CHAPITRE II. — i:ilI>E PAIiriClLIKnE DK Qt'ELylES ACCORDS. TJ
11 va de soi que cet accord peut d'abord résoudre sur l'échelle tonique des seize tonalités auxquelles il appartient. Mais, comme l'accord tonique ne dépend que du mode, et non de la variante, ces résolutions se réduisent à huit distinctes, savoir :
Toniques Modes . .
soi ré et. i. a. i.
Ces huit résolutions forment la série i du tableau précédent (./'>. aSi).
345. Mais l'accord considéré peut aussi résoudre sur les échelles D et A des divers tons auxquels il appartient. Ces échelles ont pour base les huit notes
,f (' 7 fa
sol
la
Pour savoir de quels modes seront ces échelles, il suffit de se rappeler que 1<; mode des échelles dépend du mode et du genre de la gamme considérée, ainsi que l'indique le Tableau ci-dessous :
Désignation des variantes.
JIiiJc des 3 échelles T
11 suit de là que, dans les seize tonalités considérées, les échelles basées sur les huit notes précitées affecteront les modes indiq^^és par le Tableau suivant :
Gammi.
possédant 1
la do rni
ai-eo sol
Ba
ses dé
■helles
Sip /„
n a i II
do a a a
sol
ré
la 1
fa ■ ■ ■ ■
do] ■
.wl ,
sol .■ ,"•■
\ a. OL . ■( a. il.
Résumé. . .
Les résolutions possibles seront donc au nombre de douze, savoir :
Bases del'accordpaifait. si-> fn du sol rc la mi fi Modes ai a a ai ai i i ai
Parmi ces résolutions, quatre seulement sont nouvelles : ce sont celles qui forment la série 2 de la ligure 281 (n° 3ii).
SIXIKME PARTIE. EMIAR.MOXIIv.
RÉSOLITIONS COMI'OIII ANT l NE ALTÉRATION.
346. Les douze résolutions précédentes sont fournies par les tonalités auxquelles appartient l'accord la do mi snl, sans altération d'aucune sorte. Si maintenant nous recherchons à quels tons on peut, grâce à l'altération, attribuer, soit l'accord lo dn mi snl hiimême, soit une série de quatre sons gétophones à la dn mi sol, nous allons voir que l'accord étudié est susceptible de résoudre sur les vingt-quatre accords parfaits et même dans les vingt-quatre tons que nous offre la musique tempérée.
De ces vingt-quatre résolutions, les douze ne comportant pas d'altération ont déjà été indiquées dans les séries i et 2 de la figure 201 (n° 3W); les douze autres sont comprises dans les séries 3 et 4.
347. Les résolutions de la série 3 ne comportent que l'altération correspondant au changement de mode; en effet, les tons de fa i, dn /, In a, mi a sont les contremodes des tons de fa a. dn a, la i, mi i, qui possèdent naturellement l'accord la do mi sol, et figurent à ce titre dans le Tableau du n° 3i3 (Jig. 280, lignes i, 2, 7 et 8). Si l'on relit ce Tableau en contremodant les accords parfaits de ces lignes (ce qui se fait en haussant ou baissant d'un grade les médiantes d'accord parfait marquées d'une flèche ascendante ou descendante), on constate que les successions dans une même ligne et les modulations d'une ligne à l'autre ne sont pas beaucoup moins faciles et naturelles que quand on lisait le Tableau sans altérer les médiantes : ceci tient à l'étroite parenté créée par l'homotonie entre tons ne différant l'un de l'autre que par le mode.
348. Les huit résolutions de la série 4, lorsqu'on les joue e.r abrupto, paraissent plus dures que les précédentes; il est naturel qu'il en soit ainsi, car il existe une moindre parenté entre le ton de l'accord de résolution et les tons auxquels l'accord la do mi sol tendrait normalement à rattacher quand il est entendu ex abrupto ('). Mais ce qui fait la dureté de ces successions, c'est que la tonalité dans laquelle on résout n'a pas été établie antérieurement; si elle avait été établie, c'est au contraire le dissonant gétophone de la do mi sol qui pourrait sembler dur, en raison des altérations qu'il renferme, tandis que le retour à l'accord tonique semblerait très naturel.
Les accords altérés gétophones de la do mi sol peuvent s'introduire de tant de façons diverses dans les tons de la série 4 qu'il n'y a pas lieu d'entreprendre le dénombrement de tous ces modes d'introduction ; parmi eux nous considérerons seulement le suivant :
349. On va voir dans l'article II ci-après que les accords 333 (ou accords neutres) distincts existant en musique tempérée sont au nombre de trois seulement; et que chaque ton possède l'un de ces trois accords, et dispose aussi des deux autres à l'aide d'altérations très légères (ou même sans altérations).
D'autre part, il suffit évidemment de considérer les formules mêmes des accords 343 et 333 pour voir que tout accord 343 peut être formé en prélevant respectivement ses deux premières et ses deux dernières notes dans deux accords 333 distincts. Il suit de là qu'un accord 343 quelconque tel que ia do mi snl peut résoudre dans un ton quelconque tel que doc. En effet, ce ton étant supposé établi, dispose des trois accords 333, et notamment des deux à l'aide desquels on peut former, par le moyen ci-dessus indiqué, un accord altéré gétophone à la do mi sol; donc, étant en rfo;, on dispose de cet accord altéré, lequel peut, par suite, résoudre en doc.
350. Nous verrons plus loin que les trois accords 333 ou accords neutres a, b et c contiennent, sous forme naturelle ou enharmonique (hétérographique). les notes suivantes,
( ' ) Voir le pi-finici- renvoi du ii" 38.S.