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I. — PRGPARATIOI* BT KÉSOLUTIOK de la DtSSOKAROB

773. Nous avons vu que, d'après les anciennes règles de l'École, on devait préparer la dissonance en faisant entendre préalablement la note dissonante dans un accord consonant, puis résoudre la dissonance en faisant descendre d'un degré la note dissonante.

Ces questions ayant déjà été étudiées plus haut (4" Partie, Dissonance, Chap. IV et VI), Dous nous bornerons ici à rappeler sommairement dans qiielle mesure et pour quelles raisons les règles précédentes s'accordent avec les faits.

774. Considérons, pour fixer les idées, une phrase musicale écrite en do majeur, et dans laquelle se succèdent les harmonies de la dominée ii = /a la do, de la dominante D = Jo/5f re, et de la tonique T^r^o mi 5q/. Si les voix utilisent toujours simultanément des notes appartenant à une même échelle constitutive, ainsi que dans l'exemple suivant :

Flg. 4*0.

ûeBSua\ A

Bassesl A

j6o NBUVIÉUB PAKTIE.

reosemble ne cesse jamais d'être coDSODant; mais, si certaines parties avancent ou retardent sur les autres, le mélange des échelles crée la dissonance, et celle-ci peut notamment se manifester, soit par l'emploi simultané des échelles A et D, après lequel toutes les parties rallient l'échelle D (c'eËt-à-dire une échelle appartenant au mélange dissonant qui précède) :

Fig. 4oi.

DeseuB V~

BaEses\

soit par l'emploi simultané des mêmes échelles D et A, après lequel toutes les parties rallient simultanément l'échelle T (c'est-à-dire une échelle étrangère au mélange dissonant qui précède) :

Fig. 4oî-

DeE8UB\

\ DiaBonBTice \

Bae3es\

On voit que, dans le cas des figures 4oi et 4o3, la note dissonante, supposée faite par le dessus, se trouve préparée conformément à la règle, puisqu'elle vient d'ôtre entendue dans un ensemble consonant.

775. Cette règle était nécessaire, à l'époque où fut inventée l'harmonie dissonante, car, l'auditeur n'étant pas familiarisé avec la dissonance, il fallait la lui expliquer (c'est-à-dire la préparer) avant de la faire entendre. Mais le compositeur, peu habitué lui-même & ce genre d'harmonie, la préparait tout naturellement et sans y prendre garde par la façon même dont il l'introduisait dans' sou œuvre.

Plus tard, les mélanges dissonants ayant été plus employés, ou put arriver à faire entendre sans préparation ceux qui ont la constitution la plus facile à comprendre et la dissonance la moins prononcée. La règle de la préparation de la dissonance se trouva par suite en défaut; les théoriciens imaginèrent alors d'englober sous le nom de dissonants naturels les accords faisant exception à la règle, et d'expliquer leur privilège ainsi qu'il a été dit dans le Paragraphe h qui précède (n° T7t ).

De nos jours, les cas où l'on peut ne pas se conformer à la règle de préparation deviennent de plus en plus nombreux. Il est évident, en effet, que, plus nous sommes accoutumés à la dissonance, mâme dure, et familiarisés avec les parentés existant entre les échelles associées, moins il est nécessaire que le compositeur nous explique celles-ci, c'est-à-dire prépare celle-là.

776. Quant à la règle relative à la résolution de la note dissonante, nous avons longuement montré (') que cette règle, et la règle complémentaire (également empirique) concernant la marche de la sensible, sont fausses, puisqu'on peut les violer dans d'innombrables cas.

Mais, si l'on se borne à considérer une certaine catégorie de résolutions que nous avons nommées résolutions toniques (*), et que les anciens harmonistes ont dû sans doute considérer comme les résolutions par excellence, les règles de l'École relatives à la marche de la note dissonante et de la sensible deviennent fondées, et sont, pour ce cas spécial, susceptibles d'une démonstration tout à fait rigoureuse (wS^â).

(') Dùsonaace, renvoi du n- 196, et Battaçkemenlt, n" 318 el auivHils. (■) Réaolutioa sur l'accord parfait dn Ion.

CHAPITRB U. — ANALT9B HOSIGALB.

. — Bbfiut d'octatb HATOULU.

777. Sous le nom de règle d'octave ou de gamme harmonique, les Traités donnent des harmonies de la gamme qui devraient être, d'après leur nom, l'harmonie type, c'e3t>à-dire l'harmonie la plus simple, telle qu'elle résulte de la constitution même de la gamme ; or il n'en est rien, et ces harmonies sont généralement fort complexes.

Nous allons analyser successivement celles que cite Reber, à raison d'une pour chaque mode ('); nous examinerons ensuite s'il ne serait pas possible de concevoir des règles d'oclave plus simples.

778. Gamme harmonique de do majeur (citée par Reber). — Les indications inscrites

rt^

zit

DO SOL+7? 00 BEi+7? SOL FA. SOL+7? DO SOL RÉa+7? SOLSOL+7* DO SpLf7? DO

au-dessous de cette règle d'octave constituent son analyse sommaire; la succession des harmonies s'explique ainsi :

Mesure 1, écbcUe tonique.

■ S, échelle dominante avec septième, on accord de sepliëmo do dominanle, mé-

langeant les échelles D et A.

i 3, échelle ionique.

■> 4, échelle équipeeudique avec sepiiËme, ou aocord de septième du second degré,

mélangeant les échelles E et &.

> 5, échelle dominante.

' 6, échelle dominée.

B 7, accord de septième de dominante. ' 8, échelle tonique.

• 9, échelle dominante.

i> 10, accord de sopliëme de dominante du ton de toi (dominante), lequel ton occupe

les meaurea g, lo, ii et ii.

0 11, échelle dominante.

■> 13, accord de septième de dominante.

■ 13, échelle tonique.

» 14, accord de septième de dominante. " iS, échelle tonique.

Cette harmonie est agréable, mais n'est pas la plus simple de toutes; elle renrerme en effet des dissonances, une échelle étrangère à la gamme (celle de l'équiarmé ré) et une oscillation dans le ton de ta dominante (accord de septième da dominante de dominante).

779. Gamme harmonique de la mineur (citée par Reber). — Les indications inscrites

(') Traité d'harmonie, p. i:

ettribne pu d'inportoDes, qu'à »• dépourvu d« t«n«.

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I formales hormoniqueB. Ruber fait cannaiire qu'il ne leur ne n'ait qu'une prétendu» tigh, et qae son nom mSme est

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