mi soi; si ré
2. sol; si 10 :i. . sols si ré 4. mi sol; si ré ri. mi . si ré 0. . . si rc
f" ■ fa la fa .
ta la
164. La plupart des harmonistes ne manquent pas de faire observer qu'en do, les accords si ré fa Ici) et si ré fa la ne sont que des abréviations d'accords ayant pour l'undamentale la dominante sol; mais, en /^r mineur, ils considèrent généralement si ré fa la comme l'accord de septième ayant pour fondamentale le II'' degré de la gamme; or nous avons vu (n" 1(50) que dans aucun ton d'armure néant la note si ne peut servir d(' base ;'i une échelle ou à une réunion d'échelles (' ).
ARTICLE II
Accords bissonants et trissonants.
165. Aux termes de la définition proposée plus haut pour l'accord dissonant, les notes qui le constituent doivent appartenir à plus d'une échelle; le plus souvent le nombre des échelles mélangées est de deux seulement, en sorte que l'accord pourrait être appelé bissonant. Mais les mélanges provenant de trois échelles, et qu'on pourrait par suite appeler trissonants, sont loin d'être rares, surtout dans la musique nioderno. Exemple :
Au début de la deuxième mesure, tandis que le dessus chante une note appartenant î» l'échelle tonique, les autres parties font des notes appartenant aux deux autres échellesdu ton; il y a donc emploi simultané des trois échelles A, T, D.
Dans l'exemple qui suit, le second accord est également un accord trissonaiit.
(') Les harmiinistos crok'iit piiobablement à l'exisloucp il un ammi loiidé sur Ii' II" ilrgié di' la namim» miru'iin-, paico quo dans li- mode majeui' l'existence de cet accord est incontestable. Mais nous avons vu plus haut ( pieininlenvoi du n" IIC) ipic les piopriétës dont jouit un mode ne se leti-ouvent pas toujours sans ilian^cnienls ilans li' moiUcoiitraiie.
ni ylATRIEME PARTIE. DISSONANCE.
Cet exemple dillere du précédent en ce iju'il utilise un genre moderne, le genre orne. tandis que le précédent appartenait à un genre ancien.
Nous verrons plus tard que la préparation des accords trissonants ne peut pas toujours être calquée sur celle des accords bissonants ('); néanmoins il est le plus souvent inutile de distinguer les accord dissonants en trissonants et bissonants. car, pour ces accords, de même que pour les accords altérés dont il sera question plus loin, les principes suivant lesquels la dis.sonancc est préparée, exécutée et résolue, restent les mêmes dans tous les cas, et d'aillevH'S sont appliqués instinctivement par quiconque écrit de la musique.
ARTICLE III. Origine des accords dissonants.
166. >sOus vouons d'engendrer les accords dissonants par des réunions d'échelles. Mais, dans les théories actuellement admises, ces accords sont généralement considérés comme formés par une superposition de tierces plus ou moins nombreuses, reposant sur tel ou tel degré de la gamme, lequel prend alors le nom àe fondamentale.
La genèse par superposition de tierces fournit la plupart des accords ijue donne la genèse par réunions d'échelles ; mais elle a l'inconvénient de ne pas satisfaire l'esprit, puisqu'elle n'indique pas à quel propos les tierces s'agrègent les unes aux autres, c'est-àdire ne montre pas quelle est l'origine des accords dissonants.
\n contraire, la genèse par réunion d'échelles montre comment naît la dissonance (par exemple parce que, au moment de passer de telle échelle à telle autre, on les a momentanément fusionnées ); elle indique nettement quelles sont les notes apportant la dissonance: enfin elle fait connaître la note qui peut être considérée comme base ou fondamentale ilc l'édifice harmonique.
167. (tn remarcjuera que l'origine d'un même accord peut être extrêmement variable, selon la façon dont il est amené.
Considérons par exemple l'accord
xi rc i(i la.
Même si nous nous bornons à envisager les cas où il appartient à des tons du champ néant (par homotonie et par altération, cet accord appartient encore à bien d'autres tonalités), nous pourrons lui trouver de nombreuses origines; en effet, il peut provenir de la fusion des échelles ré et sol. ré étant le mineur pseudique équiarmé de do, et sol étant la dominante de do, ou le majeur pseudique équiarmé, ou le ton voisin, etc.; ou bien ré peut être la dominée de la, ou son équiarmé, ou son voisin, sol étant le majeur pseudique équiarmé de la, etc.
Dans ces divers cas, l'échafaudage liarmoni(iue complet est sol si ré fa la. L accord si ré fa la peut aussi être une abréviation de l'accord sol si ré fa la do formé par les échelles sol et fa, où sol et fa peuvent d'ailleurs jouer des rôles dilférents d'un cas à l'autre : échelles constitutives, voisins ou équiarmé de do. ou encore équiarmé et corrélatif de la. Le même accord si ré fa la peut encore être une abréviation de mi sol si ré fa la, fusion des échelles mi et ré, représentant par exemple le corrélatif et l'un des équiarmés de do, ou bien encore mi et ré jouant, par rapport à la, le rôle d'échelles constitutives, ou de voisins, ou d' équiarmés, etc.
Il va de soi que la genèse des dissonants par tierces superposées ne pout fournir aucun renseignement sur ces diverses particularités.
( ' ) Voir le renvoi du n° 185.
lUAi'iTRi: II. Acncmns dissonants nati hkls.
ARTICLE IV. Genèse par superposition de tierces.