‹ Essai sur la constitution romaineChapitre 25 sur 27 · CALIGULA · texte numérisé non relu

CALIGULA

peuple romain applaudit à son nouveau prince , et s’abandonna aux plus brillantes espérances ; elles ne tardèrent pas à se dissiper : en moins d’un an, le trésor laissé par Tibère avait été épuisé , et Caius, pour satisfaire à ses énormes profusions, fut obligé de chercher ailleurs d’autres ressources : il les trouva dans la violence.

Auguste, comme on l’a vu, avait amené par des moyens détournés les citoyens riches à le porter au nombre de leurs légataires; Caïus les y obligea, il prononça même ouvertement la confiscation des biens des particuliers, et ne voulant pas, comme Tibère, s’assujettir à l’embarras des jugements du sénat , il envoya tuer par des prétoriens ceux dont il convoitait la dépouille.

Il usait en cela de ce droit du glaive dont nous avons vu que les chefs militaires de l’ancienne république avaient été investis sur leurs soldats , et que les empereurs s’étaient ensuite attribué sur tous les citoyens ; Au-

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