‹ Essai sur la gammeChapitre 78 sur 266 · PI · texte numérisé non relu

PI

\ {ton

de la = i2o).

Nonil)res

y soi

si

lé

irtusii-aux

ré = 1 (io

Parmi ces divers i^roupes de fractions, les plus simples sont ceux qui se rapportent aux nombres musicaux 120 {la), i44 {do) et 180 (»h'), c'est-à-dire à réchelle tonique du ton de la mineur.

208. En somme, ces considérations de nombres, loin de confirmer l'existence des soidisant attractions que quelques auteurs ont cru remarquer entre certains degrés de la gamme ('), prouvent seulement que la résolution la plus simple de l'accord s^ol si ri- fa est la résolution tonique, laquelle se fait sur l'accord de do majeur, ou de sol majeur, ou de ré mineur, ou de la mineur, suivant le ton établi.

Et ces tendances résolutives des nombres sont tout à fait semblables à celles de notre instinct musical, car, suivant que nous pensons en do majeur ou en la mineur, nous sommes naturellement portés, si nous ne modulons pas, à résoudre l'accord dont il s'agit en do ou en la.

De même, en sol majeur pseudique (ou en /(• mineur pseudique), on tendra à résoudre en sol {on en ré) si l'on a une pratique suffisante du genre pseudique, et si le ton dont il s'agit a été suffisamment établi.

Si, au contraire, aucune tonalité n'a été préalablement indiquée, si l'oreille, échappant à toute influence particulière, est libre de choisir la solution la plus simple, elle tendra presque toujours à résoudre l'accord sol si ré fa dans le ton de do {■), car, des quatre formules trouvées ci-dessus pour cet accord :

sol. si.

Ton (Io rf» - — -

Ton (le io/ - -

Ion (le /■(■ r: r- ~ -

Ton (le la ^- j t7 -

la première, relative au ton de do, étant celle qui correspond à la division la plus simple (presque exclusivement binaire), est aussi celle que l'esprit s(3ra le plus naturellement porté à attribuer à l'accord dont il s'agit : tel est le motif pour lequel l'oreille, entendant ejL- abrupto les sons sol si ré fa, éprouve une tendance réelle à les rattacher au ton de do majeur normal; et cette tendance est particulièrement marquée à notre époque, parce que les musiciens sont actuellement beaucoup plus familiarisé.s avec la tonalité majeure normale qu'avec la mineure normale ou les pseudiques des deux modes.

( ' ) Voir lu 2' l'i'iivoi du n" 207.

(■) rmir la possiljilitci d'une tendance à iTsmidic' autrcinrnt ipi'cn do, voir i>lus liiin (llattaclicmcnts. n" 299) rinllucnii' (II- la disposition de l'accord.

ré.

fa.

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