OBSERVATION VII
Evrme adynamique avec parotide.
Thuil entre le 15 juillet avec tous les symptômes typiques de la fièvre typhoïde; le troisième jour, douleur vive à la région parotidienne droite, qui est tuméfiée et chaude jusqu'à la base du cou. Le côté gauche se prend deux jours après.
Le 26 juillet, on ouvre la tumeur parotidienne droite, et le 2 août celle de gauche. Sortie abondante d’un pus mal lié.
Malgré un traitement approprié, le malade succombe, épuisé par une longue suppuration, le 29 septembre.
L'autopsie révèle un grand nombre de plaques de Beyer en voie de guérison.
OBSERVATION VIII Forme adynamique avec parotide.
J. Jean, entré le 18 juillet, décédé le 8 août. Au début de son séjour à l’ambulance, cet homme présente tous les
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symptômes d'une fièvre typhoïde adynamique grave. Le 27 juillet, malgré une amélioration notable de l’ensemble de son état, on constate une tuméfaction considérable à la région parotidienne gauche; la suppuration s'établit rapidement, et, le 5, une incision donne issue à une grande quantité de pus.
Le 9, le malade succombe épuisé par la suppuration.
4 Réflexions sur les formes et les terminaisons observées.
Les observations qui précèdent indiquent bien les principales formes ou complications devant lesquelles nous nous sommes trouvé en présence. Il est évident que quelques complications, généralement observées, ne sont pas signalées dans ce travail. Ainsi il n’est point parlé nide perforations, ni de péritonites, ni de pleurésies. Nous sommes convaincu que sous la zone torride et les climats chauds auxquels appartient le nord de l'Afrique, la fièvre typhoïde évolue trop rapidement, ainsi que M. Arnould l’a déjà indiqué, pour que certaines complications puissent se présenter. En effet, ce qui nous a le plus frappé dans nos autopsies, c’est la constatation de la marche rapide des lésions typhoïdes. Ainsi, après un ou deux jours de traitement, sile malade succombait, nous rencontrions des altérations qui n’existent d'ordinaire en France qu’après, ou dans le courant du deuxième septenaire.
Cependant il doit exister certaines lésions microscopiques de l’endocarde (altérations d’'Hayem ou de Zenker) que nous n'avons pu vérifier faute d’instru-
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ment ad hoc, mais qui se révélaient par l'aspect feuille morte du cœur sur le cadavre, et par un état syncopal aux derniers moments des malades. Il en est de même de certaines altérations pulmonaires qui ne se traduisaient à l’autopsie que par une congestion intense étendue surtout aux bases des poumons. Dans toutes nos autopsies, les poumons, à la coupe, laissaient couler une grande quantité de sang, et un morceau jeté dans un vase plein d’eau, ne surnageait qu'incomplètement. Souvent nous avons rencontré des ecchymoses sous-pleurales analogues à celles qu'offrent les cadavres de ceux qui sont morts par suffocation. On sait, il est vrai, qu’il n'existe pas de fièvre typhoïde en France sans que vers le neuvième jour les signes d’un catarrhe bronchique ne se manifestent. Parfois même on observe les lésions de la broncho-pneumonie que M. le professeur Charcot et. sonélève, M.Balzer,ont mis complètementenlumière, il n’en saurait être autrement dans une affection essentiellement adynamique, dans le cours de laquelle les poumons subissent une congestion intense par faiblesse générale du tissu des capillaires, aidée en cela par la dégénérescence graisseuse de tous les tissus et par le décubitus dorsal. Il est évident a priori que, outre cette faiblesse générale du réseau capillaire, les petites bronches jouant également mal leur rôle d’expectorant, les mucosités doivent s’accumuler dans les bronches lobulaires et constituer bientôt par leur présence les grains jaunes de Fauw. Mais tous ces phénomènes morbides n’ont pas le temps de se