‹ Essai sur la gammeChapitre 241 sur 266 · CHAPITRE II. — RÉALISATION 1)1' TEMPÉRAMENT. 5l<J · texte numérisé non relu

CHAPITRE II. — RÉALISATION 1)1' TEMPÉRAMENT. 5l<J

Dans chiKjue douzaine de leviers, le premier (marqué I sur la vue de face) est toujours chargé de représenter la tonique (degré I); le second et le troisième (marqués II' et II) représentent toujours les deux formes que peut affecter la sustonique (degré ir ou II); de même, le quatrième et le cinquième (marqués IIP et 111) représentent toujours les doux formes de la médiante (degré IIP ou III), ... et ainsi de suite.

Tout l'ajusteur est susceptible de se déplacer par un mouvement d'ensemble, de la droite vers la gauche ou inversement, et de prendre cinquante-trois positions s'échelonnant à jîj d'octave les unes des autres; le levier I peut ainsi passer successivement en regard des cinquante-trois commandes de marteaux de l'octave. On désignera dans ce qui suit chaque position de l'ajusteur par un numéro d'ordre, qui sera précisément celui du céléson rendu par la tonique de la gamme; ainsi, la position n" 1 (représentée sur la figure 4-^o) sera celle pour huiuelle le levier I (tonique) de chaque octave agit sur la conunandc di' la corde rendant le cétéson n" 1, c'est-à-dire le la normal Ci ou ses octaves.

Les commandes de marteaux C étant disposées en ligne à côté les unes des autres, il en est de même pour les têtes de leviers E destinées à agir sur ces commandes.

Mais les pieds des leviers s'échelonnent sur douze lignes différentes ('), réglées comme on va le dire par la disposition donnée à la portion antérieure des touches.

Le rectangle KLMN {vue en plan) représente les portions antérieures des douze touches d'une môme octave; divisons ce rectangle par la pensée, savoir : en cinquante-trois colonnes parallèles aux touches, numérotées de 1 à 33 le long de la ligne MN, et en douze lignes perpendiculjiires aux touches, numérotées I, IP, II, IIP, ..., etc., le long de la ligne MK. La partie antérieure de chaque touche sera limitée sur tout son pourtour par une succession de segments rectilignes appartenant au quadrillage ainsi constitué, en sorte que les différentes largeurs de cette tourlie seront toutes égales à un nombre entier de cinquante-troisièmes d'octave.

Les distances auxquelles s'échelonnent les pieds des leviers sont telles que, quand l'ajusteur se mouvra d'une extrémité à l'autre de sa course, la piste suivie par le pied du levier I ne sera autre que la ligne I; et, de même, les pieds des leviers IP, II, IIP, ... etc., ne cesseront jamais de porter respectivement sur les lignes II', II, IIP, ... etc.

917. La ligure 400 {vue de fuce) représente l'ajusteur dans sa position n" 1. pour laquelle le levier I de chaque octave commande le son Ci ; on voit que les tètes des douze leviers agissent respectivement sur les commandes des cétésons n°*

1 G 10 \ti 18 -23 -21 :\-2 :i7 40 W 49,

dont les intervalles (en cétés) sont

presque rigoureusement conformes à ceux de la gamme chromatique juste {voir les colonnes/et g du Tableau I, u" 900): (luant aux pieds des douze leviers, ils sont en rapport avec les touches

la si-, n do doc. ré rc';, mi fa fa-^ sol sol-;.

et occupent le bord gauche de ces touches.

On remarquera {fig. 43o, vue en plan) que, dans la piste suivie par le pied du levier 1, les touches présentent des largeurs variables, qu'on pourrait exprimer (en cinciuantetroisièmes d'octave) par les douze chiffres suivants :

U suffit de jeter les yeux sur le reste de la vue en plan pour constater qu'il en est de

(') Les pieds qui occupent les positions exlrèmes sont ceux des li^vieis I et VII représeiilus respectivement en F et II sur la vue de côté de la figure 43o.

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