‹ Essai sur la Fièvre TyphoïdeChapitre 22 sur 35 · V. Cozuin, De la fièvre typhoïde dans l'armée · texte numérisé non relu

V. Cozuin, De la fièvre typhoïde dans l'armée

ANNÉES. PATHISIE. FIÈVRE TYPHOIDE.

Mortalité par 1,000 hommes d’effectif.

AVANT STE me NE 2.50 En 2 2.06 1.87 1.46 4.00

Depuis 1875, la proportion des décès par fièvre typhoïde a encore progressé au point d'atteindre 5 à 6 décès pour 1,000 hommes d’effectif.

Il est important du reste, pour le point de vue auquel nous nous sommes placé, de faire remarquer que les chiffres que nous venons de citer portant sur l’ensemble de toute l’armée, il s’en faut qu’ils donnent la notion exacte de l’action de la fièvre typhoïde pour certaines régions de la France. Il existe en effet des corps d'armée, des grandes villes mêmes, où cette maladie n’occasionne qu’un petit nombre de décès par suite de l’assuétude ou de l’immunité que les recrues de ces régions ont acquises avant leur incorporation. Ainsi dans le 1* corps d'armée, Lille, dans le 8°, Bourges, dans le 10°, Rennes, la fièvre typhoide ne détermine qu’un décès pour 1,000 hommes d’effectif.

Dans le 3°, Rouen, dans le 13°, Clermont, dans le 15°, Marseille, dans le 16, Montpellier, la proportion atteint 8 pour mille. Dans le 17°, Toulouse, dans le 18, Bordeaux, elle monte jusqu’à 17 pour mille. Dans

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