CHAPITRE V
UATTACIlEMliNT DUNE (iAMMK COMPI.KTI-:
281. Nous remarquerons d'abord qu'étant donnés sept nomlires représentant les N des sept degrés d'une iiamme, le nombre de référence auquel il faut comparer ces N pour obtenir les rapports les plus simples est précisément l'N de la Ionique de la gamme. Nous rechercherons ensuite comment l'oreille doit rattacher une série de sept sons formant gamme.
ARTICLE I. — Tonique, note de référence la plus simple.
282. On trouve dans beaucoup d'ouvrages l'indication de divers procédés devant permettre de reconnaître la tonique de tout morceau de nuisique. L'applicatiqu de ces procédés suppose le plus souvent qu'on voie la musique écrite; ils ne sont alors pas sûrs, puisqu'on peut généralement écrire des exemples pour lesquels les procédés indiqués se trouvent en défaut.
On sait combien cependant il est facile de reconnaître d'iuslinct la tonique de l'air que l'on entend, sans en voir la musique écrite; on n'est embarrassé que quand on doit l'être, c'est-à-dire quand la tonalité est effectivement douteuse. Si, pratiquement, le musicien reconnaît si vite cette note dont, théoriquement, la désignation a pu paraître délicate à bien des harmonistes, cela tient à ce que, quand la tonalité d'un air de musique. s' affirme nettement, tous les membres de la phrase musicale sont pour ainsi dire construits et orientés par rapport à la tonique; car c'est par rapport à elle qu'ils constituent des combinaisons d'N simples; c'est aussi par rapport à la tonique que la phrase musicale est ponctuée, les cadences se faisant, soit sur la tonique (cadences complètes), soit sur les notes formant avec la tonique les rapports les plus simples (cadences incomplètes). Dans les oscillations, la tonique peut se déplacer, mais pendant de courts épisodes, et sans jamais trop s'éloigner de la tonique véritable autour de laiiuelle la tonique du moment oscille parfois, de même qu'un corps vibrant oscille autour de sa position d'équilibre (ou de repos ).
Enfin, dans les gammes ternaires dont il est exclusivement question ici, et qui sont d'ailleurs les plus usitées de toutes, apparemment parce qu'elles sont les plus simples ('), il l'.xiste la circonstance spéciale suivante :
283. Étant donnés les divers degrés d'une gamme ternaire, si l'on clierche la note à laquelle on doit les comparer pour obtenir la série de rapports la plus simple, on trouve toujours que cette note de référence n'est autre que la tonique même de lagannne. Les huit Tableaux suivants, relatifs respectivement aux huit gammes ternaires, permettent de vérifier qu'il en est bien ainsi.
(' ) i'oir à Gammes dU'erses, n" ôi)l l't suivaals ; SiipiTioriti' lies <ruiiiiiio.« li'inaires.
Cl.\(,l(;iKMI': l'Ulill.. — [i.\TTM.IIT'.Mi:MS.
(loiiiiiic i/r
iiuijciir non/la
NOMBllES
re
sol
la
si
(lo
ré
mi
fa
soi
la
si
do lér.']CJR-P.
■il
GO
— Jj
ifi i5
fa — 3'
Tïï
sol = 36
iG
si - '-)
iG i5
iG
(iai)iiiii: lie do iiiiijpiir orne
NOMBllIiS
rc
mi
sol
si
(lo
mi
sol
la;
lie iTf(-]Tnio.
IGO
to
9^ iG
/■a — iGo . . .
■ii
iG
Kl
itio
jG
ib
la = 300
si — '.>■>'>
CltAPriRE V. — RATTACIIKMKNT I) UNK (lAMME COMI'LETi:,
Gamme de do majeur nlternant.
NOMBliKS
<lo
ré
mi
sol
do
ré
sol
lOf
tic rrrrrciiro.
KiO