‹ Essai sur la gameChapitre 95 sur 201 · PARTIE. — EMIAHHONIE · texte numérisé non relu

PARTIE. — EMIAHHONIE

Kig. al;.

Tableau des 24 résofiiUons de l'acco7'd SI RÉ Fa LA y ou dt- sus gpicphones.

normal et mineur orné. Pour ces personnes, les quatre résolutions mineures de la dernière colonne du Tableau précédent paraîlroni sonner un peu élrangemeni: en effet, l'accord de dominante n'eat mineur que dans les tons majeurs alternants ou pseudîques et dans les Ions mineurs normaux ou pseudiques (')-

t ' ) Voir aussi plu» loin ( premier r> lions du Tableau préeédeal sembteDi ir

oi du n* 388) la raison d'ordre ^énérsl pour laquelle les demitoes rritolu-

i nolDrelIes i[Ue lea premières.

. — ÊTVOB PARTICVUltltK DE QUELOUES ACC0ni>8.

RÈSOLLTIOSS I^OMPOBTAST t'NK ALTËItATIU>.

367. On vieat de voir que la résolution d'un même accord neutre dans huit des vingtquatre tons de la musique tempérée et sur les vin^-quatre éctielles de ces huit tons ne supppac aucune altération; montions maintenant qu'en admettant les altérations les plus légères ('), on peut résoudre le même accord neutre, non seulement sur les vingtquatre échelles, mais bien dans les vingt-quatre tons de la musique tempérée.

Nous avons vu comment l'accord neutre a appartient en propre aux tous de la série b, tels que rfo majeur ou la mineur. Mais, pour les mêmes motifs, les accords neutres 6 et c appartiennent aux ions qui sont liés à rfo et à ia par les parentés les plus étroites. C'est ainsi que l'accord neutre b appartient d'une part à sol, dominante et voisin de do, et êquiarmé de do et de la, et d'autre part k mi, connexe à do, et dominante et voisin de la. De même, l'accord neutre c appartient d'une part i fa, dominée et voisin derfoet connexe à ta, et d'autre part à ré, êquiarmé de do et de la, et dominée et voisin de la. On voit qu'en somme, gr&ce à l'étroite parenté réunissant les uns aux autres les six degrés portant échelles dans les quatre équiarmés du champ néant,

fil, do, sol, rc. la, mi,

les tons de rfo majeur et de /a mineur disposent des trois accords neutres a,* et c; et, comme ce qui vient d'être dit pour le champ néant pourrait être répété pour un champ quelconque, il s'ensuit qu'un ton quelconque, majeur ou mineur, dispose des trois accords neutres (').

En conséquence, un accord neutre, quel qu'il soit, pourra toujours résoudre dans un ton choisi d'une façon quelconque, puisqu'il pourra toujours être confondu par gôtophonie avec l'un des trois accords neutres dont dispose le ton choisi.

358. Pour vérifier ce fait à l'oreille, il suffira de s'assurer qu'un même accord neutre, par exemple l'accord a, peut résoudre dans les vingt-quatre tons. Le Tableau de la figure 337 ( n" 335) peut servir à cette vérification, en y considérant les résolutions comme se faisant, non plus sur les vingt-quatre échelles, mais bien dans les vingt-quatre tons. Les tons s'y trouvent disposés par colonnes, ceux de la première, ou deuxième, ou troisième colonne appartenant respectivement aux séries a, b et c.

(' ) Ou ffléroe parfois (ans adiiu-ltre aucune altëraUoa : voir le renvoi snivant.

C) 11 )' a lieu do remarquer ici. une Toii de plu?, la mulliplicild <lc9 nspects quo peut présenter un même tnit nusicsi (voir Diatonance, renvoi du ii* 180). On vient du dire quo 1o ton de do dispose des trois accords neutres, (avoir : do l'accord a qui lui appartient en propre, et des accurds 6 et c conlbount respectivement les notes /ne et ré?, étrangères à la colloctinn do notes dos homotoniques do do. ot oompartauC par suite une certaine altération: or c'est seulement quand on se placo eiriusivomeiit au point do vue lio la tnnalilo ternaire actuellement étudiée que l'emploi des notes fait et ré^ comporte foreront noc altération; si l'un se place, comme on le Tcra plus loin ( Gammes diverses, a' 535], & un point de vue plus général, on constate que 1rs gammes Tondéos sur la tonique do ne comprennent pas soulemrtnl les huit gammes ternaires dtisignées ci-dessu-< cemoio homoteniques à l)-isc do, mais encore d'autres gammes, notamment Oilies dont le tji|>o lsI iLmhlable au modo do mi et au mode de fa dos anciens. Or cw modes, transposés de fa;nn il avoir do pour tonique admettent précisément parmi leurs degn.-. les notes rép ot fan respect ivemonl.

Ces deux notOK appartiennent donc à certains hnmolnniqucs de do, vu si I on ii u( n la gomme rhromatique de do, c'est-à-dire à la collection des douze nombres fommnl lu npport» lis plus simple a*ec 1 un d'enlro ouï appelé do.

C'est pourquoi, lorsque le Ion do do est établi, le compositeur [lout pratiquer, par exemple, la succession

do mi sol do

,s que sa pensée nmsicnle ait forcement oscillé dans un autre ton, tel que celui de sol oi

a36 SIXIÉMB PARTIB. — BNIIARHONIE.

359- Les résolutions dans les tons de la troisième colonne donnent lieu à deux remarques. D'abord, la façon dont sonnent les résolutions mineures pourra, ainsi qu'il a été expliqué plus haut ( n" 356), paraître étrange à certaines personnes. Ensuite, une résolution telle que celle de si ré fa Id'} sur 10/ majeur (1" ligne, 3' colonne) ne donnera que la sensation d'une demi-cadence, et, tant que le tonde sol n'aura pas été confii-mé par un procédé quelconque, on éprouvera une tendance à aller taire une cadence définitive aune (juarte plus haut, c'est-à-dire en do. Il est intéressant de rechercher pourquoi :

Supposons d'abord qu'on entende successivement les deux accords

do mi siA

sans qu'aucune tonalité ait été établie antérieurement ; l'accord consonant est celui de do\ l'accord neutre appartient aussi à do; rien ne s'oppose donc à ce qu'on fasse cadence sur do. Supposons maintenant qu'on entende la succession

si Té fa la, do fa las, :

l'accord consonant est celui de fa\ l'accord neutre est celui de do, dominante de fa; on sait que, quand il y a concours de deux échelles conjointes telles que celles de /a et de do (sans qu'aucune tonalité ne se trouve déjà établie), c'est l'échelle la plus basse que l'on tend à considérer comme tonique (') ; rien ne s'oppose donc à ce qu'on fasse cadence sur fa.

Mais, quand on entend la succession

si ré fa la;

si ré fol

sans être influencé par aucune tonalité antérieurement établie, les sons en présence sont l'accord parfait de sol et l'accord neutre de do; donc, pour la raison ci-dessus rappelée, c'est au ton de do qu'on rattache les sous entendus, en sorte que la résolution sur soi ne donne que la sensation d'une cadence provisoire faite sur la dominante, en attendant la cadence définitive sur la tonique do.

360. En résumé, un accord neutre a, bien qu'allié à tous les tons, résout plus facilement d'une façon définitive dans les tons dont les toniques appartiennent aux séries a et 6, c'est-à-dire dans les tons pour lesquels l'accord neutre considéré joue le rôle de neutre du ton lui-même ou de sa dominante (*). Par exemple, les deux accords neutres les plus intimement liés à do, majeur ou mineur, seront si ré fa la^ et fas la do mi\f (accords contenant la sensible ou la tonique).

MODULATIONS PAU l'aCCORD 333.

361. Sous réserve de la nuance qui vient d'être indiquée, on peut considérer la parenté des trois accords neutres avec un ton quelconque comme presque aussi étroite que si chaque ton possédait réellement les trois accords neutres au lieu d'un seul (•) ; aussi l'accord neutre est-ît remarquable pat l'extrême facilité avec laquelle il fournit toutes les modulations. Soient, en effet, T et T' deux tons quelconques, majeurs ou mineurs ; appe-

( ') Voir 5- ParUo, RatUchemeDlB, n" 269.

(') C'est-â-dir« dana les Ions qui admetlsDt pour Ionique ou pour sensible l'une des notes de l'accord neatre conaidërë.

(') Od a vu ptuA liaul ( deuxiâme renvoi du n" 357 ) i(ue, ai l'on ne se borne pas à Wtët lornairea, tool Ion quelconque peut Cire conaïdéré comme posaëdanl par luï-mi^ni

CHAPITRR 1i. — BTUDE PARTICCLIÊRG DE OCELQl'ES ACCORDS.

Fig. m.

Tuhleav dfs 4fi modulations

pt-rmi-spn puv un mî-me accord neutre SI HE Fa LA h.

al8 SIXIEME PARTIS. — KNHABMONIB.

Ions respeclivemenl A, T, D et A', T', D' leurs trois échelles constitutives, et N et N' les accords neutres qui leur appaitienuent en propre. Pour moduler de T à T', on pourra toujours faire entendre l'accord N, puis l'accord N', puis résoudre en T' : comme les accords N et S' sont tous deux à la disposition des tons T et T', les divers accords de cette succession se relieront bien les uns aux autres :

On pouiTa aussi employer celte même succession, mais en insérant entre chaque accord tonique et son accord neutre l'accord de septième de dominante, (]uî diffère très peu de l'accord neutre :

Il va de soi iju'on peut varier c.es. successions de bien des manières, notamment en supprimant D et N et en faisant seulement :

C'est cetle dernière succession qui est employée ci-dessus daits le Tableau de la figure 338 pour moduler vers do, majeur ou mineur, en venant des vingt-trois autres tonalités de la uiusicjue tempérée. Pour abréger, tous les tons de ce Tableau ont été écrits uniquement dans le mode majeur, mais des flèches descendantes, placées devant les médiantes, indiquent les notes qu'il suffit d'abaisser d'un grade pour réaliser les cas des tons mineurs. On voit qu'un même accord neutre, tel que si ré fa la<}, pfirmet toutes les modulations conduisant au ton auquel il appartient {do), savoir : vingt-trois vers do majeur, et vingttrois vers do mineur, soit au total quarante-six modulations.

368. Parmi tous les procédés par lesquels l'accord neutre permet de moduler, le plus simple est évidemment celui qui correspond à la succession suivante :

J l'un quelconque des (rois I ^,

\ accords neutres a, ^ ou c. \

où un seul accord neutre quelconque met en communication deux tons T et T' également quelconques. Ce procédé, suffisant, mais exigeant parfois, ainsi qu'on va le dire, la confirmation du ton T', comporte cent trente-huit cas pour chacun des douze grades de la gamme chromatique tempérée.

Le Tableau suivant réunit synoptiquement les cent trente-huit modulations qu'on peut ainsi réaliser en partant de do comme ton initial ; les modulations entre tons majeurs sont seules écrites, mais, de mémo que dans le Tableau précédent, des flèches descendantes, placées devant les médiantes des accords parfaits, indiquent les notes qu'il suffit d'abaisser d'un grade pour réaliser les cas def tons mineurs.

Si l'on n'utilise que le prima de ;haque ligne, on a les quarante-six modulations où do est le ton initial et où l'accord n^ jtre employé est a (savoir : vingt-trois modulations en partant de do majeur et vingt-trois en partant de do mineur). Si l'on utilise le seconda ou le teitia, on a les mêmes modulations, mais avec emploi de l'accord neutre b ou c, respectivement; d'où le total annoncé de cent trente-huit cas.

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