AVERTISSEMENT AU LECTEUR
Bien qu'ayant laissé au Lecteur le soin de deviner lui-môme l'explication d'un grand nombre de faits musicaux, et n'ayant étudié dans cet Essai que les principaux, l'Auteur, malgré le vif désir qu'il en avait, n'a pu faire plus court.
S'il s'était borné à exposer purement et simplement sa théorie sans parler des différences qu'elle présente avec les idées actuellement admises, et surtout s'il s'était permis d'employer le langage mathématique, ainsi que certains termes nouveaux, convenablement choisis et définis dès le début, il lui eût suffi d'un très petit nombre de feuillets.
Mais cette manière de faire, excellente pour un pli cacheté déposé à l'Académie, eût été détestable pour un livre destiné au Public.
D'abord, il fallait bien, sous peine d'être incompréhensible, employer la terminologie en usage, malgré ses réels défauts.
Ensuite, si l'Auteur avait exposé ses opinions sans justifier leur différence avec les idées ayant cours, le Lecteur n'eût cessé de lui faire mentalement des objections : le livre eût été court, mais non convaincant. Il a donc paru nécessaire de prévoir ces objections et d'y répondre.
Nota. — Avant de passer à ce qui suit, le Lecteur pourra utilement prendre connaissance de V Erratum, page 56^ .