CONCLUSION
guste, qui l’avait eu en réalité, quoique le serment ne lui en eût pas été prêté, n’en avait fait usage que pour étouffer dans le secret les conspirations formées contre sa personne; Tibère s’en était servi pour quelques actes de violence ; Caius en fit un moyen habituel de gouvernement, et c’est par lui enfin que s’établit ce despotisme militaire des empereurs que nous avons annoncé comme le terme de cet ouvrage.
Du reste, obligé de s’appuyer sur les pré- .
toriens pour ses violences, Caïus fut réduit à régner par eux, et à dépendre de leur volonté : après trois ans de règne, fatigués de ses extravagances , ils le mirent à mort ; mais la route était tracée, et Claude et Néron furent obligés de la suivre. Bieptôt les autres armées, éclairées sur leurs forces, s’indignèrent devoir les prétoriens disposer seuls du pouvoir suprême , et voulurent avoir aussi leur part à ce butin de l’empire : la lutte alors s’établit entre les uns et les