CHAPITRE I. — UENERALITES
dans le sens de la flèche : le style a alors tracé la conrbe ondulée BC, qui se continuera en CD, toujours semblable à elle-même si la vitesse de translation du tableau reste uniforme. L'appareil cjui vient d'être décrit pourrait donc servir à la mesure du temps, car. si la lame vibre, par exemple, à la fréi|uencede5oo,elle fera looo demi-vibrations par seconde, en sorte que chacun des moments où elle repasse par sa position d'équilibre sera séparé du précédent par un millième de seconde. Et, de fait, beaucoup d'appareils employés sous le nom de chronographes pour !a mesure des durées très courtes ressemblent fort à celui de la figure 3 ci-dessus ; ils n'en dilTèrent guère que par la substitution d'un tableau cylindrique (mù bélicoïdalement) au tableau [dan qu'il serait trop difficile de faire assez long et de mouvoii' assez rapidement.
18. La vibration que nous venons d'examiner s'effectue suivant une loi extrêmement simple, représentée par la formule
OÙ / représente la quantité dont le style s'est écarté au-dessus ou au-dessous de sa position d'équilibre, A la valeur maxima de cet écart, t le temps, 6 une constante qui dépend du moment à partir duquel on a compté Je temps, et P la période, c'est-à-dire le temps qui s'écoule entre le moment où le style passe par un crlain point, avec uue certaine vitesse, et celui où, à la vibration suivante, il repassera par le même point, étant animé d'une vitesse de même grandeur et de même sens.
Les mouvements oscillatoires de ce type s'appellent pendulaires parce que leur loi est identique à celle des oscillations d'un pendule.
Par analogie, nous appellerons dans ce qui suit son pendulaire le son produit par des vibrations de ce genre.
19. Mais, si les phénomènes pendulaires sont tous périoliques, les phénomènes péiiodiques sont loin d'être tous pendulaires. Toutefois, ils peuvent toujoni's être considérés comme la résultante d'une série de phénomènes pendulaires. En effet, Fourier a démontré qu'une fonction périodique de période P peut toujours être décomposée d'une certaine manière et d'une seule en une somme de fonctions pendulaires de périodes P, ^ P, ^ IS ■ • • »
tP, . . ., en sorte qu'elle peut être mise sous la l'orme