‹ Essai sur la gameChapitre 172 sur 201 · NSUVIEMB PARTIE. — APPLICATIONS MUSICALES · texte numérisé non relu

NSUVIEMB PARTIE. — APPLICATIONS MUSICALES

d'un piano peut, selon le cas, procurer une sensation de consonance, ou de dissonance, ou d'altération (voir Dissonance, a" 177).

800. Les difficultés que renconirent les harmonistes résultent donc de ce qu'ils se boinetit à envisager l'apparence extérieure des choses; si l'on s'ea réfère à leur nature înlime. il est aisé de trouver des déflnitions formant un système à la fois cohérent et conforme aux idées que les musiciens et les artistes se font intuitivement des choses. Celles qui ont été proposées plus haut pourraient se résumer ainsi :

L'accord est l'émission simultanée de plusieurs notes distinctes (<); il est consonantQ\x dissonant suivant que ses notes appartiennent à une seule échelle ou à plusieurs; l'accord dissonant est dit naturel ou altéré {') suivant qu'il existe dans les gammes naturelles ou qu'il se rencontre seulement en totanité altérée (ou chromatique).

ABnevIATIONB.

891. Nous avons vu que les gammes de l'espèce la plus employée (gammes ternaires naturelles) étaient formées de trois échelles que nous avons dénommées tonique, dominante, dominée (T, D et A) d'après leurs rôles et leurs situations respectives.

Chaque échelle constitutive pouvant affecter l'un ou l'autre mode, il s'ensuit que les combinaisons distinctes formées par ces trois échelles T, D et A sont au nombre de huit. On n'a donc pu échapper à U nécessité de donner des noms à ces huit variantes, car le langage eilt été presque impossible si, pour désigner par exemple la gamme alternante, il avait fallu employer une périphrase telle que « gamme dont les échelles extrêmes sont de mode contraire à celui de l'échelle tonique ».

803. Mais les trois échelles constitutives ne sont pas les seules qui se présentent lorsqu'on analyse une harmonie; on y rencontre aussi continuellement les échelles liées à l'échelle tonique par les parentés les plus proches, homotonie, voisinage, connexion, équiarmure ; une nécessité toute semblable à la précédente a donc conduit à donner des noms à ces échelles, et c'est ainsi qu'on a été amené à considérer l'échelle homotooique, les échelles voisioes (la survoisine et la sousvoisine), les échelles connexes (la relative et la corrélative), et enSn l'échelle équipseudique.

893. Il est évident que la création do ces mots nouveaux a l'inconvénient de compliquer le langage et de charger davantage la mémoire du musicien; toutefois, le langage est plutôt complété que compliqué, et la surcharge imposée à la mémoire est un peu modéréu par cette circonstance que la plupart des mois nouveaux ont une origine assez mnémo nique. Quoi qu'il en soit, l'inconvénient résultant de l'adoption de mots nouveaux est inévitable si l'on se résout à envisager un certain nombre de faits que les harmoniste'' ont coutume de passer sous silence, car, sans l'emploi de termes nouveaux, le langage serait continuellement alourdi par dts périphrases de longueur inadmissible.

804. Mais, si les mots proposés simpUQent le discours, ils sont susceptibles d'être euxmêmes simpliQés lorsqu'il s'agit de notations telles que celles dont on peut faire usage pour écrire abréviativement sur-une partition l'analyse des harmonies qu'elle renferme- Dans ce cas, le mot qui remplaçait toute une périphrase sera représenté lui-même par

( ' ) Quant à In valeur psthtiliquc de l'Becnrd. ciln est plus ou moins gronde, selon <[U0 se» notes conslituliïos t'accordent plus ou moins bien enlro eJles itu |ioint où an les JaH enlondro conçu rremuiont ; mais c'est là uns question loulù fitit indépeudunto d<-s dt'linitîons dont il s'agit ici.

(') Cotte définition du l'ucuord nlldrû nu iitUra iguu pur lu Turmo de celle qui a élé proposce plqs haut {OixtO-

nanee,if 178).

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