‹ Essai sur la gammeChapitre 191 sur 266 · MI · texte numérisé non relu

MI

f j- lj n

SOL a + 7^

ré1>

Quant à l'oscillation de ± 6 grades, elle est, bien entendu, la moins aisée de toutes puisqu'elle se fonde sur la parenté minima; mais elle est néanmoins praticable, ainsi que le

Fig. 370.

F»lt'

J .J JV^

LA i

Rɧi

CIIAPlTRi; I. MOnlI.ATIONS. îli

montrent les deux exemples ci-dessus (AV- 370) relatifs, l'un au mode majeur (oscillation de do \\fa^ majeurs), l'autre au mode mineur (oscillation de la à /•<-; mineurs).

680. S'il en est ainsi, c'est-à-dire si l'on peut appuyer d'un accord parfait l'une quelconque des notes de la gamme chromatique du ton établi, c'est parce (jue ces notes sont précisément celles qui forment avec la toni(iue donnée les rapports les plus simples et qui lui sont liées par les parentés les plus étroites. Le Tableau suivant récapitule les principales (') de ces parentés.

Notes. Parentes hvcc \-a I.DiiciiU'.

do Tonique donnée.

rv-j Géniteui' de la gamme cliromaliquc de do\ rci «, fauxocjrrélatif

de fa a ( voisin de rfo a) et corrélatif de fa i (voisin de do l).

rc /•(• i.h. éqiiipseudique de do «.v; ré i.v, cqiiiarmé de do rt.i}/.

""'1 mit (I, relatif de do i.

»ii //// /, corrclalif de do a .

f" Voisin de do ; relatif de rr i et corrclalif de /a i (qui sont des é(iui-

armés do do).

f<(Z l'arenlé minima.

sol Voisin de do et son éqniarmé.

In-, ... . la y a. coiTélatif do do i.

la la /, relatif de do a.

siYi «/? «.^l'^ équipseudique do do i.w; .tit, «.v, cqurarmc de doi.'!^;

.ti-j a, corrélatif de l'é i (équianné de do a).

.H Corrélatif de sol a ( voisin et équiarnié de do); voisin ou dominante

de mi i (corrélatif de do a).

681. Ces parentés permettent au lecteur de comprendre pourquoi, lorsqu'il improvise au clavier, tous les accords parfaits possibles viennent se présenter sous ses doigts, en des oscillations qu'il pratique d'instinct et sans y songer. Ces oscillations, qui pourraient le conduire ù, exécuter d'incessantes modulations s'il traduisait en musique quelque rêverie vague ou quelque songe imprécis, seront au contraire sans influence sur la tonalité et la laisseront inchangée lorsque, sous la dictée d'une inspiration véritable, il composera sur un sujet bien net, en se proposant d'exprimer mtisicalement une idée clairement déterminée.

PRÉPARATION DES MODl I.ATI0NS PAR PARENTÉ.

682. Lorsijue la parenté unissant les tons entre lesquels on module n'est pas jugée assez étroite, il est facile de préparer l'arrivée du nouveau ton sans faire usage delà dissonance (-) et en employant seulement des accords parfaits choisis de façon à constitueruno sorte de processus modulatoire.

Supposons, par exemple, qu'il s'agisse de préparer une modulation etitre tons qu'unit la parenté du second degré fondée sur la combinaison de la connexion et de l'homolonie. Suivant que le ton de départ sera majeur ou mineur, les cas pouvant se présenter seront au nombre de huit, ainsi que l'indique le Tableau suivant.

(') Piiui- (|iie ce Tableau fut complet, il faillirait y faire tigjuri'r lieaucuiiii d'aiitn's |iarentcs l't iinlaiiinient teiile celles (|in peuvent être finini'cs en cninliinanl ilen\ à denx les paimli's li's pins simples, liniieiliinie. voisinage, ci:ii noxion et lîiiuiarmuie.

{-) Contrairement à l'opinion émise par Fétis et rapportée plus liant (voir M" (i'il ).

NEIVIKME PARTIE. — APPLICATIONS MISICALK8.

Cas.

Pien

lier ton.

Préparation.

SlH'.

on.i ton.

Paronlo au preniior ton.

do

majeur

mi majeur

la

majeur '

Page 1