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CHAPITRE II. — ANALVSB MDSICALB

770. Quatrième règle. — Les deux notes formant seconde sont forcément conçues comme appartenant à une harmonie dissonante. Parmi les harmonies de cette espèce, celles qui sont de heaucoup les plus employées sont les accords de septième. Or, il est évident que, si la seconde à munir d'un accompagnement a été conçue dans l'harmonie d'un accord de septième, la base de cet accord n'est autre que la note supérieure de la seconde considérée; par exemple, à la seconde fa sol correspond l'accord de septième sol si ré fa ; on peut donc, dans ce cas, dire que la note supérieure de la seconde indique l'accord.

/l. — ACCOSDS DISSONANTS KATliRRLS.

771. Les harmonistes donnent généralement le nom d'accords dissonants naturels aux accords de septième des trois types suivants ;

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sol si ré fa si ré fa la si ré fa la '■>

parce qu'ils jouissent de la propriété de pouvoir être attaqués sans préparation.

On a beaucoup discuté sur la cause de ce privilège; on l'altribue le plus souvent à ce que les trois accords considérés contiennent la fausse quinte si fa, laquelle jouirait de certaines propriétés attractives ou appellatives toutes particuUères.

772. II semble qu'en réalité le privilège des accords des trois types précités résulte des deux circonstances, l'une physique, l'autre psychique, signalées plus haut (Dissonance, n" 154) : ces accords n'embrassent que l'étendue d'une septième mineure (ou même seulement d'une septième diminuée), et ne contiennent qu'une quinte juste au plus.

En raison de la nature de leur septième, ils sont donc, toutes choses égales d'ailleurs, moins durs que ceux dont la septième est majeure.

Mais, en outre, parmi les accords de septième mineure, ils forment la catégorie la moins dissonante, car ce qui caractérise la dissonance, c'est, comme on l'a vu, le concours ou, si l'on veut, le conflit de deux échelles; l'acuité du conflit atteint son maximum lorsque les deux échelles sont réunies au complet, ainsi que dans l'accord la do mi sol où le concours des échelles la do mi et do mi sol peut souvent nécessiter une explication préalable, c'est-à-dire une préparation : or, rien de semblable ne se produit avec les trois dissonants dits naturels, puisqu'ils ne contiennent jamais plus d'une échelle juste; l'un d'eux même (type si ré fa la]^) n'en contient aucune.

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