‹ Essai sur la gammeChapitre 255 sur 266 · PARENTÉS DE TONS · texte numérisé non relu

PARENTÉS DE TONS

976. La parenté existant entre deux tons différents dépend principalement du rapport plus ou moins simple que forment entre eux les nombres de vibrations exécutés dans un même temps par les deux toniques. En général, quand ce rapport est simple, la parenté ciilre les deux gammes est étroite, ce qui signifie que les deux tons correspondants ont de l'arUnilé l'un pour l'autre et qu'on passe de l'un à l'autre avec facilité.

{') Trop complètement même, si l'on a égard aux intérêts de l'Art, à ipii l'uniformité ne peut qu'être nuisible.

('•) Il existe huit gammes ternaires, qui se répartis-sent en deux modes {majeur et mineur) et en c|uatru giMires (normal, orné, alternant et pseudique).

( ■' ) Iti'mplacer sii par sii revient à sulistitui'r à la variante nnrmali' uni' autre variante dite orncc, laquelle est moins rudi' parce qu'elle! n'est l'iu-mée que île rapports numériques moins (-omidexes.

977. A litre d'exemple, on peut citer les divers tons qui sont le plus étroitement apparentés à celui de do majeur: ce sont :

Le ton de do mineur, dont les échelles constitutives sont celles de do majeur, mais changées de mode. [Parenté d'homotonie].

Les tons de/« et de sol majeurs, liés à do par la parenté de voisinage. [Deux tons voisins ont en commun deux de leurs trois échelles constitutives; ainsi les échelles do et sol sont communes aux deux tons voisins do et sol\.

Les tons de la et de mi mineurs, liés à do majeur par la parenté de connexion. [Les échelles toniques de deux tons connexes ont deux échelons en commun; ainsi les échelles toniques de do majeur et de la mineur ont en commun les deux notes do et mi\.

Les tons de sol majeur et de ré mineur pseudiques ( ' ) et celui de la mineur normal; ces trois tons et celui de do sont liés entre eux par la parenté d'équiarmure. [Des tons équiarmés admettent pour degrés des sons sensiblement identiques; ils s'expriment donc au moyen des sept mêmes notes et comportent par suite la même armure, d'où la dénomination à.'équiarmés sous laquelle ils sont englobés].

978. Il suit de là que les tons lies à celui de do par les parentés les plus étroites ont pour toniques six des sept notes de la gamme de do, savoir : tous les degrés, à l'exception du VII% le seul sur lequel la gamme dont il s'agit ici ne permette pas déplacer un accord parfait.

STYLE TERNAIRK.

979. Même en utilisant exclusivement les sept notes d'une certaine gamme, le musicien peut écrire dans des styles fort dilî'érents. L'un des plus simples est le style ternaire, dans lequel l'harmonie, toujours réglée par la loi même de formation de la gamme, consiste à n'associer les unes aux autres que des notes appartenant à la même échelle : ce style n'admet donc que trois harmonies fondamentales, savoir les accords formés par les trois échelles constitutives de la tonalité.

980. Ceci posé, voyons comment un enfant pourrait harmoniser en style ternaire un thème donné tel que la chanson bien connue qui commence ainsi :

La bou-lan. gè.rea des e . eus qm ne hii coûtent gue . e . re. TD TA D A D TA D A

La partie inférieure de la figure 438 indique à laquelle des trois échelles

T = tonique, D = dominante, A = tlominéo.

appartient chaque note du chant. En général, chaque note n'appartient qu'à une seule échelle; il y a exception toutefois pour la tonique do et la dominante sol qui appartiennent chacune à deux échellesj il faut, pour chacune de ces deux notes, choisir arbi-

( ' ) Les gammes pseudiqups sont les plus rudes des huit gammes ternaires nalurelU's ; celles de sol majeur et do /•e ifiineur s'e.xècutonl en faisant usage' des sept notes dites na/urêHes,' à IV-xclusion de fout accideirt. ' ■- ■ ''

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