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CHAPITRE II. — GENESE DES GAMMES. Gl

Chacune de ces gammes est formée de sept notes correspondant à sept points du quadrillage que nous avons étudié plus haut {voir i" Partie, n" i8, Jii,'. 33, le quadrillage représentant les nombres musicaux en projection sur le plan des 3 et des .5). Les huit gammes peuvent par suite être représentées par les huit schémas de sept points de la figure "i-j. L'ensemble de ces schémas se résume dans le suivant, comprenant les di.x notes formant avec l'une d'entre elles (tonique) les rapports les plus simples (voir Consonance. n° 51 ) :

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L'ensemble de ces dix notes constitue une sorte de gamme plus riche en ressources que les gammes ternaires, puisque chaque échelle, pour ainsi dire, y possède deux échelons médians, le majeur et le mineur. Nous donnerons par la suite à cette gamme de dix sons le nom de dizain {S" Partie, Gammes dii-erses).

88. Parmi les huit gammes ternaires, celles des genres ornés et alternants paraissent avoir été ignorées des anciens; nous les appellerons gammes modernes; et nous comprendrons sous le nom de gammes anciennes les gammes normales et pseudiques, qui sont en usage depuis bien des siècles.

89. Les propriétés caractéristiques des degrés de ces diverses gammes sont les suivantes :

Des^résl. 11, IV et V. — Ces quatre degrés étant bases ou sommets d'échelles sont indépendants du mode et du genre; ils caractérisent la tonique qui est la seconde de ces quatre notes lorsqu'elles sont rangées par quintes échelonnées. 11 est facile de s'en assurer en jetant les yeux sur les huit schémas du n" 87 (').

Degré III. — Ce degré est médiante dans l'échelle tonique ; il résulte donc des définitions données antérieurement qu'il détermine le mode de cette échelle, et par suite celui de la gamme.

Degrés YI et Yll. — Ces degrés sont médiantes dans les échelles A et D ; ils ne déterminent donc que le genre.

Si l'on considère qu'une gamme ternaire est formée d'une échelle centrale, ou principale, ou tonique, encadrée par deux autres échelles qui lui font cortège, on s'explique que la nature de cette échelle centrale ait une influence prépondérante sur l'effet esthétique de la tonalité, et que le mode de cette échelle ait pu être choisi pour caractériser celui de la gamme.

11 suit de là que les deux médiantes formant les degrés VI et VII ont beaucoup moins d'influence tonale que le degré III, en sorte que, si le mode reste flxe, le genre peut varier sans qu'il en résulte une réelle modulation.

( ') On voit en effet sur ces schémas qu'aucune des gammes que nous considérons ne contient plus de quatre notes s'échelonnaut par quintes. Au contraire, dans les gammes formées par le système de Pytliagore, toutes les notes de la gamme se succèdent en quinte. Mais, entre les notes de la gamme de Pythagore et celles de la gamme moderne, il existe de légères dillurcnces (commas) dont il sera parlé plus loin (voir -° Partie, Intervalles).

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