‹ Essai sur la gammeChapitre 164 sur 266 · Gamme falypc · texte numérisé non relu

Gamme falypc

normal.

Comparons de même les gammes de/a fatype et de fa majeur

( ' ) .\u moins en ce qui concerne la hauteur de leurs degrés.

(') Il résulte de i-ettc modification une diminution de la gr.imlcnr des N' de la gamme: ainsi l.'s X ilo la gainmi' mineure normale étant N : 120/ i35/ i44/'*>o/ iSo/ igay'îi'i. si l'on abaisse de ux le 11° degré, la furauile de la gamme devient N : infiilî^ I !\ol fp I {fil5!\. On voit ici que, comme on l'avait déjà remarqué antérieurement (Battac/iements, second i-envoi du n° 276), les N les plus petits ne sont pas toujours les plus simples.

CllAl'ITIlK m. — c.A.MMKS TIIIGKNES. 357

Les deux gammes de fa diffèrent l'une de l'autre en ce que le IY= degré est de 0 = u-r plus élevé en fatype qu'en majeur normal.

iM-. 325.

la mmeur normal fa fa type fa majeur -normal

fa do sol fa do sol siP fà do sol

De même que fa majeur normal, fn fatype pourrait être considéré comme corrélatif de la mineur normal, car il a en commun avec ce ton, non seulement la tierce la do, mais toutes ses notes, sans aucune différence de commas : on sait, en effet, que les notes de la mineur normal et de /a fatype sont définies par le même schéma, et que les deux tons ne diffèrent entre eux que par le choix de la note à laquelle on rapporte toutes les autres (voir fig. 320).

560. La gamme de fa fatype est sensiblement plus complexe que celle de fa majeur normal, car, au IV" degré, elle perd le rapport simple ^ = ;^ et reçoit à la place le rapport

complexe -r ^^ — > qui n"est autre que le dur intervalle de triton, obi«t d'horreur des anciens harmonistes, et dénommé par eux diabolus in musica. Au surplus, les modernes ratifient cette opinion des anciens. Ainsi Wagner, dans son opéra de Siegfried, lorsqu'il veut présenter Fafner à l'auditeur, fait un fréquent usage de l'intervalle de triton, tant à l'orchestre que dans le chant du monstre.

11 est facile, sur cet exemple, de reconnaître que, comme on l'a vu plus haut (n° hSl ), ce que nous trouvons dur, ce n'est pas la concomitance de deux notes telles que /a et si ou do et/«tt, mais bien le rapport de l'une de ces notes à l'autre.

.-Vinsi, dans le passage de Siegfried précité, l'harmonie comporte souvent {do étant supposé être la Ionique du moment) des combinaisons telles que

do fdU do,

sans addition des notes qui diviseraient ces tritons par moitié. C'est qu'en effet une combinaison augmentée de ces notes intermédiaires

do mi -, jiiïi l<i do

deviendrait un accord neutre, et perdrait sa dureté, car l'auditeur, profitant de ce que tout accord neutre appartient à différents tons, éviterait de rapporter les notes entendues au

ton de do dans lequel elles comportent le diabolus in musica-— î—^^"^—, et les interpréterait par rapport à une autre tonique, par exemple à sol; dans ce ton, en effet, les intervalles sont

la 9 do 1 mir, 8 /«tt jj

râ7 "" 8 ' 'sôl'~ V soi " 5 ' sol " 8 '

et présentent par suite une dureté incomparablement moindre que celle du triton.

561. La gamme de fa fatype est donc très sensiblement plus dure que celle de fa majeur normal; au point de vue ternaire, on peut admettre que la première dérive de la seconde par déformation de l'échelon formant base de l'échelle dominée :

.V( ri' fn lu do mi sol,

la première échelle sip ré fa — 'Il étant remplacée par si ré fa = t' t.

358 IIIITIKME ['ARTIf. - (iAMMliS DIVERSES.

La dureté dont serait affecté le mode de /a pratiqué en toute rigueur a conduit les musiciens à imaginer le bémol ( '), grâce auquel le IV"= degré de la gaanme reprend sa forme habituelle. Ce bémol, d'ailleurs, ne doit pas être forcément continuel, car, du ton de fa, on oscille très aisément dans d'autres tons où le si est naturel.

562. 'ianune sitype. — Cette gamme, ainsi qu'on l'a vu, appartient en réalité au genre chromatique. Elle parait avoir été moins usitée que les précédentes (-). 11 est naturel qu'il en soit ainsi, car non seulement elle contient, comme la gamme fatype, le degré complexe ^> ou plus exactement '^^^, mais encore le degré simple dont elle est

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