Il est cvidenl nue si l'on Ibnuc un ;icc(>ril de
.j, '■, 0 ou 7 notes
en supoi-pnsant
3, 4. > ou () lici'cus,
lu viileur lie l'intervalli' total couvert par l'accord sera de
Les divers types d'accords dissonants ainsi obtenus se désignent par la valeur de l'intervalle qu'ils couvrent: les Traités les étudient donc sous les noms d'accords de septième, ou de neuvième, ou de onzième. Quant à l'accord de treizième, rjai devrait normalement contenir les sept degrés de la gamme, les théoriciens étudient plus spécialement l'accord de treizième tonique, dans lequel on fait manquer lamédiante de l'échelle toni((uc.
169. De tous ces accords, les accords de septième placés sur tous les degrés de la gamine et l'accord de neuvième placé sur la dominante sont de beaucoup ceu.\ dont les harAflnistes traitent le plus longuement et auxquels ils semblent attacher le plus d'importance.
Il ne saurait être question de résumer ici, fût-ce très succinctement, les théories auxquelles ces divers accords ont donné lieu. On se bornera à montrer les raisons qui ont probablement conduit les harmonistes à leur attribuer une importance particulière, et à admettre sans démonstration la loi de formation des accords par superposition de tierces.
Considérons la gamme par tierces :
(jui peut représenter une varianle (juelconqao du Ion de r/o, à ciuidition d'affecter d'accidents convenables (représentés dans la fîgiu-e ci-dessus par des points d'interrogation) les trois médiantes d'iichelles la, nii, si. Tout accord de septième étant formé de trois tierces consécutives, contiendra en général une certaine échelle et une note d'une autre échelle; toutefois l'accord de septième situé à cheval sur la tierce de raccordement ré fa contiendra deu.x notes de l'échelle sol et deux notes de l'échelle /« : donc la dissonance, dans tous ces accords, se trouvera réduite au minimum (bissonance) et pourra toujours être préparée ('), puisque, dans le seul et unique cas oii il existe deux notes dissonantes, ces deux notes appartiennent à la même échelle, et peuvent par suite être préparées d'un seul coup. Cette même circonstance ne se reproduit que pour quatre des sept accords de neuvièmci [louvant être placés sur les divers degrés de la gamme, car cliacun des trois accords dii quatre tierces disposés à cheval sur l'une des trois échelles A, T, D déborde d'une tierce sur les deux autres échelles et, par suite, est trissonant. Les accords de neuvième (|ui sont simplement Lissonants sont ceux qui sont placés sur les degrés 1, IV, V et VII. Si l'on forme ces accords pour les deux gannnes les plus usitées, la gamme majeure normale et la gamme mineure ornée, on constate que, seul, l'accord de neuvième de dominante tUi mode majeur est dépourvu de tout heurt de l'ordre de dureté de la seconde mineure : cet accord est donc beaucoup moins dissonant que tous les autres accords de neuvième, puisque ceux-ci contiennent au moins ou un heurt ou une trissonance. Quant aux accords de onziéiue formés avec les échelles A, T, D, il est évident qu'ils sont tous trissonants, à
( ') On vc'iia |iliis Inin iiiic^ la proiiaratioii coiisisto à l'airo ontoiulnt d'avanci' l.i iiotf dis-junantu dans un auunnl
IlT. OI'VTRIÈME PARTIE. — DISSONANCE.
l'exception de l'acconl de onzième de dominante ( ' ) ; dans ce dernier, en effet, la tierce de raccordemeni s'ajoute aux quatre tierces contenues dans les échelles D et A que réunit
Nombre des échel- ~les englobées 2
l'accord, et porte à 5 le nombre des tierces successives; il n'en serait pas de même si l'on réunissait les échelles T et D ou T et A : les échelles réunies ayant un échelon en commun ne fourniraient (jue quatre tierces et, pour obtenir un accord de onzième, il faudrait ajouter une cinquième tierce, prise dans une troisième échelle.
170. Considérons maintenant la Qgure ci-dessous, ou le signe 't écrit à côté de chaque nom de note indique qu'elle peut être affectée d'un accident quelconque, en sorte que la flgure 1 13 peut représenter la gamme par tierce d'un ton absolument quelconque.
Fis. i'3ia? la? do? mi? sol? si? rr? fa? lo ? do? mi? soi?
Une échelle, dans ce ton, sera formée de trois notes, par exemple de celles que réunit l'accolade «; et l'accolade a', située à sept tierces plus haut, ne sera autre chose que l'échelle a montée de deux octaves. Parmi les six groupes de deux tierces consécutives qu'on peut rencontrer entre a et a', un correspond à la fausse échelle du champ auquel appartient la gamme considérée, et les cinq autres constituent avec l'échelle a les six échelles formant le ton considéré et ses trois èquiarmés.
Supposons maintenant (ju'on vienne à réunir a avec une autre échelle h du champ. Si celte échelle occupe la position indiquée par l'accolade b sur la figure, ou toute autre position plus à gauche, les notes de « et de 6 formeront une série de tierces continue; et, si h vient à occuper une position plus à droite, la continuité de la série des tierces disparaîtra entre a et b, mais apparaîtra entre b eta'. de sorte qu'en définitive les accords bissonants, pris au complet, ne peuvent manquer de former une série de notes s'échelonnant par tierces.
171. De ce qui précède, il résulte que les accords de septième sur un degré quelconque, et de neuvième sur le V" degré, sont au nombre des combinaisons les moins dissonantes ( ') (|ue puisse former le musicien; ce sont aussi celles dont il est le plus simple de préparer la dissonance, puisqu'elles ne sont que bissonantes et non trissonantes; ces accords sont donc les premiers dont l'harmonie dissonante a commencé à faire usage; ce sont aussi ceux dont l'emploi a été le plus fréquent : il est donc naturel que les harmonistes lenr aient nrcordé rlniis Inurp éludes une pla^e trè^ importante.
(') Voir le i"'' renvoi du n° 1G3.
(') C'est surtout dans lu mode majeur que l'aecord de neuvième ilr duniinante est peu dissen.-iiil ; mais, après que cet accord est devenu fanjilier aux musiciens, ceux-ci si' sdiil pidlialili-iiinit mis peu .< peu a pialiqnei- |iar analngie l'accord cujiespondant du mede niincrur.
i:ii,M'mu; 11.
DISSONANTS NATl HELS.
Lougtemps l'harmonie dissonante nu guère pratiqué que ces accords; et, comme leurs notes sont susceptibles d'être disposées en séries continues de tierces, les théoriciens oliservant celte continuité ont pu se figurer iiuelle constituait une condition nécessaire à la formation de tout accord.
ARTICLE V. Remarques sur l'accord de neuvième de dominante.
173. Beaucoup dr théoriciens considèrent l'accord de neuvième de dominante comme absolument caractéristique du ton et du mode; par exemple l'accord
ne pourrait exister qu'en do majeur.
Celte opinion résulte probablement de ce que, pour des motifs indiqués plus loin {voir Raltacheincnts, n"' 279 et 280), l'accord dont il s'agit a une tendance marquée à résoudre en do, lorsqu'on le frappe ex abrupto, c'est-à-dii-e sans qu'aucune tonalité ail été déjà établie; mais lorsqu'il intervient, par exemple, comme étant la réunion de deux des quatre équiarmés du champ « néant », sol majeur pseudique et ré mineur pseudique, il serait bien extraordinaire qu'il ne put appartenir qu'à un seul des quatre tons du champ. La figure ci-dessous montre qu'en réalité il peut résoudre dans les quatre tons.
Do a.v.
Sol
Ré
La i. V.
Les trois dernières résolutions paraissent moins naturelles que la première parce qu'elles sont données ex abrupio. en sorte que les causes auxquelles il a été l'ait allusion plus haut conservent toute leur influence; il n'en est plus de même si la tonalité est déjà établie, ainsi que le montre l'exemple suivant :
Fi^. ..1
->'i!frFr F
lis OUATRIÈME PARTir. — DISSONANCE.
Dans cet exemple éeiit en la mineur, le genre est presque toujours normal, ainsi que le montrent les six accords marqués A (accord mineur de la dominante) ; on voit qu'en hi mineur normal, l'emploi des accords marqués R et C est fort naturel, bien que ces accords soient identiques respectivement aux accords de neuvième et de septième de dominante du ton (le do majeur normal.
173. L'erreur des harmonistes résulte de ce que, depuis longtemps, ils considèrent le genre mineur normal comme inexistant et n'admettent guère que le majeur normal et le mineur orné.
La musique étant réduite à ces deux variantes, l'accord
vo/ si ré fa la
devient en effet caractéristique du ton de do. celui-ci devant être majeur ou mineur, suivant que le lo de raccord est s ou }.
Il suffit, pour s'en assurer, de considérer la figure suivante, qui représente les gammes par tierce des huit homotoniques de do. Dans cette ligure, les tierces sont marquées T ou t suivant qu'elles sont majeures ou mineures (').
Fis. 115.
domaj
fa lar dc' rru sol si ré fa lab do mi sot
fa lali do mi sol sib ré fa tat) do mi sol
do mai ail I . I I I ( . I . , )
fa Ie de mi sol si!» né fà la do mi sol
do mai pseud) . i . | , | | . .i . i
TtTttTt'TtTt
fa lati do mil» sdl si^ ré fa lab do mlb sol
fa lai' de mit) soi si ré fa iati do mib sol
do Tiin pseud.
fa la do rniti soi sil" ré fa la do mil» sol
Il est évident que l'accord de neuvième considéré est formé par la succession de tierces
T / / T (type de l'accord de neuvième de dominante, mode majeur., OU
T t t i K type de l'accord de neuvième de dominante, mode mineur ).
suivant que la est q ou [?: et il est facile de constater sur la figure précédente, d'une part que la combinaison T < < T n'existe pas en do mineur orné et n'existe en do majeur normal qu'avec la dominante pour base; d'autre part que la combinaison T / ( t n'existe pas en do majeur normal et n'existe en do mineur orné qu'avec la dominante pour base : cette constatation prouve la proposition avancée.
(') La tiirci! ré fa, un pi'ii [iliis petite quo les autres tierces inineun< et /' est si faible <iu'il est inutile d'en tenir compte ici.
st marquée t' , mais la ilill'érence entre /
(MlAl'IlUl: 11. ACCOIIDS IIISSONANTS >ATl llKl.S. II'.)
174. iMais si, cessant de restreindrf I;i inusii[ue à doux formes de gamiiu', on considèn' les huit Aarianles, on constate ceci :
La combinaison T tt i (type de rac-cind de neuvième de dominante du mode mineur) l'.xiste sur les dominantes des deux .uanunes ornées, et n'est par suite caractéristique que du ton et non du mode.
La combinaison T < / T i l\ pr do l'accord de neuvième de dominante du mode majeur) n'est caractéristique ni du lun. ni du mode, puisqu'elle trouve place sur les degrés l'i-aprés :
V'' dei-TC de la xariitiilc majeure nonnale,
\" et VII' ' . » alternante,
1"' " pseiidiquc.
Vil" luiiH'ure ndrmale.
IV" el V •• .■ » aiteniiiiUc,
l\'' " " pseiidnine.
Comme exemples à l'appui do ceci, ou peut citer ceux de la liyure 1 13 (n" 17-2} ot celui qui suit. Ceux de la figure 1 13 (n" 172) montrent que l'accord de neuvième de dominante, mode majeur, n'est pas caractéristique du ton, puisque l'accord sol si rr fa /«peut se rencontrer ailleurs qu'en do majeur. Et l'exemple ci-dessous prouve qu'aucun des deux accords de neuvième de dominante n'est caractéristique du mode; en effet, dans cet exemple écrit en do majeur normal, les notes /««et la, marquées de llèches descendantes, peuvent facultativement être baissées d'un demi-ton : si on laisse le la naturel, on peut
Fi.i;. iiG.
1» ' ^.p j^pj^p;
irf
faire le mi, soit nnimel (ton de do majeur normal), soit bémol (ton de do mineur alternant), ce qui montre que l'accord sol si rc fa la est praticable dans les deux modes; et, si l'on bèmolise le la, on peut encore faire le mi, soit naturel (ton de do majeur orné), soit btmol (ton de do mineur orné), ce qui montre que l'accord sol si rr fa la y peut, lui aussi, être pratiqué dans les deux modes.
OIATRIE.MIÎ PARTIE. — DISSONANCi;.