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612 (do i) 65-2 (m/;
■ (tierce mineure),
et il nous sera très facile de discerner que, dans chaque couple, les deux notes embrassent un même intervalle musical (tierce mineure).
95. Ceci posé, comparons l'harmonie des couleurs à celle des sons, et, pour fixer les idées, considérons deux chefs-d'œuvre : un tableau et une symphonie.
Le tableau sera admiré non seulement au lendemain de son exécution, mais encore pendant de longues années, malgré les modifications (jue les couleurs employées par le peintre éprouveront sous l'action de la lumière et de l'air. La symphonie aussi restera belle malgré les modifications qu'elle subira suivant qu'elle sera jouée par des orchestres français, allemands, anglais, etc., réglés sur des diapasons qui pourront différer sensiblement {voir 1'" Pai-tie, Consonance. n° 11). Mais, entre ces deux genres d'altérations, il existe une différence profonde : celles que la patine du temps produit sur les couleurs du tableau seront généralement inégales, en sorte qu'il n'y aura pas proportionnalité entre les deux séries de nombres qu'on obtiendrait si l'on notait à deux époques différenles les fréquences caractéristiques des nuances du tableau. Au contraire, quel que soit le diapason suivant lequel on jouera la symphonie, les rapports entre les fréijuences des notes employées devront rester toujours les mêmes, car de légères altérations apportées à ces rapports produiraient des résultats inacceptables, même pour une oreille peu exercée.
D'où il suit qu'en définitive l'intelligence humaine sait apprécier la valeur des rapports immériques que les musiciens appellent intervalles musicaux, et aime que ces rapports