DD
alWréo
Da
Da + 7
Da + T- T
En raison de cette analogie, il est inutile d'examiner «pcore une à une les harmonies de cette seconde règle d'octave, et il suffira de présenter les remarques suivantes :
780. De nos jours, beaucoup de musiciens semblent croire que la véritable gamme mineure est celle du genre orné; mais, à l'époque où fut établie la règle d'octave précitée, on admettait généralement que la gamme mineure devait ôtre alternante en montant, et normale en descendant (gamme mineure à l'italienne : voir Genèses, a" 81). Aussi la gamme Formant le chant de la basse est-elle précisément la gamme mineure à l'italienne, en,sorte que les degrés VI et VII y sont dièses en montant (mesures 6^7) et bécarrisés en descendant (mesures 9 et 10). Dans les parties autres que la basse, oo utilise, selon le cas, le genre normal, ou orné, ou alternant, ce qui revient à faire les échelles D et A tantôt majeures, tantôt mineures. Ainsi, l'échelle A est mineure à la mesure k, mais majeure à la mesure 6, et l'échelle D, majeure le plus souvent, est mineure à la mesure 9, coatrairementàcettepseudo-règle, si souvent enseignée aujourd'hui, d'après laquelle le degré Vil devrait toujours être dièse dans le mode mineur, de façon à s'y trouver, comme dans le mode majeur, à un demi-ton sous la tonique.
781. Les harmonies des deux mesures 4, ré fa la do en do majeur, et si ré Ja la en la mineur, sont en apparence les mômes pour les deux modes, puisque toutes deux sont formées par une succession de quatre notes s'èchelonnant en tierces à partir du II' degré; cependant, les deux accords n'en ont pas moins des origines toutes difTérentes. En do majeur, l'accord rè Ja la do semble provenir (dans le cas particulier que nous considérons) de la réunion de l'échelle dominée fa la do k l'échelle équipseudique ré fa ta\ on peut donc le représenter par la formule E m- 7*, ce qui correspond à la dénomination : échelle du II' degré avec septième, ou encore, comme disent les harmonistes : accord de septième du II' degré.
Mais, en la mineur, l'accord « ré fa la ne peut évidemment pas s'interpréter de même, puisque le II* degré si ne porte pas d'échelle; aussi la genèse est-elle différente : ici, l'accord de la mesure t, si ré fa la, paraît provenir de la fusion de l'échelle dominée ré fa la avec le sommet de l'échelle dominante si, lequel survient par anticipation et comme pour annoncer l'arrivée imminente de sa propi'e échelle. Dans ces conditions, la formule de