‹ Essai sur la construction navale des peuples extra-européensChapitre 106 sur 126 · PIROGUE DE PÊCHE · texte numérisé non relu

PIROGUE DE PÊCHE

D'autres pirogues (pi. 12^, fig. 4 , 5 el 6), plus larges aussi derrière que devanl , ont un arrière à peu près semblable, formé de trois pièces principales taillées dans le bois plein , dont les parties anguleuses, d'un seul morceau , sont cousues comme on le \ oh fig. 6; le fond, creusé en auge et se terminant en coin à l'avant , esl exhaussé par des planches ayant à leur partie supérieure un rebord extérieur et cousues à la pièce unique qui forme l'avant dont la planche est percée par des attaches qui traversent le bout du fond en e. Des renflements conservés soutiennent des bancs volants, et les deux côtés sont réunis par un amarrage et par les attaches des leviers qui reposent sur leplat-bord ; le levier de l'avant, qui décrit une courbe irrégulière, déborde de beaucoup sous le vent (fig. 6) eu s'élargissant et en devenant plat ( fig. 4), pour que les hommes puissent y marcher; il s'arrondit en s'approchant du balancier, auquel il est joint par quatre piquets obliques et par des attaches croisées très-soignées, tandis que le levier de l'arrière lui est lié directement. Un socle ff, attaché sur la pirogue, supporte dans sa cavité le mât retenu par des haubans fixés des deux côtés du levier, et par un étai embrassant la planche de l'avant; il porle une voile à livardeen toile d'Europe retenue par une espèce de gui (fig- 6); on la manoeuvre comme les nôtres, et, dès lors, le balancier se trouve tantôt au vent, tantôt sous le vent.

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