‹ Essai sur la constitution romaineChapitre 24 sur 27 · CALIGULA · texte numérisé non relu

CALIGULA

à Rome, recueillant partout sur son passage les acclamations de la multitude , dont l’affection pour la famille de Germanicus s était encore augmentée par ses malheurs.

Etranger à toute idée d’administration et de gouvernement, Caïus ne voyait dans le pouvoir qu’un moyen de plaisir et de jouissances : ayant trouvé dans le trésor amassé par Tibère une somme de deux mille cinq cents millions de sesterces 1 , il crut que cette somme ne pourrait jamais s’épuiser, et se mit à faire au peuple et aux soldats des distributions de toute espèce, célébra des jeux magnifiques, prodigua à tout ce qui l’entourait les dons et les libéralités. Du reste, il se montrait plein de déférence envers le sénat , et lui laissait la direction de toutes les affaires ; il rappela d’exil tous les bannis, fit ouvrir les prisons , et abolit pour toujours l’accusation de majesté.

Séduit par ces premières mesures , le

1 Trois cents millions de francs.

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