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CHAPITRE VI. — IU:MAll(.irKS IIIVKHSKS. Hj'j

rattachera encore îi leui- échelle même; touteloi;^ hi lendance à faire ce rallachement sera un peu moins énergique que celle du cas précédent, car ici le géniteur général n'est plus la hase de l'i-chelle proposée mi sol si, mais celle de réchclle corrélative dn mi sol ( ' )

S(:1IIE niSSONANTK (IM llll'lUrrATION lM(.)li;)-

295. Nous considérerons ici dcu.x exemples seiublables à ceux (|iii uni déjà été examinés plus haut, savoir les rattachements de fa do sol et de fa la ilo mi sol. Dans ces deux cas, les sons entendus ne seront susceptibles que d'une' seule interprétation, celle qui a été admise plus haut : fa do sol sera considéré comme une série de trois notes échelonnées en quintes, et fa la do mi sol connue une succession de deux éc-lielles majeures conjointes; ces interprétations sont en effet incomparablement plus simples que toute autre combinaison de notes sonnant à peu près de même, et telle, par exemple, (jue mii do sol, etc. Les séries considérées étant dissonantes, leurs notes, par définition, n'appartiennent pas à une échelle unique. On conçoit donc que la disposition de l'accord puisse influer sur le rattachement. Examinons brièvement quelle est cette influence.

296. Cas fa do sol. — I.es sons entendus se réduisent aux ternies extrêmes de deux échelles conjointes; ces échelles peuvent semlder appartenir à deux ganmies majeures, celle de fa ou celle de do, suivant que l'influence du géniteur (fa) ou du médiaire ido) sera prépondérante :

Si l'accord se présente dans la disposition

l'ig. ,9..

T» ■■...,...,., EcLelle DO

?^ Ecielle. FÀ,

lïi:

ti

il l'voque le cas des deux échelles d'une gamme binaire (voir ci-dessus, n° 209), et l'on rattache à la plus basse des deux échelles, c'est-à-dire au géniteur/». Si l'accord se présente avec la disposition :

^■-■.■.-.Ichelle XA.

-....EcJielle SOL

(') On |i(!iil (loin- sii[ip(is<T ijui', dans ti' i-as ili' |iiiri' iiiiafçiiiatiiin mi l'auilitiMii- ignnrcrait If mnilc iiiiiicui- l'I ne nnnaiti-ait ahsciluiiii'nt ijno la tniialilL' niajouiT. Ii' rallai-lh'Uiciit ilr mi «o/ .s( S(' ferait foiviinicnt on </o iiiaji-nr. Exemple :

igf)

(ilNOflKME PARTIi:. — RATTACHEMENTS.

il évoque le cas des deux échelles non tmiiques d'une gamme ternaire (co//- ci-dessus. n" 276), et l'on rattache à l'iMiidle tonique de la gamme, c'est-à-dire au médiaire do.

297. Cas fa la do mi sol. — Dans ce cas, les deux échelles conjointes ont leurs notes au complet. Si l'accord se présente dans sa disposition la plus simple, à l'état d'une série de notes eu tierces :

l'is- IIP-

tchelle DO

Echelle FA.

Oïl se trouve dans le cas déjà e.\auiin6 (voir iv 269) des deux échelles d'une gamme binaire, et l'on rattache à la plus basse, c'est-à-dire à fa. Mais, si l'on fait passer sol à la basse, il cesse d'être interprété comme sommet de l'échelle do, et évoque l'échelle sol elle-même, en sorte que les notes ou échelles évoquées :

': — ■ *■ .^Echelle DO (médiaaU;)

Echelle. EA.

sont, dune part, les échelles sol et fa disposées comme les échelles nou-toniques d'une gamme ternaire, et, d'autre part, la note mi, médiante de l'échelle tonique de la même gamme. On se trouve alors dans un cas assez semblable à celui qui a été étudié plus haut (Cas sol si rc fa la do, u» 276), et l'on rattache à do.

SÉRIE DISSOXAXIE ( INTERPRÉTATIO' MILTII'I.F ) .

298. Considérons la série sol si lé fa la. En procédant comme on l'a fait antérieure ment ('), il est facile de voir que ces notes peuvent recevoir trois interprétations dilfé rentes, caractérisées par les formules

ou par les schémas

sol

T /' I T, Fig. iç,:..

Ta

sol re la

et que les rattachements correspondant à ces trois interprétations sont respectivement : (/" majeur. la ininein'. /■(• mineur.

Dans les tons de do et de la, la série considérée est formée par l'assemblage (à l'état incomplet) des échelles D et A; dans le ton de re, la série n'est autre que la réunion des échelles A et T :

Ton (lo 'A. s,:l si ;■<■• fa la ( ilo i

Ton lie la ( mi I sal si /'c l'a la

Ton du /■.' soi si rr fa In

( ') Notainment au ii* 27(1 ou jui w 28li (Jig. i83 à i85 ).

CHAPITIIE VI. RKMAROIES DIVKUSKS. I<)7

On voit que, dans le premier cas, ri- forme échelle avec sol si, mais non avec/a /«; dans le deuxième cas, il l'orme échelle avec /a la, mais non avec sol si; enfin, dans le troisième cas, il forme échelle avec sol si et avecyW la.

Ceci posé, considérons par exemple, parmi les cent vingt dispositions dont la série sol si ré fa la est susceptible, celles qui sont indiquées ci-dessous en A, B et G.'

(i jj ^ ?t

En A, la note ré est bien disposée de façon à pouvoir être interprétée comme faisant échelle à la fois avec sol si et a.vec fa la : donc A pourrait théoriquement rattacher au ton de /•(',• mais la disposition des notes permet aussi de considérer sol si ré conmie une l'chelle et fa la comme le commencement d'une autre échelle, ce qui correspond à la résolution en do majeur : c'est donc cette solution qui prévaut, puisque la tonalité de do majeur normal est plus simple et plus usuelle que celle de ré mineur alternant ou pseudique.

En B et en G, au contraire, la disposition des notes ré fa la conduit à considérer /a et la comme les deux derniers échelons de l'échelle ré, bien plutôt que comme les deux premiers échelons de l'échelle fa : le rattachement au ton majeur normal du champ ne s'impose donc plus comme cela a lieu dans tant d'autres des cent vingt cas réalisables, rt l'on peut fort naturellement résoudre l'accord B en la et l'accord G en ré.

REMARQUE SIR I.'aCCORD DE SEPTIÈME DE DOMINANTE.

299. Il semble que la plupart des harmonistes considèrent l'acrord sol si ré fa cunune rattachant toujours au ton de do ('), quelle que soit sa disposition.

En réalité, la série de notes dont il s'agit rattache habituellement à do pour les raisons indiquées plus haut (voir Dissona/u-e. n^aOS) et parce que très souvent le groupement des notes conduit à considérer sol si ré comme formant échelle; dès lors, la tierce si ré étant prise pour tierce d'échelle {t), la tierce ré fa est prise pour tierce de raccordement (<'), d'où le rattachement à do. Mais, avec certaines dispositions telles que la suivante :

re fa si sol.

on est porté à considérer ré fa comme formant une tierce ordinaire ou tierce d'échelle (0, tandis que l'intervalle sol ré ne s'impose plus comme quinte (-): on peut donc très facilement attribuer à la série sol si ré fa, non plus la constitution qu'elle a dans le ton de do, savoir T t i', mais bien celle de T /' t (ju'elle a dans le ton de la, d'où le rattachement à ce dernier ton :

( ' ) ICn réalitii, les liannonistes no tiaitunt jias de ce qui a vtù ilésigné ici sous le nom de rallacliemenls . Toutefiiis niius venons plus loin ([ue ce qu'ils étudient sous le nom île résolutions régulières n'est pas sans analo<;ie

avee les l'attacliemenls. (l'oif li-aprùs n° 319.)

■j (•) L'inten-alle soi re, qui vaut exaelement une quinte - dans lo ton de do majeur, vaut un eomma île moins dans

le Ion de la mineur {L'oir -' l'artie. Iiilervalles).

içiS

CINOl'IKME P.VRII! . — RATTACIIIÎMENTS.

ARTICLE II

Attractions musicales.

300. On éprouve j^oiivriit, aussi bien dans les rattacheuients (ju'au cours de la comiJOsilion musicale, certaines tendances instinctii'e.i à faire marcher les parties dans un sens délerminé, ou à porter la mélodie sur telle note, ou à résoudre une dissonance sur telle échelle, etc.

Pour expliquer ces tendances instinctives, qui sont très réelles, les lliéoriciens admettent ordinairement qu'il existe en musique certaines attractions 4ont les plus fréquemment invoquées sont, d'une part, l'attraction entre les degrés de la gamme dont l'intervalle n'est que d'un demi-ton et, d'autre part, la propension qu'auraient les notes dissonantes h résoudre en descendant d'un degré, exception faite toutefois pour la note sensible, laquelle éprouverait une tendance spéciale à résoudre par une marche inverse, ascendante vers la tonique.

Cçtte façon d'interpréter les faits ne satisfait pas plus l'esprit que la théorie du Bachelier de Molière, expliquant que l'opium fait dormir :

B Quia est in co » Vitus dormitiva 1) Gujus est natuia « Sensus assouplrp ».

Il semble que lés tendances instinctives ou attractions que nous éprouvons sont de simples conséquences de ce qui a été établi antérieurement, et peuvent s'expliquer sans avoir à admettre aucvni principe nouveau ni aucune hypothèse sur l'existence de forces attractives spéciales, de nature inconnue.

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