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COMPARAISON DES GAMMES PALÉTYPES AUX GAMMES TERNAIRES

556. Les gammes ternaires sont fondées sur la réunion de trois échelles de trois notes ; les gammes palétypes sont purement et simplement des collections de rapports simples ne se répartissant pas nécessairement en échelles; ces deux genres de gammes ne sont

(') Il contiendrait même encore si sitypo si cette gamme n'et:iil en réalité clinmiatiquc et ne devait, eomine on l'a vu plus haut, s'écrire par un miii et non par un fa.

C) On remarquera que les six tons d'un nièuie champ anti(|iie peuvent être considérés comme formant trois couples de deux tons relatifs l'un de l'autre (toniques distantes dune li.ice mineure, modes contraires et notes identiques ou ,;,'étopliones). -Mnsi, dans le champ néant, un ))remier couple est i:ompnsé de do et de la qui ne dil'féreut que par leurs ré, lesquels sont gétophones; un second couple comprend sol et mi dont les notes gétophones sont les /n el les la ; enfin un troisième couple est formé do ré et de fa dont les noies gétophones sont les sol et les si.

do

dolype,

semblable à

do

rc

rétvpe,

semblable à

ri'

ini

mitype.

semblable à

mi

fa

fatype,

semblable à

sol

sollvpe,

semblable à

sol

la

lalype,

semblable à

la

HUITIEME PARTIl:-

GAMMES DIVERSES

donc lîas conçus au même point de vue; il n'y en a pas moins identité complète entre certaines de ces gammes (');on voit, en effet, que. dans les modes de do, riJ,xol et la, les formules des notes sont respectivement tout à fait les mêmes que dans les gammes de do majeur normal, ré mineur pseudique, sol majeur pseudique et la mineur normal ; quant aux trois autres gammes palétypes (modes de mi. fa et si), elles présentent avec les gammes ternaires les plus semblables certaines différences qu'on va examiner ci-après.

557. Gamme miiype. — Comparons entre elles les gammes de mi mitype et de mi mineur normal, et à cet effet considérons les schémas suivants, dans lesquels la note jouant le rôle de tonique est marquée d'un petit cercle.

do majeur normal fa do sol pé — <?> \ 1

m i mitype do sol

mi jnïneurnormal do sol ré

la

fan

Les deux gammes de vii ne diffèrent Tune de l'autre que par le II" degré qui est de U =: ux plus élevé en mineur normal qu'en mitype.

On sait que mi minetir normal est corrélatif de do majeur normal, parce que la tierce mi sol est commune aux échelles toniques de ces deux tons. Mais nti mitype aussi pourrait être considéré comme corrélatif de do majeur normal, car il a en commun avec lui, non seulement la tierce mi sol, mais aussi toutes ses autres notes, sans aucune différence de Gommas; il suffit, en effet, de jeter les yeux sur la figure qui précède {/ig. Sai) pour se souvenir que les deux gammes dont il s'agit sont formées de la même série de sons, mais rapportée à deux termes différents.

558. La gamme de mi mitype est un peu plus complexe que celle de 'ni mineur normal

parce que sou H" degré se présente sous la l'orme fa = ^, moins simple que /oQ = ^;

toutefois cette substitution entre les deux formes du II" degré ne trouble pas très gravement l'ordre ternaire, car, dans la série des tierces, c'est seulement l'échelon extrême de l'échelle supérieure qui se trouve moditîé : *

1(1 (in mi sol si rr fa,

c'est-à-dire que l'échelle dominante si ré fa\X =i tl de la gamme ternaire se trouve ici remplacée par la fausse échelle si ré fa = tt' (-).

La tonalité mitype n'est donc pas beaucoup moins douce que la tonalité mineure normale et, dans le ton de mi, l'emploi de /a s est assez facile, au moins en mélodie; en harmonie, le/rt; se rencontrera surtout lor.squ'une oscillation aura conduit dans un ton possédant cette note; mais, lorsqu'on voudra l'employer dans l'harmonie de la dominante du Ion {si), on sera conduit, pour faire consonance, à oH'enser accidentellement l'ordre palétype en diésant le/i7.

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