CHAPITRE II. — ETUDE PARTICDLIERE DE QUELQVES ACCORDS. 2 i I
savoir : raccord a, la fausse échelle si ré fa; l'accord b, la tierce la ch>; et laccordc, la tierce mi snl. Il est évident, d'après ce qui précède, que si, dans l'accord la do mi sol, on hémolise les deux notes supérieures, on produit le neutre l> contenant la do :
la do
Accord 3i-3 t.. , r^A^
Accord 333 —+^,
Si l'on dièse les notes inférieures, on produit le neutre c contenant niisol
Accord 3i3
Accord 333
do
Enfin, si l'on bémolise les notes inférieures en même temps qu'on dièse les notes supérieures, on obtient (à l'état incomplet) le neutre «, contenant xi ré fa :
Accord 3i3 Accord333^
do
Ce sont ces accords neutres qui sont écrits entre crochets (sous une forme d'ailleurs fort incorrecte, mais relativement facile à lire ) au milieu des huit résolutions de la série 4 ; chacun d'eux est l'accord neutre appartenant en propre au ton dans lequel se fait la résolution; son interposition entre l'accord altéré initial et l'accord consonant final rend la succession moins dure, parce qu'elle aide l'oreille à saisir la filiation existant entre les sonorités successives (').
ARTICLE II. — Etude de l'accord 333.
351. L'accord 333, ou accord neutre, présente une particularité qui le rend éminemment propre aux effets enharmoniques : les trois intervalles élémentaires par la superposition desquels il est constitué ont pour valeur approximative une même partie aliquote de l'octave. De ce que les tierces mineures d'échelle ou de raccordement et les secondes dites augmentées valent uniformément trois grades, il résulte que la gamme tempérée n'offre pas plus de trois accords neutres distincts. Considérons, en effet, la figure 235 ci-dessous, représentant les notes de la gamme naturelle, ainsi que les grades intermédiaires de la gamme chromatique, et marquons d'un même signe, par exemple de la lettre a, la première note de la figure, et, de trois en trois, toutes les suivantes : les notes ainsi marquées ne sont autres que les quatre notes constitutives de l'accord neutre si rc fa In y ou de ses gétophones; marquons de même de la lettre b toutes les notes situées immédiatement au-dessus des précédentes : nous avons ainsi repéré les quatre
(') Ci'ci est une nouvelle apiilicatioii de principes oxpesés antéiieiiivinent (roi/notamment Dissonance, ii'nvoi ilu n» 186).
SIXIEME PARTIE. ENHARMOME.
notes constitutives de raccord neutre y«; /« rfo mi^ ou de ses gétophones; marquons enfin de la lettre c les notes restantes, qui sont les quatre notes constitutives de l'accord neutre mi sol «r^ ré'-^ ou de ses gétophones :
N".^ d'ordre „
des ff rades ;
Noms des Notes, si do ré mi fa sol
9 10 11 12 1 2 la si do
Sérjes ■
I I I I I I I I I I I I I I I a.bccL.bcabc- a b c cl b c
On voit que nous avons ainsi réparti tous les grades de la gamme chromatique en trois séries :
La série a, contenant notamment si rc fn ; La série b, contenant notamment la do; La série r, contenant notamment mi sol.
Ces trois séries correspondent respeclivoment à trois accords neutres distincts a. b, c, et tout accord neutre ne peut être qu'identique ou gétophone à l'un des trois accords a, 0, c.
DEURËS UE LA GAMME POUVANT PORTER l'aCCORD 333.
352. Si l'on construit une cherche telle que celle figurée ci-dessous (Jig. 236), portant
Fi-, -M).
quatre traits uniformément écartés à trois grades les uns des autres, et si l'on fait glisser cette cherche sur les huit lignes graduées {Jig. 226 du n° 339) qui représentent les huit types de gammes, on constate que l'accord neutre n'appartient qu'aux deux variantes ornées, et qu'il s'y place sur les degrés '\'II, II, l\ et YI, lesquels, dans le genre orné, sont communs aux deux modes.
Placé sur le septième degré, il est l'accord de septième diminuée du ton ; placé sur les degrés II, IV et VI, il est le premier, ou le deuxième ou le troisième renversement dudit accord de septième diminuée.