DO SOL
110. lui niai- m me. — Xous venons de remarquer que deux tons relatifs ont pour degrrs les sept mêmes notes; ils doivent donc avoir la même armure. Il est évident que, réciproquement, divers tons ayant même armure doivent avoir pour degrés les sept mêmes notes. Nous pouvons donc désigner sous le nom de tons équiarmés les tons ayant la même armure ou les sept mêmes notes.
Si nous nous reportons au Tableau des armures (voir-' Partie. Inien'alles. n"3n9i, novis constaterons facilement ce qui suit :
Parmi les tons modernes (ornés et alternants), les tons ornés n'admettent pas d'équi-
Exemple de tons allernants équiunncs tijinil pour annitrc do;.
(C O Tnlii.:
CIIVPITRK 1. — PARENTES. / •»
armés; pour les Ions alternants, il y a équiarmure entre deux tons de modes difTérents. le majeur situé à une quinte plus haut que le mineur {fig. 67).
Les tons anciens (normaux et pseudiques) admettent chacun trois tons equiarmcs et, par suite, forment des groupes de quatre tons équiarmés disposés les uns par rapport aux autres eu quintes successives ainsi que l'indique l'exemple suivant :
Fig. 68.
Exemple des tons équiannés aja/it pour arriiiirc iicant.
•^" min-DOrm..
vava^ psead-
■&■ maj.uorm.
111. On désignera, dans ce qui suit, sous le nom de champ tout groupe de tons ayant pour degrés les sept mêmes notes.
Il résulte de ce qu'on vient de voir qu'il n'existe pas de champs ornés ; mais il existe des champs alternants (groupes de deux tons alternants équiarmés) et des champs anciens (groupes de quatre tons anciens équiarmés) (').
Les champs d'une même espèce peuvent se différencier les uns des autres par la seule indication de leur armure; ainsi, prenant pour exemples les tons déj.à cités comme équiarmés, on dira que le champ alternant « i^odièze» comprend les deux tons alternants, ayant do dièze à la clef, savoir :
ré mineur alternant, In majeur alternant,
et que de même le champ ancien « néant » comprend les quatre toiis anciens n'ayant rien à la clef, savoir :
i/o majeur normal,
sol majeur pseudique,
rr mineur pseudique,
1(1 mineur normal.
112. Le lecteur a sans doute souvent remarqué la facilité avec laquelle la mélodie oscille (-) entre tons équiarmés, c'est-à-dire entre les tons s'échelonnant par quintes, audessus du ton normal, si ce ton est majeur, et au-dessous de ce ton, s'il est mineur.
La figure suivante (dans laquelle il n'y a pas lieu, pour le moment, de prendre en considération les quatre mesures biffées .3 bis. 7 bis, n bis et i.5 bis) est un exemple de la facilité avec laquelle se font ces oscillations. Encore ici les oscillations sont-elles beaucoup plus nettement accusées que dans les cas habituels, car les quatre tonalités ne sont pas seulement effleurées, mais sont nettement caractérisées par leur gamme complète, soulignée de leur accord tonique.
Cette facilité d'oscillation ne tient pas seulement à la presque identité existant entre les notes des quatre équiarmés ; elle résulte surtout de ce que chacun de ces tons est lié au précédent et au suivant par une parenté toute semblable à celle qui a été définie plus haut sous le nom de voisinage : chaque ton a deux échelles constitutives en commun, tant avec le ton précédent qu'avec le ton suivant; quant au premier des quatre tons (qui n'a pas de précédent) et au dernier (qui n'a pas de suivant), ce sont ceux de do et de ta, qui sont unis l'un à l'autre par connexion, en sorte que la série des quatre équiarmés est disposée
( ' ) N'ous verrons plus loin ( s» partie, Gammes diverses, n" 555) qu'on peut aussi considérer des champs antiques, un peu plus étendus que les champs anciens. C) Terme défini par le second renvoi du n° 83 (2» Partie, Genèses).
TROISIEME PAHTIE. — CONTREPOINT.
Kig. bg.
Exemple des quatrp éqniarm/'s du cha^np Néant
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