‹ Essai sur la Fièvre TyphoïdeChapitre 11 sur 35 · JUILLET SEPTEMBRE, OCTOBRE NOVEMBRE · texte numérisé non relu

JUILLET SEPTEMBRE, OCTOBRE NOVEMBRE

DÉCEMBRE, VATIONS.

Fièvre typhoïde..

— rémittente. .

— intermittente.

Maladies diverses.

ToTaUx. . .

Les cas les plus nombreux et les plus graves sont donc observés pendant les mois de juillet et d'août, époque où la température a été la plus élevée. Cest également pendant ces mois que les terminaisons funestes se multiplient à en juger par le tableau n° 3. Certes, beaucoup de soldats, atteints par la fièvre typhoïde, le sont du fait d’un infecto-contage né sur place par suite de la création d’un foyer. secondaire dans le campement’ du Kef; mais les premiers hommes frappés avaient, sans aucun doute, pris le germe de leur affection par la cohabitation à Ghardimahou, à Souk-Ahrras avec le 142 de ligne. En effet, ils tombent malades aussitôt arrivés au Kef, et l’incubation de la fièvre qu’ils présentent, avons-nous dit, dure en général environ un mois. Enfin, autre raison de non moindre valeur, c’est qu’une fois que

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la garnison à subi peu ou beaucoup l'influence typhoïde, les cas cessent de se produire et la mortalité tend à disparaitre en septembre, bien que d’ailleurs toutes les conditions morbigènes que nous étudierons par la suite restent identiques.

Au mois d'octobre, 1l est vrai, le nombre des malades semble augmenter, mais cet accroissement perd de son importance au point de vue spécial où nous nous plaçons en ce moment, si lon fait attention qu’à cette époque la garnison s’est vue renforcée par les 4 bataillons du 2° et du 80° de ligne et par plusieurs compagnies venant de différents points de la régence et de la province de Constantine. Nécessairement, les deux bataillons venus de France au milieu du foyer formé au Kef payèrent leur tribu peu de temps après leur arrivée. Toutefois, malgré cette augmentation de près du double de la garnison, Le mortalité par fièvre typhoïde tombe au minimum en novembre et en décembre, alors que la fièvre intermittente au contraire produit plus d’invalidations du fait de la production de marais à la suite des pluies équinoxiales. Il faut chercher la raison de cette diminution des hommes atteints de la fièvre typhoïde, malgré le nouvel apport d'organismes susceptibles d’être exposés à ses coups, dans les circonstances suivantes :

1° La température avait baissé considérablement ; 2° Les pluies torrentielles avaient balayé le pla-

teau à roche imperméable sur lequel est assis le Kef : |

3° A la dispersion et à l’entrée en campagne de la garnison : c'était en effet le moment de la recrudescence des hostilités de la part des arabes tunisiens et de la marche des troupes françaises sur les bordjs Messaoudi et Ellez (colonne du colonel de la Rocque).

Nous avons déjà vu que les régiments en marche et changeant de campement ne présentaient plus de cas de fièvre typhoide. En effet, avec un effectif de près de 2,000 hommes, il n’est entré à l’ambulance du Kef, en l’espace de plus d’un mois que 19 malades venant de la colonne opérant entre le Kef et Kairouan.

Voici d’ailleurs un tableau par régiment indiquant la mortalité survenue pendant le 2° semestre de 1881 et l’on se convaincra qu’en octobre et novembre l’arrivée de troupes fraîches venant de villes où la fièvre typhoïde n’est pas endémique (2° de Tulle, 80° de Granville) les cas produits ont été bénins. |

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