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TROISIEME PARTIE

CONTREPOINT

97. Dans les premiers essais d'harmonie que tentèrent les musiciens, le problème à résoudre consistait, étant donné le chant fait par une première partie, à faire marcher simultanément une deuxième partie chantante, s'accordant convenablement avec la première; à chaque note de la première partie correspondait pour la deuxième partie une note de même valeur, et le travail de l'harmoniste se réduisait à écrire contre chaque note (ou point) du chant donné la note (ou point) destinée à la deuxième partie, c'est-à-dire, en somme, à écrire point contre point: de là l'expression abrégée de contrepoint, qui désigne la forme sous laquelle on pratiquait autrefois l'harmonie.

Le contrepoint que nous venons de déflnir était celui de l'espèce la plus simple, le contrepoint note pour note. Mais les maîtres, guidéspar leur instinct musical, en imaginèrent beaucoup d'autres, et les harmonistes, conduits par des idées théoriques qui n'étaient pas toujours indiscutables, inventèrent aussi des genres nouveaux et proposèrent des combinaisons, les unes ingénieuses, les autres arbitrairement compliquées, par lesquelles on pouvait transformer méthodiquement un conti-epoint en un autre contrepoint (imitation).

98. 11 ne saurait être question d'étudier ici ces ditïérents genres qui foiU l'oljjet de nombreux traités spéciaux : on se bornera à examiner dans un premier chapitre les parentés existant entre certaines notes de la gamme : ces parentés, que les premiers maîtres ont dû deviner et sentir par la seule intuition de leur génie, semblent en effet former l.i base du contrepoint primitif ('); quant au fondement de l'imitation, ou l'indiquera ensuite brièvement en étudiant dans un second chapitre les façons les plus simples de transformer un contrepoint en un autre contrepoint.

( ' ) Aussi la considération de ces parentés permettrait-elle d'exposer les règles du contrepoint d'une façon plus brève et plus facile à comprendre que les démonstrations habituellement employées.

TROISIKME PARTIE. — CONTRUPOINT.

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