‹ Essai sur la crédibilité de l'histoire évangéliqueChapitre 5 sur 26 · LIT · texte numérisé non relu

LIT

Bible? — Paroles de Gœthe sur les graves inconvénients de la criUqae négative. — Exégèse destructive de Schleiermacher, d'Ustéri, de Scbalz, etc. — Strauss tenant poor indubitables les conclusions de ses précurseurs contre S. Matthieu, entreprend contre S. Marc et S. Jean un combat personnel (p. 128-158).

A* CrédibUiti de l'hiitoir$ évangéliquf, prouvée par t évangile de S, Lue, — Timides conclusions de Strauss concernant l'évangile de S. Luc. — Elles s'appuient principalement sur la supposition que S. Luc aurait écrit son évangile à une époque où S. Paul ne pouvait plus l'assister. — Réfutation de cette hypolh&se. — L'autben licite de l'évangile de S. Luc fournil un argument péremptoire contre le système mythique. — I^ Proœmium de l'évangile de S. Luc montre que cet évangéliste a eu l'intention d'écrire une histoire exacte. — Preuves de sa capacité. — Examen des circonstances extérieures dans lesquelles il a été placé (1 58-159) . — Preuves de la crédibilité de son évangile tirées des caractères internes de cet ouvrage (160-165).— Discussion de deux passages, où les indications chronologiques de l'évangéliste se rattachent k l'histoire profane : le premier est relatif au dénombre* ment ordonné par Auguste (ll« 1-2). Erreurs chronologiques et archéologiques , dont Strauss accuse ce passage. Réponse à ces difficultés : Préjugés légitimes en faveur de l'exactitude de S. Luc ; combien il s'est montré exact dans les divers endroits où il a parlé de personnages en dignité, de leurs relations et des dates de leurs biographies : grands prêtres , rois juifs . gouverneurs et proconsuls romains, e!c Combien la confusion était facile. Accord frappant soit avec les historiens payens, soit avec l'historien Josèphe. La Numismatique vient au secours de l'évangéliste accusé d'inexactitude. Les détails juridiques et militaires, relatifs aux fonctionnaires mentionnés, trouvent aussi leur confirmation dans les documents de fanti* quîté. Conséquences de ces faits. Nouvelle preuve que l'évan-

géliste n*a pu se mcpreodrc sur la date du gouvernement de Qttirioius et do recensement. Un passage des Actes montre que S Ui€ connaissait tri-s bien les circonstances do l'oeiroy^a^. Résultat de tontes les observations précédentes. Solution directe de fobjection de Strauss. — Nouvelle objection. Réponse. Discussion de la difficulté la plus spécieuse. Dernière objection. Doix réponses. Tune indirecte, l'autre directe. Aveiii de Viner et de JosL Conclusion (p. lGS-2tA). — Le second point incriminé est la désignation chronologique qui se trouve au commencement du troisième chapitre. Justification de ce passage ip. 214-219). — Éclaircissement sur la durée du ministère de Jésus. Assertions arbitraires et insidieuses de notre critique (p. 219- 22t). — Examen des récits qui appartiennent exclusivement à i'évangile de S. I uc. ^ Comparaison entre l'histoire évangélique et les légendes apocryphes de Tanliquité chrétienne, sur l'enfonce de Jésns. De la conduite attribuée à .Marie et à Joseph , quand Jésus cnfiant disparaît, au retour de Jérusalem à Nazareth. Le récit évangélique s'explique très-bien parles coutumes de rOrient (p. 221-254). — L'enfant Jésus dans le temple, au milieu des docteurs. Objections de Strauss à ce si^et. Réponse (p. 254-257). >— Dernière objection du critique, à l'occasion du cbap. Il de S. Luc , ^ 55 (p. 257-259). — De l'apparition du Christ aux deux disciples qui se rendaient à EmmaOs (p. 259-242).— L'évangéliste fl^est appuyé en partie sur les relations orales des témoins oculaires, en partie anssi sur des écrits primitifs. — Conjectures et observations judicieuses de Schleiermacher (p. 242-2â9).

WmCrédibitiié de l^hiêioire évangélique prouvée, par l'écangile de S, Mare. —Rapports intimes de S. Marc avec les apôtres S. Pierre et S. PauL Témoignages en faveur de l'authenticité du second évangile. A quoi Strauss est réduit pour éluder leur force (p. 250-2ft6). Le second évangile n'est il qu'un abrégé du premier et du troisième? DÎKordanccs des critiques récents touchant les

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rapports des trok premiers évangiles entr'eui. Assertions et hypothèses contradictoires. De Tinflaence que les évangiles de S. Matthieu et de S. Luc auraient exercée, sniv&nt Strauss, sur l'évangile de S. Marc. Réflexions judicieuses de Gieseler. Ëcliantillon des procédés que Strauss prête à S. Marc. Réfutalion de rhjpothëse imaginée par Strauss (p. 256-267). — Circonstances qui accréditent puissamment le témoignage du prêtre Jean. Remarques critiques et philologiques à l'appui de l'authenticité du second évangile. Diverses hypothèses par lesquelles Hug et Gieseler expliquent la concordance de S. Marc avec S. Matthieu et S. Luc. — Combien sont arbitraires et contradictoires les suppositions de Strauss, dans sa critique des deux récits miraculeux particuliers au second évangile (p. 268- 276).

C« Crédibilité de l'histoire épangélique prouvée par NvoMgile de S. Jean. — Histoire de la polémique contre l'authenticité du quatrième évangile.— Tactique de Strauss : comment il tâche d'échapper aux preuves externes de Tauthenticilé du quatrième évangile (276-279). —Témoignages des orthodoxes, des hérétiques et des payens en faveur de rautheoticité de cet évangile. — Témoignages des disciples mêmes de S. Jean (p. 280-290). Examen des critères internes invoqués par Strauss, contre l'authenticité du quatrième évangile. Qttiproquode notre critique fp. 291 296). — i^rincipalea différences qui ont frappé Strauss et les critiques plus anciens . dans la comparaison des trois premiers évangiles avec le quatrième. — !• De la sphère d'activité du Sauveur. Les trois premiers évangiles contiennenl-ils des indications de plusieurs séjours du Christ h Jérusalem? Pourquoi ne nous offrent-ils pas, comme le quatrième, des récits spéciaux à ce sujet (p. 295-501)?- 2* Durée de la vie publique de Jésus (SOI). — 5* Objections de Strauss sur la conduite de Jésus avant le cruciûement.-- Absurdité de ces objections (p. 502-505).— 4* Différences entre les évangélistes , par rapport k Fbeure da

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cmciifllienL — ComUcUoo bi»U>riqo» de ces diffiércDCft (p. SO^SOS), — ^* lii3tolr9 de la RéBorrectîoik s diiéreneet entre ]a récits des évangéUstes ; rsûoQ de ces différences (»09;.— Objeclioo plus spécieuse touchant le caractère des discours de Jeans, d'après S. Jean. Réponses : inpossibiUté de l'invention d*on tjrpe anssi parfait — La difTérence qu'on remarque entre les portraits également fidèles d'nn grand homme , peut provenir de la richesse de roriginal et des impressions qu'il a dû faire sur les biographes. — Exemples de Leîhnîx et surtout de Socrate. — Antre exemple: IHfférence frappante entre les tendances de l'Église dï>rient et celles de l'Église d'Occident. — Le caractère personnel de S. Jean a pa le disposer k recueillir et à comprendre bien des choses, qui auront échappé aux autres évangélîstes. D'ailleurs Strauss suppose à tort qu'il existe entre les relations de S. Jean et des synoptiques une différence totale, dans la forme et dans le fond. Aveux de de Wette et de Strauss luimême. — I..es éléments de ce qu'on appelle le mysticisme de S. Jean , se retrouvent dans les autres évangélistes et dans S. Paul. — Le but de S. Jean a été de compléter l'histoire du Sauveur. Témoignage de Clément d'Alexandrie. Les trois premiers évangélistes résument la portion la plus simple des discours du Christ (S09-S28). — Nouvelle objection de Strauss au sujet des discours que le quatrième évangile attribue à Jean- Baptiste, néponse.— I^ia ressemblance du style de S. Jean, dans ses éphres, avec celui dn Sauveur, dans FÉvangile, doit être attribuée à une fusion de la vie intérieure du disciple avec l'esprit de son maître. — Exemples analogues: dans fÉgNse primitive, S. Clément de Rome , S. Poljcarpe , S. Ignace-martyr , etc.; dans nos écoles contemporaines, Schleiermacher : à quel point il a subi llnflnence de Platon. — Autres exemples. — Quelle influence le génie particulier de l'évaogéliste a pu exer- ^ cer sur la forme de ses récits et spécialement sur sa manière de reproduire les discours de Jésus. — Instance du critique et réponse, luisons de la facilité avec laquelle les évangélistes

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et surtoal S. Jean ont refeno les discours du Christ. — Exempte analogue foami par S. f renée. — Inspiration samatu relie qui, d'après la promesse de Jésos , devait rappeler ses instructions à ses disciples. — Dernière diflknlté : les discoars da Christ étaient-ils à la portée des aaditears? — Réponse (929-347).

D« Crédibilité du récit de ta Panion, <tapréê Us quatre épangéUête$. ^ Résumé des attaques de Strauss contre le récit de la Passion. Réponse : la plupart des négations et des doutes groupés sur ce point par noire critique, étant trop évidemment destitués de raison pour exiger une discussion sérieuse , on se bornera ici à examiner : i* ce qui concerne les hauts fonctionnaires mis en scène dans le récit de la Passion ; 2* le fait de la condamnation de Jésus ; S* celui du cruciGement. — Parfaite harmonie de l'histoire profane avec nos évangiles. Témoignages de Josèphe et de Tacite (p. 548-558). — Digression concernant la mort de Jean-Baptiste ; conûrmation de ses circonstances . par divers renseignements empruntés à Josèphe, à Suétone, à Dion-Cassius . etc. (p. 559-562). — 1^ droit d'exécuter des arrêts de mort avait-il été retiré aux Juifs ? Objection tirée du Talmud. — Le récit éTangélique est ici confirmé par le droit romain. — Autres circonstances de la condamnation du Christ et de sa Passion. —L'exactitude du récit évangélique est confirmée par son accord avec divers documents que nous fournissent Josèphe , Philon , Suétone, Plante, Plutarque, etc. et des critiques modernes, tels que Walter, O. Muller, Hug (p. 562-568).— Toutes les parUcularités du crucifiement rapportées dans les Évangiles, sont' aussi entièrement conformes aux usages du temps.— Prétention do D. Paulus réfutée par Uengstenberg , Ui^, Barh, iieydenrich. A\eux de Strauss à ce sujet (p. 569-57«).— Autres preuves de la crédibilité du récit évangélique de la Passion : caractère attribué à S. Pierre et à Pilate.— Comparaison avec le portrait que trace de Pilale un é>iingile a|)ocryphe (572 577).

S m. CwitumtÂTé db l'histoimb ArâiiQiLiODB , MiMOimiB pak lbs Actes ms Ap^tiibs rr pam lbs ÉpIt»» do NocvEAu-TasTAimT.^^ Les Actes et les Épttres contioaeDt la cbâine de l'histoire évaiigéliqae, et c'est encore le merveilleux qui en forme les anneaux. Comment expUqoer la prodigieuse révolution qui s'opéra dans l'Ime des Apôtres, après la mort du Christ. — Théorie du D' Paulus. Système du D' Strauss. — Quelles conséquences l'histoire de FÈglise nous autorise-t-elle à tirer rétrospectivement sur Hiistoire de son chef? Strauss ne peut proposer que deux hypothèses (p. 978-388). — Examen de trois chapitres des Actes. Désignations géographiques précises, parfaitement conformes à ce que nous savons d'ailleurs sur rhistoire et la géographie de ces temps. — Autres particularités nombreuses qui concordent, d'une manière frappante, avec divers documents historiques. — Accord non moins remarquable des derniers chapitres des Actes, avec les renseignements géographiques et historiques que nous fournissent Horace Cicéron, Josèphe, etc. — Conjectures plausibles qui concilient un passage des Actes (c. Y , 7^ S6) avec Josèphe. - Garanties de la vérité des miracles rapportés dans 1rs Actes (p. 389-605}. — Caractère admirable de S. Paul. — Ses épttres conGrment , sur tous les points , l'histoire évangélique. — Combien un caractère aussi droit* aussi modeste et aussi éclairé nous doit inspirer de confiance, dans le témoignage qu'il rend à plusieurs miracles dont il avait été le sujet , Tau • teur, ou le témoin (p. 60Â-Â09).

$ IV. CaéoiBiUT^ DB l'histoire évarc&iqub prouvée par sa

COMPARAISON AVEC d'aCTRBS TRADITIONS QUI ONT, EN APPARENCE, LA

MÊME NATORE. — Rappiochements trompeurs entre l'histoire évangélique et des traditions indignes de foi. — Celse et Iliéioclès opposèrent aux miracles du Christianisme les prétendus miracles do Paganisme. Parallèle établi par ce dernier entre Apollonius de Tyane et J.-C. De la biographie d'Apollonius par Philostrate (p. 410-413.). — Des dispositions requises pour bien ap-

pfécier tes relaiiom <le faits surnatiirels : &age principe de S. Aognstio, — l..efi Apôtres étaient-ils aussi crédules que les exégètes rationalistes affectent de le supposer (41^-^16) ? Du parallèle sacrilège que Ton a essayé d'établir entre certains mythes payens et quelques récits miraculeux du MouYeau-TestamenI (416-419).

A* Du cycle (U$ évangiles apocrypkei* — Combien le caractère des évangiles apocryphes contraste avec celui des évangiles canoniques : une comparaison attentive et impartiale de ces deux classes de documents ne sert qu'à démontrer la crédibilité historique du Nouveau-Testament (419-455).

S. Êiîraeles de CÈgUte catholique. — Les miracles n'ont jamais cessé entièrement dans l'Église : l'hbtoire ecclésiastique nous en offre un bon nombre, que la critique la plus exigeante ne peut récuser, et ils confirment ceux de l'Évangile de la manière la plus décisive. — Quant à ceux qui ne méritent pas notre créance au même degré, ou qui en sont tout-à-fait indignes , ils ne peuvent discréditer ni le surnaturel du Nouveau- Testament, ni l'autorité de l'Église (453-440).

C* D€t miracle» attribués à Mahomet, — Absurdité des traditions musulmanes qui attribuent des miracles à Mahomet. — Les relations écrites n'ofirent les premiers vestiges de ces prétendus miracles qu'au bout de deux aenls ans. — Le Coran leur donne d'ailleurs un démenti formel. — Il est donc faux que toutes les religions possèdent des histoires miraculeuses appuyées de garanties égales (440-A44).

CHAPITRE V. Des contradictions de l'histoire évangéucvc* — Les contradictions de détail, que l'on impute à l'histoire évangélique, ne pourraient, fussent-elles inconciliables, nuire sérieusement à la certitude de Fensemble. C'est ce qu'ont fort bien vu les Pères de l'Église et les commentateurs orthodoxes

les pios habiles* — - Contraste des procédés quesoivent toas les critiques, quand il s'agit des écrivains profanes , et des règles d'herméneutique imaginées par Strauss, pour mettre les évangélistes en contradiction les uns avec les autres. — Observations générales sur les différences que nous offrent les récils des quatre évangiles. Quelques raisons de la peine que nous avons parfois à les concilier. — On rencontre sans cesse des difficultés semblables chez les historiens les plus exacts , là môme où se trouvent réunies toutes les circonstances qoi auraient dû , ce semble, préserver ces historiens de toute inexactitude, ou obscurité (444-^54). — Curieux exemples fournis par les historiens d'Alexandre et de Napoléon. — Etranges contradictions de Tite- Live et de Poljbe , concernant le passage des Alpes par Annibal; divergences des savants qui ont voulu concilier ces contradictions.—Autres exemples tirés de l'histoire ancienne , moderne et même contemporaine (45^-464). — Un accord absolu n'est point nécessaire pour la crédibilité des faits essentiels. — Ce que pensaient à cet égard les écrivains du Nouveau Testament et les Pères de l'église primitive. — Combien les an tilogies de nos écrivains sacrés sont insignifiantes au point de vue religieux ; — Elles n'ont pu déterminer le scepticisme de Strauss (&65.47i).

Notes de l'auleur (473-490). ~ Notes de l'éditeur (491-520). — Une leçon au Collège de France, en 2547.

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