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Jonnesco dans l’anatomie de Poirier. (Tube digestif, première édition).
C'est un large cul-de-sac péritonéal, situé à gauche et à une certaine distance de la portion ascendante du duodénum, derrière un repli séreux soulevé par l'artère colique gauche supérieure. Son orifice très large regarde à droite, et en avant, il est limité par le bord du pli.
Cette fossette paraduodénale est toujours bien distincte des deux fossettes duodénales qui se trouvent au dedans d’elle contre le flanc gauche de la portion ascendante du duodénum.
5° Fossette duodéno-jéjunale. — (Recessus duodénojéjunalis supérior de Bræsike).Cette poche est distincte de la fossette duodéno-jéjunale de Treitz. Située entre le coude duodéno-jéjunal et le mésocôlon transverse, son fond correspond à la racine du mésocôlon transverse. L'orifice d'entrée regarde en avant.
Pour Jonnesco cette fossette serait toujours vasculaire. En effet, la veine mésentérique inférieure décrit un arc embrassant l'angle duodéno-jéjunal.
6° Fossette duodénale inférieure. — e rencontre dans 75 °/. des cas d’après Jonnesco. Située le long de la partie initiale de la portion ascendante du duodénum, elle a la forme d’un cornet d'abondance accolé à l'intestin qu'il embrasse dans sa concavité.
Le sommet ou fond de la fossette est dirigé à droite et touche presque la racine du mésentère.
Son orifice ou base est tourné en baut.
La fossette se trouve derrière un repli péritonéal trian- Ar 2
gulaire, tendu du duodénum au péritoine pariétal ; c’est le repli duodénal inférieur.
D'après Poisson, la fossette duodénale inférieure peut se combiner avec un recessus veineux, et former une poche apte à revevoir une hernie qui alors se développera à gauche.
7° Fossette duodénale supérieure. — Elle a une forme inverse de la précédente, c’est-à-dire que son ouverture regarde en bas. Elle affecte avec la veine mésentérique des rapports particuliers ; nous savons, en effet, que cette veine vient, en se rapprochant du duodénum, courir dans le mésocôlon descendant le long de la quatrième portion ; arrivée à hauteur de l'angle duodéno-jujénal elle décrit une arcade concave en bas et à droite, parallèle à la convexité de l’angle lui-même et va se jeter soit dans la veine splénique, soit dans la veine mésentérique supérieure. Elle est donc plus rapprochée du duodénum en haut qu’en bas, et le pli duodéno-mésocôlique supérieur pourra, plus souvent que l'inférieur, contenir la veine dans son épaisseur. Jonnesco prétend avoir toujours vu cette fossette vasculaire. Poisson a observé des cas où elle ne l'était cependant pas.
Cette fossette est la même que celle de Treitz sans corne inférieure, à
8° Recessus mésocolicus transversus. — Cette fossette observée six fois seulement par Brœsike, ne serait pour cet auteur qu'une variété de la fossette duodéno-jéjunale de Jonnesco, située dans l'épaisseur du mésocôlon transverse, et transversalement dirigée de telle sorte que son orifice regarde à droite et son fond à gauche.
« Nous rapprocherons de cette fossette un type tout « particulier, que nous n'avons vu signalé nulle part et « que nous n'avons observé qu'une fois; c'est une « poche siégeant au niveau de la première portion du « duodénum, entre celle-ci et le mésocôlon des- « cendant. »
« Cette poche, transversale, avait son ouverture tour- « née à gauche, et large de 4 centimètres ; en somme elle « était formée par un pli d’accollement unissant le feuil- « let supérieur du mésocôlon transverse à la partie « terminale de la première portion du duodénum. « Nous donnerons à cette fossette le nom de fossette « sus-mésocôlique » (Poisson).
9° Poche de Grubert-Langçert ou sac accessoire. — Deux cas. Elle est située au même niveau que la fossette duodéno-jéjunale de-Jonnesco, et s'étend en arrière de l'extrémité supérieure de la portion du duodénum, entre celle-ci et la paroi abdominale postérieure.
En somme, c'est la fossette duodéno-jéjunale de Jonnesco se recourbant en bas pour se prolonger derrière l’angle duodéno-jéjunal.
Poisson propose de la nommer fossette ré/roduodénale supérieure et la rapproche de la fossette paraduodénale de Jonnesco siégeant par contre, en bas en arrière de la troisième portion, et de la partie inférieure de la quatrième portion du duodénum, entre celles-ci, et l’aorte, et qu'il propose de dénommer réfroduodénale inférieure;
10° Recessus veineux. — Observé à l'état de forme pure par Brôsike, il est essentiellement formé par un
pli soulevé à la surface du mésocôlon descendant par la veine mésentérique inférieure. Poisson ne l’a rencontré qu'une fois chez l’adulte, il est toujours peu important.
119 Fossette parajéjunale de Bræsike, ou mésentéricobariétale. — Brœsike l’a observée deux fois. Dans les deux cas le jéjunum dépourvu de mésentère libre, était accolé au péritoine pariétal postérieur et à la portion ascendante du duodénum, la fossette se trouvait à l’endroit ou le jéjunum devenu libre commence à avoir un mésentère propre.
Introduisant le doigt dans le recessus, l’auteur constata qu'il s’engageait un peu à droite du jéjunum entre le mésentère et le péritoine pariétal. Le fond de la poche se prolongeait donc à droite de la racine du mésentère, sous le mésocôlon ascendant.
: Voici la description qu'en donne Poisson d’après les deux cas de Brœæsike et un cas personnel.
La direction générale de la fossette mésentérico-paritale est oblique de bas en haut et de gauche à droite; son orifice tourné à gauche et en bas est formé en avant par le bord libre du pli; en arrière par le péritoine pariétal ; en haut par le jéjunum ou la troisième portion du duodénum. Elle présente une forme triangulaire dont les faces répondent aux bord de l’orifice.
Le pli mésentérico-pariétal présente une forme triangulaire ; son bord libre est falciforme et dirigé de droite
à gauche et légèrement de bas en haut ; sa ‘corne supérieure se perd soit sur le jéjunum, soit sur le duodénum ; Sa corne inférieure répond à la racine du mésentère.
Des deux bords adhérents l’un répond à la face posté-