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TROISIKME PARTIE.
CONTREPOINT
liaisser d'une tierce, de façon à les exposer, comme il est indiqué ci-dessous (/^. 90), dans le ton de si qui est le mineur pseudique du champ « trois dièses ».
Dans celte version, la mesure ii tinit, de nième que dans l'air donné, par l'accord de dominante du mineur normal du champ; et, après cette mesure, on peut reprendre le majeur normal du champ, c'est-à-dire le ton de la majeur normal auquel avait déjà conduit le contremodage des mesures 9 et 10. Il va de soi que quand les mesures 9 à 16 (écrites dans le champ « néant » de même que les huit premières) viennent à être transportées dans le champ « trois dièses ». elles cessent de se souder naturellement aux huit premières mesures; au contraire, la liaison entre les deux moitiés de l'air resterait facile si les mesures 9 à 16 étaient contremodées sans changer d'armure, c'est-à-dire sans sortir du champ néant. On sait que, pour exécuter ce contreniode, il suffit de relever toutes les
9l,is
^JJ JiJ
Les huit premières mesures en DO identiques à eelle-s de la figure 89 .
ClIAPlTUn II.
TnVNSrOBMATIONS.
notes (le deux degrés, ce qui les amène dans li' ton de do majeur déjà employé dans les huit premières niesui-es. On remarquera que, dans le cas actuel, l'opération présente les deux particularités suivantes :
1° En ce qui concerne la phrase contenue dans les mesures ii et 12, si l'on veut lui conserver un caractère pseudique ainsi qu'il a été expliqué précédemment, il suffit de la laisser inchangée; en effet, le champ restant le même, ce passage peut suljsister sans modification;
2» En transportant chaque note de deux degrés, il n'y a pas lieu de tenir compte des dièses dont sont accompagnés les sol de l'air donné dans les mesures 9 à 16; ces dièses, en effet, avaient pour objet de substituer au mineur normal le mineur orné dont l'harmonie est plus simple {voir le 3° renvoi du n" 135) ; il suffit donc de considérer les dièses comme inexistants (ce qui ramène au genre mineur normal) pour que le contremode fournisse un résultat en majeur normal. On obtient ainsi la version ci-dessus {Jig. 91) qui se soude tout naturellement à la première moitié de l'air donné.
137. Le contremode est un procédé fréquemment usité pour varier l'harmonie; après avoir présenté un air dans l'un des deux modes, le compositeur le présente de nouveau dans le mode contraire; c'est ce qui a lieu, par exemple, dans la ligure 89 ( n° 136) où l'air formé par les mesures i3 à 16 n'est guère autre chose que le contremode (à même armure) du motif initial.
138. Il arrive aussi parfois que le contremode, au lieu de faire suite au mode initial, se substitue momentanément à lui comme dans l'exemple suivant, tiré ( ' ) du chœur des soldats de Faust, de Gounod (acte IV, n° IV) et transposé en do majeur.
l'iK. .,2.