PIROGUE DE PÈCHE DE PULO-RAJAH
Un corps semblable à celui de la petite pirogue dont nous venons de parler sert de base à la construction de celleci (pi. 78, Jig. i, 2, 3, 4 et 5); il est exhaussé parmi empaillage en feuilles de latanier ou de vacoa, maintenues par des lattes horizontales extérieures, aboutissant aux planches qui bouchent les extrémités [Jig. 3), tandis qu'à l'intérieur, des montants, qui souliennent le tout, sont appliqués et liés sur le corps (fig. 4 et 5). La latte supérieure au, plus large que les autres, porte des traverses h />', à l'une desquelles est attaché le mât, qui repose sur l'un des renforts du fond; elles servent aussi d'appui àdes morceaux de bois courbes formant, avec letolet qu'elles soutiennent, une fourche qui porte l'aviron retenu par une estrope (fig. 1). Le fond est fortifié par des courbes sur lesquelles reposent des claies ee de joncs ou de lanières de bambou unies par des attaches transversales. La voile, en nattes tressées ou en joncs parallèles, se roule par la vergue inférieure, et a peu de surface à cause du manque de stabilité de la pirogue. Les pagaies (fig. 6), d'uu bois dur travaillé avec soin , ne servent que pour marcher à l'aviron lorsqu'on n'emploie pas le gouvernail; celui-ci, mm, porté sur la cochez' et sur le creux de la pièce courbe g g (fig' '> 2 et 5), est maintenu par une estrope en rotin, embrassant sa partie ronde et tenue par la cheville/» attachée au sommet du montant /. La barre courbe perce la fusée en faisant un angle de 45° avec le plan du safran.