre nature, ce qui est assez fréquent, on remarque que ces montagnes ont une cime assez aplatie, en forme de larges terrasses inclinées, dont les bords sont communément taillés à pics. L'inclinaison de ces terrasses est toujours parallèle aux strates du grès , et à la pente de la montagne qui les supporte.
Résumé. §• i85. Je termine ce chapitre en donnant le
résumé des principaux faits qui y ont été rapportés.
1*. Le terrain secondaire, dont celui de grès rouge fait partie, forme deux bandes dans les Pyrénées, dont l'une est située au nord, et l'autre au sud de la chaîne centrale géographique. (S-»68.)
* Foyage au Mont^Perdu^ Journal à^s Mines , n« 83 , p. 346.
TERRAINS SECONDAiaES, Grits rouge. 443 a*. Le terrain de grès rouge est un terrain secondaire , composé de roches arénacées à fragments arrondis, communément siliceux, et à ciment argileux , ordinairement coloré en rouge par de l'oxyde de fer ; ce terrain repose immédiatement sur les roches de transition , ou , quand celles-ci manquent, sur le terrain primitif. (S- 169.)
3*. Ce terrain est composé de grès rouge proprement dit , de grès blanc , de grès schisteux , et de poudingue. (§. 170, 171, 172, 173, 174-)
4^ A l'exception de quelques couches calcaires , ces roches ne renferment pas de cotiches étrangères. (§. 175.)
5"*. Les minéraux que l'on rencontre accidentellement disséminés dans le terrain de grès rouge « sont du fer sulfuré , du fer hydraté , et du cuivre pyriteux. (S- *76.)
6"". Les seuls gîtes de minerai observés dans ce terrain, sont des filons de fer spathique et de petits filons de quarz , contenant du cuivre pyriteux. (§. 177.)
7"". La baryte sulfatée laminaire , rarement accompagnée d'un peu de cuivre carbonate et d'ocre de fer, forme fréquemment des filons dans le grès rouge. (S- 178-)
S\ Les débris organiques sont fort rares dans le grès rouge. (§. 179.)
9^ Ce terrain recouvre en stratification non parallèle, les roches intermédiaires et les roches pri-
444 Ul* PARTIE. DESCRIPTION DES TERRAINS, mitires , et sa formation est aotérieure à celle des autres roches secondaires. (§. 180.}
lO^ Des deux bandes qu'il forme au nord et au sud de la chaîne principale , la première a subi de grandes dégradations , et ne présente aujourd'hui que des dépôts isolés, disposés de distance en distance sur les chaînons de montagnes qui séparent les vallées. La bande méridionale paraît être mieux conservée et offrir plus de continuité. (S- >8..)
11''. La plus grande hauteur que ce terrain atteigne est d'environ 1100 toises. (§. 182.)
iâ\ Le terrain de grès rouge parait^ manquer à l'extrémité orientale des Pyrénées, mais il est très répandu dans les Pyrénées occidentales.
i3\ Enfin ce terrain a très peu d'épaisseur et ne constitue pas à lui seul de vastes montagnes.
2". Terrain de Calcaire alpin et de Calcaire du Jura.
Définition §• »86. Le calcaire alpin ayant été très souvent calcaire coufoudu avcc d'autrcs roches d'une époque de alpin. formation très différente , je crois nécessaire de commencer la description du terrain qu'il constitue par indiquer ce que j'entends avec la plupart des géognostes allemands , par calcaire alpin.
Par le nom de calcaire alpin , je désigne ce calcaire secondaire dont la formation a suivi immédiate-^
TERRAINS SECONDAIRES. Grès rou^. 445 ment celle du grès rouge. Le calcaire alpin repose , donc toujours sur le grès rouge , partout où ces deux roches se rencontrent ensemble , et il le recouvre en stratification parallèle.
Il est donc identique avec le zechstein ou calcaire stratif orme ancien (aelterer floetzkalk ) de Werner , et doit être considéré comme étant le calcaire le plus ancien des formations secondaires proprement dites ; car le calcaire que Ton trouve quelquefois dans le grès rouge , ne s'y rencontrant que rarement et en couches subordonnées , ne doit pas être considéré sous ce point de vue.
Quant à cette dénomination de calcaire alpin ^ je dois faire observer qu'elle est assez mal choisie. Elle a été imaginée dans l'intention d'indiquer que cette formation est bien caractérisée dans les Alpes 9 et il parait , au contraire, certain que le calcaire qui constitue en grande partie les Alpes de la Suisse , n'appartient pas du tout à cette formation , mais qu'il est plus ancien, faisant partie du terrain de transition ; il y a plus , c'est qu'il est aujourd'hui extrêmement douteux aux yeux de quelques géognostes célèbres avec lesquels j'ai eu occasion de m'entretenir sur ce sujet , que la formation de calcaire alpin existe en Suisse.
Cependant, quoique cette dénomination soit essentiellement vicieuse, comme elle est généralement reçue et que l'objet qu'elle désigne est parfaitement déterminé , je préfère la conserver encore ici , plutôt que d'en imaginer une autre qui
446 IIP PARTIE. DESCRIPTION DES TERRAINS, entraînerait de la confusion et qui, peut-être , ne serait pas adoptée par les géologues.
On observe dans les Pyrénées un terrain de la nature de celui que je viens de définir, et je vais indiquer ses caractères principaux.
Calcaire S* ^^7' ^^^^ auparavant, je dois annoncer que juwi. j'siî remarqué au pied des Pyrénées , dans le département de TArriége et dans celui de l'Aude, un dépôt considérable de calcaire secondaire qui, par sa pâte en général très fine, par sa cassure communément compacte etmate, parsa couleur presque toujoursd'unjauneclarr,parrabondancedescorps marins et par les indices de bitume qu'on y rencontre, par les couches oolithiques qu'il renferme , et enfiu par sTon gisement (étant superposé au calcaire alpin), a de grands rapports avec le calcaire connu sous le nom de calcaire du Jura. Mais, quoique je me propose de désigner cette roche par ce nom de calcaire du Jura , je n'ose pas assurer qu'elle appartienne en effet à cette formation , parce qu'il existe un passage insensible de cette roche au calcaire alpin , de manière qu'il m'a été impossible de saisir nulle part leurs limites précises , et qu'en plusieurs endroits elles se confondent au point qu'on ne saurait plus les distinguer. C'est par cette raison que je n'ai pas cru convenable de séparer sa description de celle du calcaire alpin ; mais j'aurai ?oin d'indiquer les phénomènes qui sont particuliers à l'une ou à l'autre de ces roches.
ne et compoutioB
TERRAINS SECONDAIRES. Grès rvugc. 447 §• 188. Le terrain de calcaire alpin est le plus Étendi étendu de tous les terrains secondaires des Pyré* nées. Il en constitue peut-être les deux tiers. f" *«™n
^ de calcaire
Malgré sa grande étendue, il est néanmoins très •ïp"»* simple dans sa composition, n'étant presque formé que de différentes variétés de pierres calcaires , à l'exception de quelques autres roches qui ne s'y rencontrent que rarement et toujours d'une manière subordonnée.
Ces variétés très nombreuses de calcaire , peuvent être réduites à trois principales auxquelles toutes les autres se rapportent. Je les désignerai par les noms suivants : 1°. calcaire alpin homogène; 2*. calcaire alpin sablonneux; y. calcaire alpin ar^ gileux.
§. 189. Le calcaire alpin homogène est d'un noir Calcaire grisâtre ou brunâtre , d'un gris cendré , ou d'un honM^ène. gris de fumée , rarement d'un rouge sale; d'une cassure compacte , concfioïde ou esquilleuse , rarement grenue ou saccharoïdek petits grains; d'une pâte fine et homogène en apparence.
U est fréquemment traversé par une multitude de fissures imperceptibles qui se croisent communément sous un angle presque droit. Il résulte de leur entrelacement, que la pierre se casse bien plus facilement dans la direction de ces fissures , ce qui produit des fragments en parallélipipède , et qu'on obtient avec peine une cassure fraîche. Ces fissures sont sans doute dues à un faible retrait
448 IIP PARTIE. DESCRIPTION DES TERRAINS, que la roche, en se desséchant, a éprouvé dans toute sa masse à cause de son mélange intime arec des parties extrêmement atténuées d'argile , de silice, de carbone, et quelquefois de bitume.
L'existence du bitume dans le calcaire noir brunâtre etgris foncé, se fait reconnaître par l'odeur particulière qu'il exhale quand on le frotte , ou mieux encore quand on le brise. Cette odeur n'est ni hydrosulfureuse , comme celle de plusieurs variétés de calcaire primitif (§. 102), ni urineuse, comme celle de la chaux carbonatée fétide ordinaire ^ ( pierre puante ). M. Ramond ' attribue cette odeur à la même cause , et croit arec beaucoup de vraisemblance, que ce bitume est d'origine animale, qu'il est dû à la quantité prodigieuse d'animaux marins qui sont ensevelis dans le calcaire alpin , et dont on trouve encore les parties solides engagées dans la roche, comme on le verra plus bas. (§. igS.)
Le calcaire alpin noir, comme tous les calcaires carbures , quelle que soit Tépoque de leur formation , blanchit peu à peu quand u éprouve l'influence de l'atmosphère. Ce changement de couleur est sans doute le résultat de l'action de l'oxygène sur le carbone libre , qui est le principe colorant de la pierre; celui-ci est enlevé parFoxygène, et le carbonate de chaux ainsi mis à nu , se montre avec sa couleur naturelle.
• Voyage au sommet du Mont- Perdu, Journal des Mmes, n« 85^ pag. 333 et suhr.
TERKArNS SECONDAIRES. Qdcaire aJpin, êtû. 449 Cette altération d'est que superficielle, etnes/éteAd guère dana Vîntérieur au delà d^uue ligne.
Le calcaire homogène n'est pas aussi commun que le calcaire sablonneux et le calcaire argileux avec lesquels il alterne en couches dont l'épais-* seur est quelquefois fort considérable, car on observe à la brèûhe de Roland et dans . la vallée de BéouBse àjàs couches de calcaire homogène de 8q et 100 pieds d'épaisseur. Ces couches sont divisées en striâtes de huit à douze pouces d'épaisseur.
Commecette variété se trouvedans toutes lescontfées formées par le terrain dé calcaire alpin, il est supevflu d'indiquer les lieux où on peut l'observer.
§. 1 89. Le calcaire alpin sablonneux né se distin- ^Sj^ gue de la ^variété précédente que par la quantité «•"<>"«»««*• considérable de sable qaarzèux et de paillettes dé mica dont il est mêlé.
Sa couleuricst.d'un gris noirâtre^ brtmàtre et jaunâtre^ ou d'un rouge brunâtre^ sa cassure esd raboteuse et èsquiUeùse; il est phis dur que le calcaire homogène et le calcaire argileux, à cause des par^ ties qvaraeuses dont il est mélangé.
La variété d'un rouge brunâtre se trouve princin paiement dans Je voisinage du grès rouge, conkme on peut l'observer au quartier de montagne dît La- /ory dans la nallie de Béoussê; on en rencontre aussi aux rochers de Tùquerouye^ au foml de la ^aUie «fJ^^loicMi et dans d'autres lieux.
Le calcaire sablonneux est ordinairement com*» pacte; cependant on en trouve aussi qài.ettischis- , '
45o m* PAATI£. JOESCAiniON DfiSTËUBJkl^S.
teuj^V^^^uî^ lorsque sa cottieur est noirâtre, a uae ressemblamee parfaite avec certaînee fanétés de grairwacke schisteuse, ce ^'^n obserTe AéqueinmeTït dans les mont&gnes qui bordent au sud h vàUée de Béûune ou de Pinède^ noins que porte la partie supérieure de la valiée de la Cinea. On trouve aussi c^tte roche da&s^ le quartier «de montagne dit Las^Parreis, auprès de la cascade da Mont-* Perdu, au fond de cette même vallée, etc.
Lorsque les parties eableuseé sont très abondantes dans cette roehe, elle se change souvent en un grès à cim^it cakaii e*. Ces parties sableuses sont 'tantôt fines , tantôt jgrossîèrefs. Lorsque les crains sont asseï gnifeS\pottr poufoir.enrecobnattre ' '' hiiilatvre, on observe qulls sont fdrniés de ^^lara
hyaKtl ^ de schiste siliceux ^ de pien^ Ijidicrifite ^ et de calcaire siliceux. k .
Lç caicaîare.sabk>mieu}i^d']jDgrisifoncéèt à sable trèl»)fin est sufetrà viitt\aJ^i?atton.trè6'ireiiiarquàh Uc;- non seulemetttsai couleur* noifiiltre s'ahère et décrient' d'ua* brun grisâtre du jaunitDe; mais, de plus toute la chaux'oarbeiiatée8'y> détruit entièrement, etfil.tie reste iqué Ic^s parties diliceuses- et aigileuses qui farmenbuae masse un peu poMUSe, trèà àirîde aU( touehen et c^oore^asdes diOScileii Imser*. dette aftératiiMi:n''ut f^s seùleoiebt saperfii^Hev elib s'é^hd dans l'inAérieurde larocbe jns^ qu'à la profondeurxletq[uatre pouces et nvëoft^-da-
vs«iytage. • • ..; f y - ." ■- : : -i • '
Calcaire ./g;, igo. Lel^/oatr^'A^m ar^t^^icai>est'd'un noir argileux, bleuâtre,, w d'un gris cendré ou Jaunâtre; sa cas-
TEARAINS SEGONDAIAES. Calcaire alpin , etc. 45i sure est unie, passant tantôt à la conchoïde, tantôt à la terreuse; il est mat et moins dur que les variétés précédentes.
Cette variété fait le passage du calcaire compacte à la marne, qui, comme il sera dit plus bas (S- ^ 9^* ) « se rencontre en couches subordonnées dans le terrain de calcaire alpin.
Quoique ce calcaire soit ordinairement compacte, on en trouve cependant quelquefois dont la structure est schisteuse , comme à la plaine de Milliaris sur le revers méridional du Marboré; à BonrepauXj dans la vallée du Sallat ; à Lurmincoa entre Bayonne et Cambo, et en beaucoup d'autres endroits du pays basque, où cette variété est très commune, etc.
Cette roche est plus sujette à s'altérer et à se décomposer par riufluence alternative de l'humidité et de la sécheresse qu'aucune autre variété At pierre calcaire. Cette altération est d'autant plus prompte et plus marquée que la roche est plus chargée d*argile ; elle commence par former des gerçures, tantôt droites et planes, tantôt courbes et concentriques, qui divisent la roche en parallélipipèdes irréguliers ou en pièces séparées tessulaires; elle pçrd peu à peu sa solidité , devient friable , et lînit par se laisser détremper par l'eau, comme la terre glaise, qui en effet est le résultat de cette décomposition.
Le calcaire argileux forme le passage du calcaire homogène à la marne et à l'argile schisteuse , qui,
459 IIP PARTIE. DESCKIPTION DES TERRAINS.
toutes les deux , se rencontrent aussi dans le cal-^ caire alpin en couches subordonnées.
Le calcaire alpin argileux alterneen couches quel* quefois très épaisses a?ec le calcaire sablonneux. Il est plus fréquent dans les couches supérieures que dans celles qui avoisinent le grès rouge. On lobserve dans les environs de Mercenac, de Taurignan^ de Touille^ etc., dans la vallée du Sallai; de Soueich dans la vallée du Ger; à^Armendariiz et d*Ustaritz dans le pays basque, etc.
Calcaire g. igi. Le calcaire de la partie basse du dépar- Jura. temeut de TArriége, qui, comme il a été dit plus haut (§. 1Ô7.), me parait être du calcaire du Jura, est d'un Jaune d'ocre clair, un peu grisâtre; ayant la cassure conchoïde passant à Vesquilleuse^ parfaitement matte; ou bien quelquefois lamelleuse ou spathique, présentant de petites pièces séparées grenues-
Cette roche est formée quelquefois par la réunion d'une multitude de petits globules calcaires testacés et oflFre ainsi une véritable oolithe.
Elle est souvent caverneuse à cavités anguleuses et irrégulières , ordinairement remplies de marne pulvérulente , comtne on peut l'observer à peu de distance à l'ouest du hameau de Lort, entre Saint- Girons et Richemont.
CoQche* ç. JQ2. Les roches et autres minéraux qui se
•ubordon- u i7 i
nétm. trouvent en couches dans le terrain de calcaire alpin, sont , un grès ^ une brèche calcaire, un
TERRAINS SECONDAIRES. Calcaire alpin, etc. 453 calcaire fétide ^ une marne compacte, de la houille , tiàw fer oxydé gbbuliforme*
I . Grès. Je ne parle pas ici de ce calcaire arénacé de la vallée de Béousse, de celle à'Estaubé, du Marboré^ etc., qui, parla surabondance de sable quarzeux, devient quelquefois un grès à ciment calcaire, mais d'un grès à petits grains à ciment argileux « ne faisant que peu ou point d'efferTescence avec les acides ; il est grisâtre , jaunâtre ou rougeâtre , ordinairement un peu schisteux, à feuillets minces et parfaitement plans; susceptible le plus souvent d'être façonné en pierre de taille, pour des assises , des encoignures , des voûtes de fours , et même des jambages de portes et de fenêtres.
Ce grès renferme quelquefois de la houille disséminée en parties fines , et de petites masses de fer hydraté réniforme.
11 se rencontre ordinairement en masses fort épaisses , divisées en strates très réguliers de cinq à quinze pouces d'épaisseur,
On l'observe auprès de la petite ville de Lavellanette; à la Bastide de Serron; à jtfan^ près de Saint- Martory; à Ctermont entre le Maz-d'Azil et Saint- Girons ; à Sarabilla, dans la vallée de Gisfain et ail* leurs.
2. Brèche calcaire. La brèche que l'on rencontre fréquemment dans le calcaire alpin , est pi^incipalement formée de fragments arrondis de différentes yariétés de calcaire compacte; mais on y remjarque Aussi des fragrnents de schiste argilçgx , de schistç
454 IIÎ* PARTIE. DESCRIPTION DES TERRAINS, micacé , de quarz hyalin , de schiste siliceux , de pierre lydien ne, etc. Ces fragments sont toujours agglutinés par un ciment calcaire , grisâtre, jaunâtre ou rougeâtre. Cette brèche forme rarement de grandes masses ( comme entre Soueich et Miramont ) , mais des couches dont l'épaisseur n'excède guère trois ou cinq pieds. Elle est très commune dans tout le terrain de calcaire alpin ; elle se trou?e à Clermont , à la Bastide de Serron, à Bonre-^ pauxj à Iphararé (dans la vallée de Baigorry), au Marboré, etc
3. Calcaire fétide ( pierre puante ). Cette substance, dont la couleur est d un bi*un grisâtre plus ou moins foncé, est intercalée dans le calcaire alpin en forme de couches de cinq à vingt pouces d'épaisseur, accompagnée ordinairement pat de l'argile schisteuse et de la marne. Son odeur urineuse et son gisement la distinguent facilement du calcaire bitumineux , dont il a été fait mention plus haut (§. 188.). Ce calcaire fétide est commun dans le calcaire alpin des environs de Nalzen, de Ctermont, de Mercenac, de Salinot , et de Saravilla.
4^ Marne compacte. La marne a beaucoup de rapport avec le calcaire argileux (§. 190.), et ne s'en distingue que par sa plus forte dose d'argile et de sable lin, qui la rend plus tendre, d'un tissu plus terreux et plus destructible par l'influence atmosphérique. La marne des Pyrénées est d'un gris jaunâtre ou bleuâtre; elle est très commune dans tout le terrain de calcaire alpin.
TERRAINS SECONOAIRCS. CkOcuin alpin, etc, 455 5. Houilk, La iseuLe poluche de houlUe.que J'aie obseryéiî moi-même daos le .calcaire. Beeoiii^'Fe d(âft Pyrénées, se trouve dans Je, quartier .de miOi^ta^Qe dit le Roc de Caticdeî^ anc lame de h,DoUcU)uir0». entre lies viUages de Jfal^en et de Peteilie^, à ei^vîrofii quatre lieiiéa à l'^st Ae Foir. La houille j mt as*» sociée avec de Targiie faîtusfiiQeuse i: loette :hoUtlljei présente une Teesemblaoce frappante ^tvt^Ji^jsyii ou le mnnèlcoaL Voici sa. description orjfetogDOn
stique. . . . , ., ,;(
Sa couleur est le noir parfait ^tireait très légèrement surflebrun^ sa cassure estparfaitemebtffon-^ ehoïde\ et très évasée. Ses fragments sont discoïde à bords tranekantê. EHe estipni éclatante y r^vement éclatante y d-un éelat de drci * tenante, aigre , ayaal la rachire ^'rin brun châtain 4(mcé et écàtidàte , iacile à briser et légèi^e^
Exposée à l'action du feu, elle répand unei'uoiée noire, épaisse, qui ne tarde pas de s'allumer fçn donnant une flamme Tivé , très intense, dïun 4^ ¥JCi^ rougeâtre,-accoa^gfiée d'une odeur bituibineuS^ et un peu 'Glyptique , sans^divute à cause 4u dégage? ment d'un alcide analogue àiceiûique Mt Yauquelin a obtenu parla distiUation <ki jayejt; fateoMt la flamme se rarlootit et s'éteint. Cette^ hojsfillese.ré^ diiit rarement en cendres; élleoe fait ordiaaire<p> ment que 80 blanchir et prendre l 'aspect id 'Une terre fcmte. Si 4e morceau i^umis à l'essat dsttm peu épai^, if conservé sa cotileur noire dans. L'iotét rieur, en perdant sentement^sa teiûtefbr0nâtire^t son éclat.
Liistructuredecette8ubstaûcen'o£Erepasdetraces d'une texture Irgnense^ circonstance qai, jointe à sa manière de se cooiporteraufeu, prouye qu'elle n'est qn'un mélange très intime d'argile , de bitume et de carbone libre* Les proportions dans lesquelles ces trois corps sont rétrm's doivent être très yariables ; ainsi la variété qui par la combustion se tédmt^n cendres-qontient beaucoup plus de bitume et d« carbone que celle qui^ conservant sa forme « ne fait que se changer en terre cuite.
Ses caractères cbiaiiques la rapprochent beaucoup du êcfUste houiller ( kohien-wsdiiefer ), duquel eHe«e distingue par sa cassure parfaitement com* pacte «t concfaoïde, par sa consistance t^su£saote pour être travailiée au tour et recevoir un beau poli, et par t'extrtoie finesse de sa pâte. D'après ses caractères extérieurs , on serait tenté de la prendre pour un véritable ja^et ; mats la grande abondaoee d^argil«: que cette houille renferme ordinailpement, son ^sèment et son mode de formation me sem-» Ment s'opposer à ee rapproeheaokeQt Le jajet con-^ tient moins d'argile; il setrouve dansdq»terrains plus miodernes que le calcaire du Jura, et il fait partie de ces houilles qu'op désigne plus exactement sous les noms de lipdteé ou bais biiuadneux^ bar cette sub^ stance, notant qo^itibois fossileimprégnédebitume et de carbone libre, aeonservèordiàaicement sa texture ligneuse. La substance comlmstible des Pjré^ nées , au contraire^ n'estpoint un bois bitumineux \ c'est seulement une argile fine, intimement méléo
TERRAINS^EGONDAIRES. CbAkiîfvrâ^Rfv eia ^$i de carbone librCy et de bitume, qui ne paraissent pa» être d'origine végétale ^ mais. d'origine animale; car on netrouTe pas de traces de régétaux dans la couche de houille du Roc de Cassalet, ni dans les roches environnantes nantis le calcaire qui la recouvre ou qui lui sert de toit » renferme une quantité prodigieuse de coquilles marines, qui , vraisemblablement^ ont fourni le bitume et le carbone nécessaire pour former ce combustible, qu'on pourrait nommer houille glaphique s à causé de sa qualité d'être susceptible d'être travaillé au tour, ou houille jayé-toïde,ii cause de sa ressemblanee avec le jayet.
Cette houille, accompagnée de veines d'une argile bitumineuse compacte , rarement schisteuse , forme au roc de Cassaletunt couche très distincte, ordinairement de six pieds, et même dans quel* ques endroits de dix pieds d'épaisseur. On j a ouvert une galerie d'une centaine de pieds de lon^ gueur, dans le but d'exploiter les veines de bonne houille , propre à l'usage des maréchaux ;; mais comme on n'en trouvait que très peu de cette qualité, on a abandonné depuis long-^tcmps cette exploitation.
Le calqaire dans lequel cette couche jcsI laïtern calée appvtient à celui que jd crois se rapporter au caleaùre du Jura. Le calcaire' qbi forme le ttut de la coucbe est compacte, d'une ^pâte fine, )^u-* Aâtre, quelquefois rougeâtre, «et mélangé d'une multitude innombrable de coquilles marines. Celui du mur est de la même nature > mais la couchie de
Googk
45« IIP PA&TIË; liESCHIPTrON DES TERRAINS. hot|ille ne repose pftsimméâiatdiiiait surce cal>* cajre ;'elle en ^t ^pairée par ubé puissante eouche^ de fer oxféè globuliforme , dont aà donnera la des*
eription plasbas. '(§./i94*^) '. '
L'ar^le qui acoompagne cetle houille contient beaucoup de ? pyrites .suUureuses disséminées en parties fineîs. La houiHe elle-Muèdie u'^nest pas enlièreoseiit exempté. Ces pjdtès.aont sans doute du fer sulfuré blanq, cair ëiiesise déoom)9(Ment très rapidement^ et produisent en abondance diï sul^ fate.déjfer. Ge que je Ttei&S de dîreide :1a nature et du |;i«emeht de la hduille dvLWc de Cas$alet peut s'appliquer à toutes: ks sjutces houilles '«t jayets des Pyrénées. Ainsi la substance exploitée sous le nom de Jayetj pour être fWçonûée en boutons > colliers^: grains de chapelet^ etc. ^ dasis les com* niunes de la Bastide^ AuPèyrai^ et de Sainte* 6'D/(7m6^, sur les cMii&ns du d€{>arkement de r^u^S n'est pas un. ^itable jayets ou bois bitumineux Doir^ mais de La bouille glaf^hi^uei. . .
*• J>e n'ai pas pu, il est vrai^ Wsiter moi-^méme les iidux où Toh exploitait cetiematièré, qoi^ comme oo le sait, se tirait aussi de l'Espagne ; mais le teititoire desi ti ots coduMtnes \ dads ilequeli cbs .exploitations ayaîen4; lieu , ae^se ti{ouTe4u^'à^ét]X.liâuea en ligM i^ecte à l'eâtidp Iftiêoilcbe de.hwille que je viens de Récrire; et son^sbl ^t formé par U continuât tkofi du même jcalcairé jqui compose le roc d€
• Voyez Journal des Mines, n" 4> pag- 3f5 et «uiv.
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TERKAKNS SECONDAIRES. Calcaire alpin, etc. 459 Cassatet^ et tcnites les montagnes entre Nalzen et Pereilles. Je ih'en suîâ assuré lors d*un voyage que je fis de Nalzen à Quillan par Bellesta.
Enfin, M. Matthieu Matrot, ingénîeurdes forges, a bien ^oulii me donner des échantillons de jayet des envirpns de Sainte^Colombe j qui m'ont offert tous les caractères de la houille glaphîque du roc de Cassalet. Cette substance s'exploite encore pour Tusagé de ces mêmes manufactures à Mont-Jardin^ près de Chalabre; à la montagne de Cerbairon^ près de Bugarachy et à Sougragnes, entre Bugarach et les Bains de Rennes '. Tous ces endroits sont sdtués sur là prolongation de ce calcaire vers l'est.
Au reste, je suis persuadé que toutes les veines et couches de houille dont on a trouvé des indices en différents endroits du département de XArriége^ sont de la même nature et ont le même gisement que celles que je viens de décrire. Ces indices de houille dans le département de VArriége se trouvent, selon les observations de M. Osy d^Oust, amateur zélé de minéralogie, dans le territoire des communes de Mirepoix, de Vémajoul^ de Battlou^ de Cadarcet, de Mas d'Azil, de Catherade^ dé Montesquieu, de Mèntbrun, de Sainte-Croix, ti de Touillé. Quelques unes de ces couches se rencontrent dans un grès, qui probablement est de la même nature que celui qui est subordonné au cal-
' Joutmal des Mines, n" 4ï P^S- 35 etsuîv.
46o IIP PARTIE. DESCRIPTION DES TERRAINS, caire, auprès de Clermont, à la Bastide de Serronj à Lavelanette , etc. D'après robservation de M. Brochin, ingéDieur en chef des mines du département de TAude , le grès qui renferme la couche de houille près de Montbrun est aussi intercalé dans le calcaire \
M. Palassou indique de la houille dans le calcaire d^Ozens^ auprès de Sainie-Siuanne , et dans celui des environs d'Orthès, dans le département des Basses-Pyrénées.
Les données que Ton a jusqu'à présent sur la nature et le gisement des houilles des Pyrénées, font douter avec raison que Ton parvienne jamais à y établir des exploitations avantageuses de ce combustible.
Les exploitations de houille les plus voisines des Pyrénées , se trouvent auprès de Quiniillan^deCas' castel^ et de Ségure, dans les Corbières, au nordouest de Perpignan. Mais je ne connais point leur produit ni la nature et le gisement de la houille.