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même sur les onze autres pistes; il en résulte que, dans les positions n°' 1, 2, 3 et 4 de l'ajusteur, les pieds des douze leviers I, ir, II, III', .... etc. ne cesseront pas de correspondre respectivement au.x douze touches la, si^^, si, do, .... etc.; mais, pour la cinquième position de l'ajusteur, les pieds de tous les leviers abandonneront ces touches et passeront sur les suivantes, où ils resteront pendant les positions n°* 5, 6, 7,8 et 9; de môme, pour la di.xiéme position, tous les pieds changeront encore de touche simultanément, et ainsi de suite. Mais, pendant ces mouvements, les têtes des leviers, conservant leurs intervalles, ne cesseront pas de commander les cétésons d'une gamme chromatique. Il suit do là que, pour toutes les positions de l'ajusteur, les douze touches du clavier commanderont les douze sons d'une gamme réglée sur le tempérament 53, et que la tonique de cette gamme pourra être faite, si l'ajusteur est convenablement placé, à la hauteur de l'un quelconque des 53 cétésons.
918. Le Tableau suivant {voir p. 5.>i) montre, pour les .j3 positions possibles de l'ajusteur, les divers cétésons que iieut rendre cha([ue touche, et les degrés de la gamme qu'elle représente successivement.
919. Premicre remarque. — On a supposé sur la figure 43o {vue en />lan) que les pivots P des touches du cétépiano étaient disposés à côté les uns des autres sur un axe unique, et qu'il en était de même pour les pivots G des leviers de l'ajusteur. Dans ces conditions, et eu égard aux dispositions de la figure, il est évident que les déplacements transmis aux commandes de marteaux par l'ajusteur auront exactement même amplitude que si, l'ajusteur n'existant pas, les commandes étaient directement actionnées par les touches. Dans le cas où les pivots des touches P sont alignés sur deux axes différents, comme il faut néanmoins que l'axe des pivots de leviers G soit unique, l'amplitude des déplacements transmis par l'ajusteur aux commandes de marteaux sera légèrement altérée; mais cette altération n'atteindra pas 2 pour 100 si l'on adopte des proportions analogues à celles qu'indique la figure 43o (') et si l'on règle l'axe des pivots de leviers G de façon qu'il se trouve à égale dislance des pivots des touches blanches et des pivots des touches noires.
920. Seconde remarque. — Il est évident que les commandes de marteaux représentées sur la figure 43o {vue de face) sont quatre à cinq fois plus serrées que celles des instruments en usage; donc, à supposer que les cordes et les marteaux dussent conserver leur disposition actuelle, il faudrait avoir recours à un mécanisme complémentaire chargé : soit de substituer aux commandes des marteaux une série de fausses commandes se reliant aux commandes réelles et disposées comme elles, mais resserrées à la demande de l'espacement des touches du clavier; soit de substituer aux extrémilés antérieures des touches une série de fausses extrémités se reliant aux extrémités réelles et disposées comme elles, mais élargies à la demande de l'espacement des commandes de marteaux.
Ce mécanisme complémentaire n'a pas été représenté, car, d'une part, il est tout à fait étranger au fonctionnement de l'ajusteur, et, d'autre part, un tel mécanisme ne serait indispensable que dans le cas, supposé plus haut, d'un instrument comportant des cordes et marteaux disposés à la manière actuelle; mais il serait inutile dans beaucoup d'autres cas, par exemple dans celui où le clavier représenté par la figure 'i3o appartiendrait à un orgue commandant électriquement ses ditrérents jeux (-).
(') Cette figure roprcsente en ilemi-gramiciii- naturelle les dimensions habituelles des pianos.
( ' ) L'usage de réicctricité étant maintenant fort lépandu. il est probable que les facteurs d instninicnts d^' musi(|ue ne tarderont pas à l'employer à leur tour, non seulement pour relier le clavier et les corps sonores (cordes, tuyaux, anches, etc.). mais même pour mettre en œuvre des corps sonores de types nouveaux, tels que seraient des diapasons électriques, ou des lames élastiques de formes diverses, susceptibles d'être mises en vibration de la même façon que les diapasons.
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